Vu..
OSTEOLOGIE.
’OSTEOLOGIEcftune fcien-:
JLl/ce qui nous inltruit de la llrudhire
<Jés os , organes delîinés à donner la
Configuration:non feulement à tout no-
.'tre corps , mais encore! chacune partie
■qui le compofe, ce font eux aufii qui
fervent d’appui , de bàze & de fonde-
ipént a toutes les parties molles , qui
donnent attache à nos mufcles &c k
leurs tende iis , enfin qui donnent palïà-
,gê tant âux'arteres veines &.rierfs qui'
vont fediftrjbuer dans leurs propres fub-
feanccs qu ! à ceux qui vont & revien¬
nent des-diÏÏè.ten£és parties molles.
L’Oftcologie' eft diftinguée en gene-
J-ale ,& éri particuliered’Ofteplogié gene-
leeft celle qui'nous infiruit de ce que
les os ont de'communs, e.atr’eux, & lai
particulière nous enfeigne ,ce qu’ils ont
de remarquable, chacun en leur particu¬
lier.
Du general des Os.
On entend par le fquelet rafiemblagc
A
1
de tous les os qui le conftfuifent, folt
par leurs propres ligamens 8c cartilages^
ce qui-tui donné le nom de fquelet na¬
turel , foit à la faveur de quelque corps
étranger quifupplée au défaut des l'iga-*
mens , comme fil de laiton ou d’argent»
8c au défaut des cartilages comme buflfe,
& c’eftcequi lui fait donner le nom de
fquelet artificiel.
L’os eft défini un compofé de fibres-
trèsTfolides qui-s’étendent ou fuivant fa.
rectitude, ou interrompent fa reéiitude» .
8c forment la partie de notre corps I®
plus ferme qui eft exenue deflexibilité
8c capable par confequeht de répondre-
aux adages aufquels la nature l’a deftimé.
11 eft donc compofé de plans de fibres,
ofîeufes , d’un corps réticulaire , autre-.,
ment appelle tiffu fpongteux ou cellu¬
laire, les plans de fibres ont différentes-
directions ou reélitudes fuivant la lima-
tioivde l’os, 8c font couchés les unes
fur les autres, ce font ces plans de fibres
qui s’étendent le long de l'os-8c qui for¬
ment fa circonférence extérieure , 8c
l’on obferve quêtant parvenus particu¬
lièrement aux extrémités des os, ils difo
pafoiftent pour, ainfi dire , nç fortu$[$
plus pour lors qu’une couche'fous laquel»
le fe rencontre le tiffu fpongieux qui efï
d’écartement des plans de fibres de l’os
'même qui s’entrecroifent les uns avec
les autres pour former des efpaces qui
ont tous communications les uns dans
les autres & qui par la même ràifon con-
conllruifen t des cellules qui reprefentent
differentes grandeurs,differentes figures;
& differentes lituations ; tous ces plans
de fibres & ce tiffu cellulaire fe trouvent
de même que les autres parties molles
de notre corps en abrégé dans l’oeuf,mais
après avoir été pénétré par l’adtion de
l’efprit feminal, }ls fe développent & ils
font augmentés nourris par la prefen-
ce des fucs nourriciers qui leur font ap¬
portés par les vaiffeaux fanguins & non
pas par la moelle.
Eu égard à cette differente ftrudtnre ;
on doit trouver par confequent à l'os
deux differentes fortes de cavités inter-
tiés,particulierërhent aux grands os des
extrémités tant fuperieures qu’inferieu¬
res, ( car excepté ceux-ci les autres n’en
ont que d’une efpeee enfermée par une
couche de plans de fibres , & les autres
p’en ont aucunes * ) ces cavités font
l
grandes où petitesses grandes font cel¬
les que l’on trouve aux os longs des
ex:tremités,celle-ci renferment la moelle,
Scies petites font celles qui fe trouvent
aux extrémités des mêmes os longs 8c à
tous les autres os du corps,celles-ci con¬
tiennent le fuc moelleux ou médullaire.
La moelle 8c le fuc moelleux ii’eft au¬
tre chofe que la féparation de la partie
buileufe du fang qui s’épanche dans les
cavités 8c qui s’y congelle plus ou moins,
ce qui fait qu’on la diftingue ( quoique
ce foit toujours de la moelle,) en moelle
qui eft d’une confiftance folide 8c qui
remplit la cavité des grands os des extré¬
mités , & en fuc moelleux qui eft moins
folide 8c qui fe trouve contenue dans le
tiflu \fpongieux ; ces deux efpeces de
moelle pénètrent jufques dans la fubftan-
ce de l’osipour rendre leurs fibres moins
caflarites.
Il faut obferver que la furface interne
de l’os fe trouve tapiffée , particulière¬
ment ceux qui font longs , d’une mem¬
brane appellée membrane de la moelle,
qui forme plufieurs cellules membra-
neufes qui ont toutes communication
les unes dans les autres, 8c quirenfer-
fôent de la moelle comme dans un tiffu
cellulaire, 8c ce tiffu enfuite fe commu¬
nique jufqùes dans le tiffu fpongieux de
l’os où il tapiff e la circonférence des cel¬
lules , pour renfermer le fuc moelleux
ou médullaire.
La fùrface externe de l’os fe trouve
recouverte d’une membrane très-fenfî-
ble appellée periofte , excepté les têtes
& cavités, de l’Os qui font recouvertes
d’ùfl cartilage liffe 8c poli fans fentiment
8c p&r conséquent capable de produire
le mouvement désarticulations plus li¬
bre,excepté auffi la partie des dents qui
cft hors des alvéoles qui cft tout à nud
pour ne point empêcher la maftication..
Les ufagesdes os fout.generaux 8c par¬
ticuliers', leS'ùfages 'gerrèfaux'font que
les uns fervent à fqutenir le corps.8c.aa
marcher,tels iontlesOs qüicompofentles
extrémités inferieures; les autres fervent
a nous aider , tels font les os des extré¬
mités fuperieures, à Taidc defqùels nous
faifonsefffltens ouvrages ; enfin les au¬
tres fervent à renffetrher des parties , tels
font les os qui conffruifent le crâne, qui
contiennent le cerveau , le cervelet la
Oioëüe allongée 3 Ie commencement des
6
dix paires de nerfs , & les dépendances
de ces parties, auiïi-bien que l’organe
de l’-oiiie , comme les os de la face, qui
renferment l’organe de la vue, de l’odo¬
rat & du goût,comme lqs os qpi.forment
la poitrine, qui contiennent le cœur,,
lespoulmons, les gros vaiffeauxôc au¬
tres , comme les os du balfin qui con*.
tiennent les parties internes de la.gene-
ration ou de l’un ou de l’autre fexe , le
reétum, la veiïie 8e autres, enfin comme
l’épine qui renferme dans fon long canal
la moelle épiniere.
Les ufages particuliers font autant dif-
ferens qu’il y a d’os 6c feront expliqués
plus loin.
De la divijîon du Squelet.
Le Squelet fe divife en tête, en tronc,
Bc en extrémités , la tête a fon étendue
depuis le vertex, qui eft îa jonébon du
coronal avec les deux pariétaux, qu’on-
nomme fontanelle aux .enfans jufqu’à la
première vertebre du col, elle fe divife
en crâne 6c en face, le crâne eft compofé
de huit os contenans 6c de huit conv
tenus.
Les huit os contenans font diftingués
en propres au crâne & en communs au
crâne ôt à la face; les propres font trois,,
fçavoir les deux pariétaux & l’oçqipital;
les communs font cinq, fçavoir le coro-*
nâl, les deux temporaux, le fphenoïde
& l’etmoide.
Les huit os contenus au crâne font les
quatre qlïeists de l’oüie de chaque côté
renfermés dans L’apophife pierreufe de
l’os, des tempes qui font l’étrier , l’en-s
çlume , le marteau , & le lenticulaire.
La face fe divife communément eu
deux mâchoires , l’une fuperieure Sc
l’autre inferieure.
La mâchoire fuperieure eft compofée
de treize os, fçavoir les os du nez, le9
os unguis , les os maxillaires, les os de
la pometre, les'.osdu palais, les coquilles
inferieures du nez ou os nazaux inter-,
nés, & le vomer.
La mâchoire inferieure eft faite de
deux os dans les enfans & d’un feul dans
lçs adultes.
A chaque mâchoire on admet les dents
qui entrent , aufïï dans leur compofition
& dont le nombre n’eftpas limité , c’efi
ce que nous examinerons dans le parti--
cuüer,
s
Le’tronc a fon étendue depuis lapre-
ttiiere vertebre du col, jnfqu’au cocchc
par derrière, 6c par devant jufqu’aux
Os-pubis inclufivement , y comprenant
la poitrine 6c ie baffin.
fPfe divifè en trois parties qui font
l’épine, la poitrine 6c les os des ifles ou
ihnortïinés.
L’épine fe divife en cinq parties, qui
font le coi fait de'fept vertebres , le dos
fait de douze , les lombes faites de cinq , ■
l’os facrum fait de cinq ou fix, 6c lecoc-;'
dix fait de trois ou quatre.
La poitrine comprend les côtes 6c le
flernum, les côtes font vingt-quatre,
douze de chaque côté diftinguées en fept
vrâyes fuperieures Se cinq fauffes infe¬
rieures , lëfternum dans les enfans eft
fait de cinq ou fix os, 8c dans les adultes
de deux, trois 8c quelquefois d’un feui,
à fon extrémité eft un cartilage appelle •
xiphoide.
Les- os des ifles ou 1 innommés font
deux, un de chaque côtédivifés chacun
dans les enfans en trois, le premier le fu-
perieurôc le plus grand eft llleum, le
deuxième , le plus petit, l’inferieur 6c
anterieur eft le pubis, le troifiéme, le
moyen, l’inferieur Çcpofterieur eftl’iÆ»
chium.
Les extrémités font fuperieures 8t in¬
ferieures , les fuperieures fe divifenc en
quatre parties, la première eft l’épaule ,
compofée de l’omoplatte 8c delà cla¬
vicule, la deuxième eft le bras fait de
l’humerus , la troifiéme eft l’avant-bras
fait du cubitus 8c radius.
La quatrième eft la main qui fe divi-
fe en-carpe, en métacarpe, & en doigts
ou phalanges-, le carpe eft fait de huit os
difpofés en deux rangées ,. fçavoir trois
dans la première , quatre dans la deuxie¬
me , 8c le huitième eft hors de rang fi-
tué du côté du petit doigt, le métacar¬
pe eft fait de quatre os , 8c les doigts de
chacun trois appelles phalanges.
Les extrémités inferieures fe divifent
auffi en quatre parties , la première eft
la cuifîe faite du fémur, la deuxième
eft le genou fait de la rotule , la troifié-,
me' eft la jambe faite du tibia 8c du péro¬
né , enfin la quatrième eft: le pied qui fe
divife en tarfe,en metatarfe 8c en doigts.
Le tarfe eft fait de fept os qui font
l’aftragal, le calcanéum, le feaphoide ou
naviculaire,le cuboide 8c les trois canei-
ï®
formes; le metatarfe eff fait de cinq os
les doigts de chacun trois appellés or*
teils i excepté le poulce qui n’en a qu®
deux.
T)es différences des Os.
Les différences des Os fe tirent de plu-
îieurs chofes,la première fetire de leur
ïubftance, en ce que les uns font durs 8c
Creux dans leur milieu,comme les grands
os des extrémités fuperieures & infe¬
rieures j les autres font fpongieux com¬
me l’extremité des mêmes grands os 6g
les autres os du corps.
La deuxième différence fe tire de leur
grandeur, en ce qu’il y en a de grands 4
de moyens, de petits, 6e de très-petits
comme font les offelets de l’ouïe.
La troifiéme différence fe tire de leu?
diviüon,laquelle eft différente fuivant la
fituation des os 8c leur étendue , mais en
general ofi les divife en partie fùperieu-
re, moyenne, inferieure, anterieure,
pofterieure , en latérale droite ou gau¬
che , interne ou externe ,8c en face in¬
terne ou externe , anterieure 8c pofte-
xieure, 6c ainfi des autres.
*r
La-quatrième différence fe tire de leufi
figure, en ce que les uns reffemblent k
des colonnes , comme les grands os des
extrémités fuperieures & inferieures,les
autres reffemblent à des demi cercles *
comme les côtes , à des s romaines
comme les, clavicules , à des triangles
comme les omoplates, à un fer à che-;
val comme la mâchoire inferieure, a une
figure ovalle comme .l'occipital,à une fi¬
gure qnarrée comme les pariétaux^ une
coquille comme le coronal,à une chauve-
fouris comme le fphenoide , à un crible
comme l’etmoide , à un foc de çharrue
comme le vomër, & ainfi des autres fi-*
jjures dont le particulier nous inffruit „
Bi parties ies Qs,
Gn remarque en general dans tous les
os de deuxfortes de parties.,- les unes s’é¬
lèvent de la propire fubftance de l’os &
fe nomment éminences, les autres s’im¬
priment dans leurs propres fubftances
& fe nomment cavités.
Les éminences de l’osffont l’apophife
& l’épiphife qui renferment fous elles
putes les autres, cfpeces. dréminenees,o{>
Î2
entend par apophife toute émînenoè oa
bofle qui s’élève de la fubftance de ï
l’os & excede fa fuperficie naturelle; |
leur ufage eft de fervir aux articulations,
de donner attache aux mufcles & aux
ligamens ; ces apophifes font continus if
au corps de l’os, au lieu que i 5 épiphife y i
cft feulement contiguë.
L’épiphife ne différé donc de l’apo- I
phife , que parce que les éminences ne f
font pas continues à l’os principal*, mais '
il femble qu’ils y foient comme ajoutées, É
commençant d’abord par être cartilagi-
neufes , enfuite s’oflifient fans être con¬
tinues à l’os , mais par l’âge, ils devien.
Bent apophifes, & ont par confequent
les mêmes ufages
* Les apophife tirent leur nom de leur
figure, de leur fituation 8c de leur u-
fage.
Par rapport a leur figure on les ap¬
pelle ftiloides, parce qu’elles reffèmblenc i
à un flilet,maftoides à unmammelon,pte*
rigoides aux aîles de chauves-fouris, cli-
noides à des quenouilles de lit,criftagal-,
lies à la crête d’un coq , pierreufe à un f
rocher,acromion à un ancre, coracoïdes
au bec d’un corbeau , coronoides à un
bec.
bec , épineufes parce que d’une bazelargtf
«lies fe terminent en pointe , têtes parce
qu’elles font rondes, col parce qu’elles
font plus étroit,es que la tête ou la cavité
qu’elles foutiennent,condilles parce cju’élj
les font plates & ovales , tuberofités parce
qu’elles font girofFes & inégales.
Par rapport à leur lïtuation , on les ap¬
pelle obliques & tranfverfcs , telles foné
.celles des - vertébrés ; enfin par rapport à
leur ufage, on le? nomme grands & pe¬
tits trocarrters. '
Les cavités'de l’os font de plufieurÿ
fortes, feavoir trou, conduit, fînus, folTe >
-goutiere, échancrure & fente.
On entend par un trou lorfque les deux
tables de l’os font percés en droite ligne ,
de maniéré que feutrée nc ; fe trouve’pas
éloignée de la fôrtie, comme le trou oc¬
cipital & autres.
On entend par un conduit lorfque l’en¬
trée fe trouve éloignée de la fortie , fai-
fant un trajet dé chemin dans l’os, tels
font les crinduits incififs, palatins
toniers ; aqueducs, auditifs internes Si
externes ,.<jrbitaires externes , lacrymaux.
Ceux de la carotide interne appellés con 3
duits obliques, &ç.
On entend par finus lorfque les deu*
tables de l’os fe trouvent éçartés l’une,
de l’autre , kiffant un efpace large qui a
un fond Si une entrée qui lui fert de (or¬
tie e tels font les finus frontaux, maxil¬
laires 8i fphenoidaux.
On entend par fç>ife un enfoncement
en l’os "dont l’entrée eft plus large que le
fond , tels font les füfles orbitaires ,
nazalles , maxillaires, palatines, alvéolés,
pterigoides, tempqralles, jugulaires, pel¬
les qui fe trouvent dans l’intcrieur dq
crâne , Si celles qu’on remarque aux ar¬
ticulations , dont les profondes fe nom¬
ment cqtiloides & les fuperficielles gle-
noides-
On entend par une goutiere un enfon¬
cement en l’os en forme de demi - canal.
Si comme il y en a de trois fortes , on
leur a donné trois noms differens , ©n
appelle finuofitc les goutieres qui logent
des tendqns , cpmme celle de la partie
fuperieure de l’hnmerus , feifiures cel¬
les qui logent des vaifleaux, comme cel¬
les des côtes , Si filions celles qui logent
aufli des vaifleaux , mais qui font plus
.étroites, pomme celles de l’interieur du
crâne.
‘Oh entend par échancrure la moitié
d’un trou, comme celles qui fe trouvent
aux vertebres, & celles de la partie infe-:
rieure & pofterieure de l’os ileum.
On entend pat fente une ouverture lon¬
gue & étroite , ayant fon entrée proche
de fa fortie, comme la fente irreguliere.
Des Articulations.
On entend par articulation l’Union na¬
turelle de deux os enfettible.
On en fait de trois fortes, une avec
mouvement appellée diartrofe , une fans
mouvement appellée finartrofe, 8e l’autre
qui participe des deux appellée amphiar-
îrofe.
La diartrofe qui eft une articulation
avec mouvement, comprend fous foi le
genou , & la charnière ou ginglime.
Le genoux eft une articulation dont le
mouvement fe fait en tout fens, on en
fait de deux fortes, un grand &c un pe¬
tit ; le grand genou eft quand une groffe
tête roule , dans une grande cavité com¬
me la tête du fémur dans la cavité co-j
tiloide dës'ôs des Iflcs, & la tête del’hu-'
-merus danis’ia cavité glenoide dé l’omoj
flatç. 6 ï\
le petit genou èft lorsqu'une petite
tête roule dans une petite cavité , comme
l’arriculation des os du métacarpe à la main
& du metatarfe au pied avec les premiers^
phalanges.
La charnière ou ginglime eft une articu¬
lation doht les mouvemens font bornés à
certains fens & non point à tous : on ert
fait de trois efpeces. '
La première efpece de charnière oit
ginglime, eft quand à l'extrémité- d’un
os , il y a fur les côtés deux éminences r
& dans le milieu une cavité, & qu’à l’ex-:
tremité de l’autte qui s’y vient articules
il y a fur les côtés deux cavités & dans le
milieu une éminence -, enforte quer les
deux cavités du fécond reçoivent les
deux éminences du premier T & la cavité
dû premier reçoit l’éminence du fécond
telle eft l’articulation de l’humerus avec
le cubitus , de la rotule avec le femuf,'
des phalanges entr’elles , ' du tibia avec
l’aftragal, & des côtes avec le corps des
vertebres du dos, on appelle ce gingli-,
me là parfait.
La deuxième efpece de charnière ou
ginglime eft quand à l’extremité d’un os
il y a fur les çôtés deux éminences éc.
'if
qu'à l'autre qui s’y articule , il y a deux
cavités comme l’articulation du fémur
avec le tibia 3 de la tête avec la première
vertebrè du col, de la mâchoire inferieure
avec les os des tempes ■, &c des côtes avec
les apophifes tranfverfes des vertebres dû
dos ; on appelle ce ginglime imparfait,
parce qu’un os reçoit , 8c l’autre eft reçu,
au licu que dans la première efpece , ils fe
teçôivent m'utuellement.
Là troiliéme 8c derUiere efpece de char¬
nière ou ginglime eft quand une tête rou¬
le dans une cavité demi-circulaire en for¬
me de pivot.
Ce pivot eft fimple ou double, le pivot
ïïmple eft comme l’apophife odontoide
de la deuxième vertebre du col '■ qui rou¬
le dans la cavité de la première ; le pivot
double eft comme l’articulation de la
partie fuperieure du radius dans le cubi¬
tus , & la partie inferieure du cubitus dans
lé radius.
La finartrdfe qui eft une articulation
îans mouvement, comprend fous elle la
future qui eft -lorfque deux os font dé¬
coupés par plu fie u rs éminences & cavi¬
tés qui fe reçoivent mutuellement les
jmes 8c les autres en maniéré de dent de
B iij
*8
fcie , telle eft la jon&ion des os du crânej
des os de la face, des dents dans leur alJ
veole,& des épiphifes avec le corps de i’oS*
Les futures du crâne font communes &£
propres 3 à joint apparent & à joint recou-i
.vert.
Les futures propres qu’on nomme!
telles , parce qu’elles ne joignent que les
os du crâne cnfemble font cinq „ la pre¬
mière eft la coronale y qui joint le coronal
avec les pariétaux, & qui s’étend depuis
une apophife plate du fphenoide, jufqu’à
celle du côté oppofé la deuxième eft la
lambdoide , qui joint l’occipital avec les
pariétaux, &, qui s’étend depuis une apo-,
phife maftoide, jufqu’à celle du côté op-
pofé-, la troifiéme eft la fagitalle, qui joint
les deux pariétaux enfemble , & s’étend
depuis la lambdoide jufqu’à la coronale,Sc
jufqu’à la trànfverfale ; lorfque le coronal
eft divifé en deux pièces, ces trois futures
font à joint apparent; la quatrième & cin-,
quiéme eft l’écaklleufe.qui eft à joint re¬
couvert , c*eft elle qui fait lajomftion de
la partie écailleufe des os des tempes avec
les pariétaux.
Les futures communes qu’on nomme,
ainfi parce qu’elles joignent les os du çr|
(
!
fce avec ceux de la face, font trois; la pM
miere eft la tranfverfale qui commenH
ce à l’angle externe de l’orbite , s’y en--
fonce, traverfe la face & finit au côté op-;
pofé ; cette future joint le coronal avec
une grande partie des os de la face,la deu«
X iéme eft la fphenoidiene, qui fait le tout
du fphenoide , tant en dedans qu’en de-:
.hors y & joint le fphenoide avec les os du
crâne & quelques uns de ceux de la face >
la troifiéme eft l’etmoidiene , qui fait le
tour de l’etmoide , & qui le joint avec
les os du crâne & de la face.
Les futures de la face font quatre , la!
première eft la nazalle qui joint les deux
os du nez enferftble , la deuxième eft k
maxillaire qui joint les os maxillaires 3 k
troifiéme eft la palatine qui joint les os du
palais 3 la quatrième eft la zigomatique
..qui joint l’os de la pomette avec Papophi-
fe zigomatique de l’os des tempes.
Les autres futures de la face, prennent
le nom de jeur direction, qui étant diffe-i
renté, leur produit par conféquent diffe-i
lens noms.
L’amphiartrofe qui eft la troifiéme 8c
derniere efpece d’articulation , participe
jks deux précédentes, en ce qu’elle a du
Mouvement ou n’en a point ; celle-ci fs
pomme fimphife ou fincondrofe.
La fimphife eft lorfque deux os font
joints enfemble par des cartilages, telle eft
la jonction des vertèbres entr’elles par
leur corps , des côtes avec le fternum ,
des os pubis enfemble, des os des ifles S C
du fternum entr’eux.
Enfin on obferve que ; toutes les'-'articu¬
lations par genou &c charnière ^fqit qu’el¬
les ayent du mouvement , foit qu’elles
n’en ayent point , font tenus en état pat
les ligamens, qui leur permettent plus où
moins de mouvemeus, & que les, têtes Si
cavités font recouvertes d’un cartilage lif-
fe & poli fans fentimèht qui permet la li¬
berté du mouvement joint à une liqueur
mucilagineufe, qui les enduit, & qui eft
filtré par des glandes qui fe trouvent dans
l’articulation appellées finovialles , dont
la liqueur en emprunte lenom.
Des Os en particulier.
Le crâne eft une boete ofleufe , qiiî
forme comme un cafque , qui renferme
le cerveau, le cervelet, la moelle allongée
& le commencement des dix paires de
nerfs,
î)is Os du crâne , & premleremerit
des pariétaux.
Le premier & deuxième des os pro-3
près aux crânes font les pariétaux fitués
aux parties latérales du crâne, & formant
fa partie fuperieiire , ces deux o.s n’en¬
trent point dans la compofition de la
bafe.
Leur figure efi: quarrée , ils font con¬
vexes en dehors & polies , caves & plus
Inégaux en dedans leur partie extérieure
fe trouve recouverte du pericrâne & leur
intérieure tapiffée de la dure-mere , ils
fpnt compofés de deux tables une inter-!
ne & une externe -, entre ces deux tables
eft un tilîu fpongieux appelle le diploè :
enfin ils font joints par toute leur circon-;
ference, fçavbir par en haut tous les deux
enfemble par la future fagittalle , par en
bas avec la partie écailleufe des os des
tempes, & l’apophife plate du fphenoide
par la future écailleufe , par devant avec le
Coronal par la future coronale , par der¬
rière avec l’occipital, par la futurelamb-
doide.
Chaque pariétal a quatre angles, dons
'deux font fuperieurs & deux inferieurs J
des deux fuperieurs , l’u-n eft' anterieur ,
èc l’autre pofterieür ; des deux inferieurs,'
l’un eft aufli anterieur èc l’autre pofte-
iieur.
On remarque qii’à leur partie fuperieu-
îe, moyenne , un peu pofterieure & ex¬
terne proche la future fagittalle , il y à
quelquefois un trou par où palfe Une veine
qui fe va dégorger dans le finus longitudi¬
nal fuperieur.
A leur partie inferieure , il y a une
échancrure garnie extérieurement d’émi-
hcnces & cavités pour fe .joindre avec la
partie écailleufe des os des tempes par la
future écailleufe.
Dans leur partie interne , ils ont chacun
Une folfe corifiderable qui loge les lobes
moyens & fuperieurs du cerveau ; dans
ces fartes on obferve des enfoncemens ,
dont les uns font faits par le battement du
cerveau même dans le tèms de leur mol T
lefle &c font nommés enfoncemens enfra-
tftueux j les autres font faits par le batte¬
ment réitéré des arteres de la dure-mere ,
èc font nommés filions.
A leur jondtion l’un avec l’autre partie
interne j il y a une goutiere qui loge lç
progrès du finus longitudinal fupetieur;
A la partie interne de l’angle infericuÿ
pofterieur , il y a un enfoncement fur
le bord cfe l’angle, qui avecfos des tem¬
pes & l’occipital forme le progrès delà
gbutiêre, qui loge une partie des finus
latéraux.
De l’occipital,
Le troifiérae & dernier des os propres
au crâne eft l’occipital , fituc à la partie
pofterieure du crâne , faifant partie de fa
|>afe, fa figure eft ovallaire.
Il eft convexe en dehors, & cave en de¬
dans, il eft inégal tant en dedans qu’en de¬
hors, il eft épais dans des endroits & min¬
ce dans d’autres, il eft recpuvert en dehors
du pericrâne & en dedans tapifle par la
dure-mere.
Il eft joint par toute fa circonférence *,
fçavoir, par en haut & par derrière avec
les deux pariétaux par la future lambdoi-
de , pat en bas pc par devant avec le fphe-
noide par une portion de la future fphe-
noidiene , & par les côtés avec l’os des
tempes par la continuation de la future
Jambdoide.
Qn remarque à fa partie externe &
H
fvrefqifinferieure d’abord deux éminencef
ou avances appellées condilles qui font
lecouvertes d’un cartilage , & qui font
sreçûës dans les deux ca vités de la premiè¬
re yèrtebre du col par ginglime de la fer
tonde efpece.
A la partie pofterieure de ces d'eux con-
idilles , cft quelque fois un trou nommé
vertébral par ou pafle une veine du même
nom, qui rapporte le fang du col & fe va
dégorger dans le finus latéral.
A la patrie fuperieure de chaque condil-
Ic eft un trou nommé guftatif, pai où palfe
la neuvième paire de nerfs du même nom
qui fe va rendre à la langue.
A la partie latérale externe ,de chaque
condille , eft une échancrure qui forme
avec celle'de l’apophife pierreufe un trou
nommé déchiré qui fe trouve quelque fols
féparé en deux par une lame pueufe , mais
le plus fouvent par une duplieature de la
dure-mere } par le troju anterieur qui eft le
plus petit , pafle la huitième paire de
nerfs qui fe diftribue au ventre, & au
nerf fpinaljparle trou pofterieur paflent les
finus latéraux , qui commencent dans cet
endroit à prendre les noms de jugulaires
internes.
Entré
Entre les deux cqndilles eft un grand
trou nommé oval ou occipital par où
fort la moelle allongée,& par où entrent
les arteres vertébrales , & le nerf fpi-
nal; au-delfiis de ce trou Ce trouvent qua¬
tre enfoncemens inégaux bornés par des
lignes éminentes pour l’attache des muf-
,clesextenfeurs & obliques delà tête, au-
deffus ,eft une éminence qui fait le com¬
mencement de la nuque , ôc qui donne
attache aux mufcles trapefes.
A la partie interne de l’occipital il y
a quatre foffes qui font féparées par une
épine cruciale dont la branche fuperieu-
re eft creufée pour loger la fin du finus
longitudinal fuperieur, la branche tranf-
verfale eft auffi çreufe pour loger le com¬
mencement des finus latéraux, ôc la bran¬
che inferieure eft épineufe pour donner
attache au croifiéme replis de la dure-
tnere qui fepare la partie pofterieure du
.cervelet en deux.
Des quatre foffes deux font fuperieu-
res qui font les plus petites ôc logent
les lobes pofterieures du cerveau , ôc
deux font inferieures ôc plus grandes, ÔC
logent la plus grande partie du cervelet •,
dans ces foffes on remarque peu de fil-
2<S
Ions pour l’ordinaire, 8c plus ou moins
d’enfoneémens enfraclueux fuivanc les
fujets.
A l’extremiré anterieure de l’occipi¬
tal eft une avance nommée occipitale ou
fphenoidiene qui eft cave en dedans pour
loger la moelle allongée, 8c convexe 8c
inégale en dehors pour l’attache des muf-
cles rengorgeurs ou flechiffeurs de la tè¬
te,enfin l’occipital eft fait de quatre piè¬
ces d’os dans les enfans qui fe réunifient
enfembleà jnefure qu’ils avancent en âge..
Du Coron^l.
Le premier des os communs au crâne
& à la face eft le coronal fitué à la partie
anterieure du crâne faifant partie de la
bafe 8c de la face appellée le front.
Sa figure reffembl.e à une coquille, il
eft convexe 8c poli en dehors 8c recou r
vert du pericrâne, il eft cave 8c inégal
en dedans 8c tapiffe de la dure-mere, il
eft compofé de deux tables une interna
8c une externe , entre ces deux tables eft
le diploë.
Il eft joint par toute fa circonférence
par en haut avec les pariétaux par la fu¬
ture coronale, par les côtés avec les apo-
phifes plates du fphenoide 8c les os de
la pomectre , 6c par en bas avec le fphe-
àoide & Petmoide par la future fphenoi-
diene &etmoidiene,& avecles os du nez,
les os unguis, 8c les os maxillaires par
la future tranfverfaile.
Le coronal dans les enfans eft fait de
deux pièces qui font feparées par la con¬
tinuation de la future fagittalle , & qui
ne fe réuniffent quelquefois que dans un
âge fort avancé.-
A fa partie inferieure on remarque d’a¬
bord une furface plate qui eft feparé en
deux par une échancrure qui loge la par¬
tie fuperieure de Petmoide ; cette furfa-
• èc eft convexe 8 e inégalé en dedans, c’eft
fur elle qu e pofent les lobes anterieurs du
cerveau , 6c en dehors elle eft concave 6c
polie, 6c forme la partie fuperieure des
orbites.
A cette même partie inferieure on re¬
marque fept apophifes ; les deux premiè¬
res 8 c lesplus grandes font nommées or¬
bitaires , ce font elles qui forment la fur-
face du coronal ; la 5 e. 6c 4 e. font nom¬
mées angulaires internes, parce qu’elles
aident à former l’angle interne de l'orbi¬
te $ à celles ci on remarque quelquefois
fine petite foifette, quelquefois une pe-
Cij
" A
«îte éminence pour l’attache du cartiîagê
ou anneauappellé la troclée,la cinquième
6c fixiéme font nommées angulaires ex¬
ternes , parce qu’elles aident à former
l’angle externe de l’orbite , ce font elles
qui forment un enfoncement qui fait
partie de l’orbite 6c qui loge la glande la¬
crymale ; enfin la feptiéme apophife fe
nomme nazalle, elle fe trouve entre les
deux angulaires internes,c’efl ce qui fon¬
dent la partie fuperieure des os du nez.
Entre les deux apophifes angulaires in¬
ternes 8c externes fe trouve de chaque'
côté un rebord prefque demi circulaire
qui fait la partie fuperieure de l’orbite, à
ce rebord fe rencontre quelquefois une
échancrure par oh paffe une branche de
nerfs qui vient de l’optalmique 6c qui
fort de l’orbite.
Entre les deux apophifes angulaires in¬
ternes 8c la nazalle fe trouvent les deux
embouchures des finus frontaux qui pou^
l’ordinaire fe trouvent feparés en deux
par une lame ou cloifon offeufe, 8c foi-
ment en dehors une élévation, ces finus
contiennent une partie de la morve qui
eft feparée par les glandes qui font répaü-
. fdues ur la membrane qui les rapide, 8c
i
Cful eft une continuationde celles du nez
àppellée pituitaire,
A la partie interne du eoronal on re¬
marque une foffe qui eft feparée en deux
par le milieu , en partie par une épine &
-en partie par une goutiere qui loge ÔC
donne attache au commencement du fi-
nus longitudinal fuperieur au bas de
l’épine eft un conduit appelle communé¬
ment borgne 3 d’où prend naiflance le mê¬
me finus longitudinal fuperieur.
Les deux foffes du eoronal logent les
deux lobes anterieurs du cerveau , 8c
contiennent des enfoncemens enfrac-
îueux & des filions.
Des Temporaux.
Le deuxieme 8t troifiéme des os com-
Snuns au crâne & à la face font les tem¬
poraux ficués aux parties moyennes, la¬
térales St inferieures du crâne , faifant
partie de la baffe, leur figure dans leur
entier eft irreguliere, mais comme on
les divifent en deux pièces,en écailleufe
St en pierreufe, l’écailleufe eft prefquc
circulaire 8t la pierreufe eft inégale.
Ils font joints par toute leur circonfé¬
rence , fçavoir par en haut avec les pa¬
riétaux par la future écailleufe , par en
C iij
3 &
as 8c par derrière avec l’occipale , paf
devant avec l’os de la pomette par la
future zigomatique, 8c aveç les apophr-
fes plates du fphenoide.
Dans les enfans on les divife donc cha=»
cun en partie écailleufe, 8c en partie
pierreufe ; la partie écailleufe eft un peu
convexe & polie en dehors 8c recou¬
verte du mufcle crotafite, 8 c un peu
concave 8 c inégale en dedanstapiffée de
la duremere.
La circonférence fuperiéure 8c interne
de l’écailleufe eft rempli d’éminences 8 c
cavitéspour fe joindre avec les parie taux.
La cavité interne de l’écailleufe loge
une partie du cerveau 8c contient des en-
foncemensenfracftueux 8c des goutieres.
A chaque os des tempes on remar¬
que trois apophifes 8c trois conduits.
Lapremiere apophife fe nommemaftoi»
de qui donne attache au mufcle efterno
maftoidien ; derrière cette apophife eft:
quelquefois un trounommé cervical par
où pafle une veine du même nom qui fe
.dégorge dans les finus latéraux ; à la
bafe de cette apophife 8c intérieurement
eft une goutiere qui loge 8c donne atta¬
che au premier ventre du/nnfcle digaftri»
que ; i’interieure de cette apophife eft
remplie de cellules qui ont communica¬
tion dans l’oreille interne.
La deuxieme apophife fe nommé fti-
loide qui femble s’élever d’une, autre
qu’on appelle vaginal , elle donne atta¬
che aux mufcles ftilcyoidiens, ftiloglof-
fes,ôc ftilopharingiens, àufli bien qu’au
ligament de l’os hyoide-
Entre l’apophife maftoide&ftiloideeft
ün conduit nommé ftilomaftoidien par
où fort la portion dure du nerf auditif
qui eft une branche de la feptiéme paire
La troifiéme apophife fe nomme zigo-
matique qui fe joint avec l’os de la po«
mette & forme une arcade par deftous
lequel paflele tendron du mufclecrota-
fite ; à la partie pofterieure de cette apo¬
phife , il y a une cavité recouverte d’un
cartilage appelle condiloide qui reçoit
les condilles de la mâchoire inférieur^
par ginglime de la deuxième efpece.
Le premier des conduits eft celui qu’ori
nomme oblique formé dans l’apophife
pierreufe , il donne pafiage à la carotide
interne qni entre dans le crâne, & don¬
ne fortie au nerf intercoftal.
Le deuxième des conduits fe nomme
U
fqücduc., qui communique dans la caifle
par où l’air entre de la bouche , enfin
le troifiéme conduit eft celui de l’oreille
externe, autrement appelle auditif, par
où entre auffi l’air deftiné au fon.
Au-deffous de la partie écailleufe fe
trouve l’apophifepierreufe,qui contient
les parties qui compofenc l’organe de
fouie.
On confidere à cette apophife trois fur-
faces , dont deux font internes,dc une eft
externe ; des deux internes , l’une eft an-*
terieure } 8c l’autre pofterieure ; à la face
interne 8c pofterieure, fe trouve un con¬
duit nommé auditif interne , par oit
paffe la feptiéme paire de nerfs nommée
auditif, au deffous de ee conduit eft une
échancrure qui avec celle de l’occipital,
forme le trou déchiré.
A la face externe de l’apophife pier-
feufe eft'unefofïe nommée jugulaire,qui
loge le nœud ou cul de fac de la jugulaire
interne.
Et à la partie interne 8c pofterieure
de cette apophife, eft une foflè qui loge
une partie du cervelet , 8c qui contient
une goutiere, qui loge une partie du H-*
nus latéral.
3es parties deftinées à l'organe ddl’oüies
Les parties qüe l’apophife pierreufè
renferme font le canal offeux de l’oreille',
îe cercle offeux, le titïipan ou membrane
du tambour , la caille , les quatre offe-
lets,les feneftresje veftibule, le limaçon,
les trois cariauidemi-circulaires & le la-
birinte.
Le cadal offeüx de l’oreille dans l’horfl-
tne eft exiftant & étendu , formant uti
conduit dont la ligure èft otallaire ; à fa
circonferettce externe,-s’attache le Con¬
duit cartilagineux de l’oreille externe’,
qu’on nomme la conque , fa fin eft à la
membrane du tambour»
Le cercle offeux nommé tel par fa fi¬
gure eft fitué à la tertninaifon du canal
offeux, & il forme dans fa circonferenCe
une goutiere , quiféct comme de cliaflis
à la membrane du tambour ; il faut ob-
ferver que ce cercle n’eft point fermé pâr
fa partie fuperieure,& qu’il eftpofé obli¬
quement ; dans le fœtus ce cercle fait
îe commencement de l’oreille interne
comme dans l’adulte, à la différence que
dans l’adulte il eft précédé du canaloffeu&
. #
La membrane du tambour, autrement
appellée timpan, fait la réparation de l’c*
reille interne d’avec l’oreille externe, fa
fituation eft oblique , puilqu’elle fuit
Celle du cercle ofîêux dans la goutiere
duquel elle eft enchaffée, à fa face inter¬
ne s’attache un dés oflèletsappellé le
marteau.
La cailfe eft une cavité creufée dans l’a-
pophife pierreufe ,■ & fttuée derrière lai
membrane du tambour;c’eft e Ile qui ren¬
ferme les quatre ôflelets qui font le mar¬
teau,l’enclume,le lenticulaire 8c l’etrier.-
Au marteau on y confidere fon man¬
che 8c fa tête, fon manche eft grêle 8c at¬
taché a la membrane du tambour, fa tête'
eft ronde, ayant deux éminences 8c une
cavité dans le milieu , pour s’articuler
avec l’enclume par ginglime de la pre¬
mière efpece.
A l’enclume on y obferve fes deu*
branches & fa bafe , l’une des branches
eft grofle 8c aplatie, l’autre eft plus grêle
& donne attache au lent iculaire^àfa bafe
qui eft l’union des deux branches, on y'
trouve deux cavités fur les côtés, 8e dans
le milieu une éminence, pour s'articuler
avec le marteau, par ginglime de la prêt
eniere efpeee»
Le lenticulaire eft un os rond, plat, Se
jtrès-petir,attaché à l’extrémité d’une des
branches de l’enclume & reçue dans une
cavité qui fç trouve à la pointe de l'é¬
trier.
L’étrier nommé tel par fa figure eft
ccmpofé d’une bafe, d’une pointe & de
deux branches, la bafe eft ovalle & bou¬
che la fenêtre ovalle ; à la pointe eft ua
enfoncement qui reçoit le lenticulaire ,
les branches qui font deux font fituées
entre la bafe & la pointe, elles font con¬
vexes en débets,& en dedans caves, for¬
mant un chaflis où s’engage la membrane
de l’étrier qui ferme fon intérvale.
Les fenêtre, font deux, l’une le nom¬
me fenêtre ovalle par la figure , celle-ci
eft fermée par une membrane , fur la¬
quelle pofela bâzé dé l’étrier, l’autre eft
iiommée fenêtre ronde, par ou pafie une
branche de nerfs de la feptiéme paire ou
portion molle.
• Le veftibule eft une cavité creufée dans
l’apopbife pierreüfe derrière la fenêtre
ovalle,entre les canaux demi circulaires
& le limaçon; dans cette cavité on obfer-
ve les embouchures des canaux demi-cir¬
culaires , & celle du limaçon.
te limaçon eft une cavitécrcufe’e (3an®
i’apophife pierreufe, qui fe contourne en
forme de fpiral & qui eft accompagné
d’une lame aufii fpirale, qui fuit le tra¬
jet de la cavité & que Fon nomme la
jrampe.
Les canaux demi-circulaires font trois*
qui vont s’ouvrir par cinq trous dans le
veftibule , & ce font eux qui conjoin¬
tement avec le limaçon & le veftibule
confpirent à former ce que l’on nomme
le labyrinte.
Du Sfhenotde.
te quatrième des os communs au crâne
&àlafaceeftlefphenoide , fitué tranf-
verfalement au milieu de la baze du crâ?
ne ; fa figure eft des plus irrégulière, ce¬
pendant on lui attribue celle d’une chau¬
ve fouris.
Il eft joint par toute fa circonférence,
fçavoir par devant avec l’etmoide & le
coronal, par derrière avec l’occipital,
par les côtés avec les os des tempes, les
os de la pometee & les pariétaux, par en
bas avec les os maxillaires, les os du pa¬
lais ôc le vomer.
Il fe divife en fa baze & en fes parties
latérale, fa bafe fe nomme la felle du
turques, fes parties latérales font dites
apophifes plattes.
A la parue incerne.de la baze, il y a
«ne folTe nommee turcique, oy eft logée
la glande pituitaire ; cette folle eft bor¬
née par trois apophifes appellées clinoi-
,des , dont deux font anterieures , & la
troifiéme eft pofterieure fituée tranfver-
falement.
Au-delTous & à côté de l’apophife cli-
moide pofterieure ?eft une petite échan¬
crure qui loge une partie de l’s de la ca¬
rotide interne.
- Cette baze eft formée par deux tables,
entre lefquelles fe trouvent les finus Iphe-
noidaux, qui font feparés l’un de l’autre
par une cioifon, &c qui contiennent une
partie de la morve.
On remarque au fphenoide cinq paires
de trous & deux fentes.
Les deux fentes font nommées irregu-
lieres orbitaires, ou fphenoidales, par où
paffe la troificme paire de nerfs ou les
moteurs,,laquatriéme paire ou patetique,
une branche de la cinquième paire nom¬
mée optalmique & une de la fixiéme pai¬
re. ' D
Les deux premiers trous font les optï-î
quespar où palfent les nerfs du même
nom » qui fçnt la deuxième paire, & une"
branche delà carotide interne.
Le troifiéme 8c quatrième trou fe nom?
me trou rond ou maxillaire fuperieur
par où palïè le deuxieme cordon de la
cinquième paire de nerfs nommée ma¬
xillaire fuperieure,.
Le cinquième 8t fixiéme trou,font les
trous ovales ou maxillaires inferieurs »
par où pafle le tfoiliéme cordon de la cin¬
quième paire de nerfs , nommée maxil-l
laire inferieure.
Le feptiéme & huitième font les trous
épineux par où pâlie une branche de la
carotide externe,qui entre dans le crâne»
appellée artere de la dure-mere à qui elle
va fe diftribuer.
Enfin le neuvième 8c dixiéme trou font
les fphe.nppterigoidiens, qui fe trouvent
à la baze des apqphifes pterigoides, 8c
qui donnent pafiage à une branche de la
carotide externe.
On obferve au fphenoide neuf apo?
phifes, les deux premières font appellées
pterigoides , qui fe divifent chacune en
deux .ailes ? une interne 8c une externe s
entré ces deux aîles eft une foffe nom¬
mée pterigoide,à l’eXtremité de-l’aîle in¬
terne eft un petit crochet qui fert de poil-
lie au tendon du mufcle periftaphilin ex-,
terne*
La troifiéme 8c quatrième apophife
font les angulaires , nommées telles par
leurfigurej de leur extrémité extérieure*
s’élève la cinquième 8c fixiëme appellée
par rapport à fa figure épineufe,qui don¬
ne attache aux mufcles periftaphilins in¬
ternes 8c externes.
La feptiémé apophife eft celle qui fé
trouve entre les deuxpterigoides , c’eft
elle qui reçoit le vomer.
Enfin la huitième 8c neuvième apo-
pTiîfe font celles qui font les parties la¬
térales du fphenoide, 8c qui font les plus
confiderables, on les nomme apophifes
plattes ou temporales.
Celles-ci ont chacune trois faces, une
qui eft interne 8c deux qui font externes^
l’interne eft cave 8c inégale , elle loge
une partie des lobes moyens 8c inferieurs
du cerveau, des deux externes qui font
polies, l’une forme une partie de la fofle
temporale.
4 °
De l’Etmoide.
Les cinquième & dernier des os eortr*
munsjau crâne & à la face font l’etmoide
fitué à la partie anterieure du crâne dans
l’échancrure du coronal ; fa figure eft
quarre'e , il eft joint par toute fa circon¬
férence par en-haut avec le coronal 3 8c
le fphenoide, par en-bas avec le vomer*
8c les os maxillaires, & par-devant avec
les os unguis 8c les os du nez.
Sa partie fuperieure forme une partie
de la baze du crâne 8c eft percé de plu-
lieurs petits trous nommez olfaâifs par
où paflent les nerfs du même nom qui
font la diftribution de la première paire.
De cette même partie il s’élève une
apophife appellée criftagally qui donne
attache au commencement de la faulx»
Sa partie inferieure eft fpongieufe Ô£
forme ce que l’on nomme les cornets ou
coquilles fuperieures du nez , entre les¬
quels eft une lame perpendiculaire qui fe
joint avec le vomer 8c aide à la répara¬
tion du nez en deux cavités.
Ses parties latérales font appellées os
plats qui forment une partie des foffes
orbitaires , 8c qui fpnt polies du côté
de l’orbite & inégales du côté des foflès
nazales.
Ces os plats à leur jonction avec le
coronal forment un,deux ou trois petits
trous appelles orbitaires internes par où
paflent des vaiffeaux fanguins , & -un fi¬
let de nerfs qui vient de l’optalmique ÔC
qui va fe diftribuer dans le nez.
Des Os de lu face , & premièrement des os
maxillaires.
Les deux premiers os de la mâchoire
fuperieure & les deux plus confidera-
bles font les os maxillaires , formant
la plus grande partie de la face,& étant
d’une figure irreguliere.
Ils font joints par toute leur circonfé¬
rence avec le coronal, les os du nez, les
osunguis, les os plats, le fphenoide
les os du palais, le vomer & tous deux
enfemble.
De leur partie fuperieure s’élève une
apophife platte qui ferme partie de la
voûte du nez & partie de l’orbite; à la
partie pofterieure de cette apophife eft
une goutiere qui aide avec celle de l’os
unguis à former le conduit nazal ou la-
c-rimal où eft logé le fac du même nom.
Au-delFous de cette apophife eft une
furface qui forme la partie inferieure de
D iij
4 *
l’orbite, & qui anticipe jufqu’à Ton foncl
où elle forme une pointequi fait fajon-
étion avec la partie fuperieure des os du
palais.
.Au-delTous de cette furface & exté¬
rieurement eft la fin d’un conduit appel-
lé orbitaire externe par où pafle le deu¬
xieme cordon de la cinquième paire de
nerfs nommée maxillaire fuperieure.
Au-deftous de ce conduit eft une fof-
fe nommée maxillaire ; derrière cette
folle eft un finus nommé aulfi maxillai¬
re, qui eft un des refervoirs de la morve,'
au-delTous de la fofle maxillaire eft une
rangée de huit autres folTes'nommées al¬
véolés dans lefquelles fontenchaflées les
dents.
. Les os maxillaires par leur partie infe¬
rieure forment la plus grande partie de
la voûte du palais que l’on trouve fort
inégale pour l’attache plus intime de la
membrane qui la rapide.
Outre cela on remarque qu’à la jon-
étion des deux os maxillaires , antérieu¬
rement à cette voûte , & derrière les
dents incififseftun conduit qui va s’ou¬
vrir dans le nez qu’on nomme incifif QU
palatin anterieur.
4 î
Des Os du neu
Le troifie'me 8c quatrième des os delà
mâchoire fuperieure font les os du nez fi-
tués entre les deux apophifes plattes des
os maxillaires formant une partie de la
voûte du nez,kur figure étant tous deux
enfemble approche d’un quarré.
Ilsfontconvexes fic polis en dehors»
caves & inégaux en dedansjils font joints
par toute leur circonférence avec le co-
ronal, les apophifes plattes maxillaires »
l’etmoide 8c tous deux enfemble.
Ils font plus épais & plus étroits à leur,
partie fuperieure qu’à leur inferieure où
ils font plus larges & plus minces,8c qui
fe trouvent découpés par des éminen¬
ces 8c des cavités pour l’attache des car¬
tilages appelles ailes du nez.
A leur partie externe on obferve quel¬
quefois un trou par où palfe une veine
qui entre dans le nez pour s’aller rendre
au conduit borgne 8c fe dégorger dans
le finus longitudinal fuperleur.
■Des Os unguis.
Le cinquième & fixiéme des os de I*
.44
mâchoire fuperieure font les os unguis
nommés tels par leur figure reffemblan-
' te à peu près à un ongle , ils font fitués à
la partie anterieure & interne de l’orbi¬
te formant une partie du grand angle.
Us font joints par toute leur circonfé¬
rence avec les ôsjmaxillaires, les os plats
de l’etmoide & le coronal, ces os font
très-minces, & font un peu concaves 8ç
polis du côté de l’orbite, & un peu con¬
vexes & inégaux du* côté du nez.
A leur partie anterieure on remar¬
que une goutiere qui étant jointe avec
celle des apophifes plattes maxillaires,
aide à la formation du conduit nazal ou
lacrimal.
Des Os de la Pomette.
Lafeptiéme & huitième des os de la
mâchoire fuperieure font les os de la po¬
mette fitués à la partie fuperieure de la
face , étant d’une figure triangulaire, ils
font joints par toute leur circonférence
avec le coronal, les os maxillaires, les
os des tempes & le iphenoide. •
Us font convexes en dehors & polis,
caves &' inégaux en dedans.
Us forment chacun trors angles & un®
échancrure , des trois angles, l’un eft fu-
perieur qui fe joint avec l’os coronal 8s
aide à former l’angle externe de l’orbite,
le deuxième eft inferieur , qui fe joint
avee l’os maxillaire & aide à former le
rebord inferieur de l’ôrbitc;enfin le troi-
fiéme eft pofterieur qui fe joint avec l’a-»
pophife zigomatique des os des tempes
& aide à la formation de l’arcade du zi-
goma.
L’échancrure fe trouve entre fangles,
fuperieur 8c inferieur formant tout le
côtéexterne de l’orbite , on remarque à
quelque peu de diftance de cette échan-»
crure & extérieurement un,, deux ou
trois petits trous par où paffent des
lets de nerfs , quelquefois il n’y en a
point.
Des Os du Palais.
Le neuvième & dixiéme des os de la
mâchoire fuperieure font les os du pa¬
lais qui forment partie de la voûte du
palais, partie de l’orbite, & partie des
folles nazales, leur figure eft irreguliere.
Ils font joints par toute leur circonfé¬
rence ; fçavoir , avec les os maxillaires *
le fphenoide , le v orner 8c tous deux
enfemble.
îlsfedivifent chacun en partie fopé-*
fieure , moyenne & inferieure.
A leur partie fuperieure eft une avancé
qui forme une furface* cette avance fé
joint avec la partie fuperieure de l’os
maxillaire dans le fond delforbite, ce
qui fait que l’os du palais entre dans la
compolition de l’orbite.
Leur partie moyenne eft en forme dé
lame qui s’étend depuis l’orbite jufqu’à
la voûte du palais & forme par ce moyen
la parois pofterieur des folfes nazales,
elle aide encore à fermer une partie de
l’embouchure des finus maxillaires.
Leur partie inferieure eft quarrée 6g
forme la partie pofterieure de la voûte
du palais, à cette même partie qui for-*
me le palais & latéralement eft un con¬
duit formé par fa jonéiion avec l’os ma¬
xillaire, on l’appelle palatin pofterieur
ou guftatif par où paftè un cordon de
nerfs qui vient du deuxieme cordon de
la cinquième paire; enfin à leur jonétion
l’un avec l’autre eft un petit bec où s’at¬
tache la luette.
Dec Cornets inferieurs du Ne je.
Le onzie'me & douzième des os de la
mâchoire fuperieute font les cornets ou
coquilles inferieures du nez , S-ommes
tels par rapport à leur figure, leur fïtua-
tion eft dans la partie inferieure 6c late-;
raie des folles nazàles.
Elles font convexes du côte qu’elles
regardent la cloifon, 8c concaves du cô¬
té-des finus maxillaires ; elles font iné¬
gales dans toute leur circonférence , &
font recouvertes delà membrane pitui¬
taire , elles font rondes à leur extrémité
anterieure & pointue à leurpofterieure;
enfin elles font jointes par leur circon-r
fèrence avec les os maxillaires Sc les os
du palais.
Du Vomer.
Le treiziéme 6c dernier des os de la
mâchoire fiiperieure eft le vomer nommé
tel par fa figure relTemblante à un foc
de charue , il eft fitué au milieu du nez
qu’il aide à féparer en deux cavités , il
eft joint par toute là circonférence avec
l’etmoide , le fphenoide, les os maxil¬
laires & les os du palais.
Cet os eft très mince, à fa partiefupe-
rieure eft fouvent une rainure où s’en¬
gage la lame perpendiculaire de l’etmoi-
de, 6c une portion du cartilage qui con¬
court à former la cloifon j à fa partie
pofterieure eft une foffé longuette qui
reçoit l’élévation qui fe remarque au
fphenoide entre les deux apophifes pte-
rigold.es.
Sa partie inferieure eft reçue fur la
rainure que forme la jonélion des .deux
os maxillaires & du palais; enfin par fa
partie pofterieure il forme les folles na ;
gales internes.
De la mâchoire inferieure.
La mâchoire inferieure qui fait la fé¬
condé partie de la face eft faite de deux,
pièces d'ans les enfans, 8c d’une feule
dans les adultes, elle eft mobille, fa fi¬
gure refîèmble à un fer à cheval, elle eft
convexe en dehors 8c cave en dedans ,
elle a deux tables 8c deux faces, l’une in¬
terne 8c l’autre externe, entre les deux
tables eft untiffu fpongieux.
Elle a dans fa partie pofterieure 8c fu-
perieure quatre apophifes, les deux plus
pofterieur.es fe nomment condiloides, el¬
les font recouvertes d’un cartilage 8cfont
reçues dans les cavités des os des tempes
par ginglime de la deuxième efpece , les
deux plus anterieures font dites coro-
noides
noides , elles font plantes & donnent'
attache au tendon du mufcle crotafite.
Entre ces apophifes , de chaque côté,
çft une échancrure au-deflbus ôc inté¬
rieurement dç laquelle eflle commence»
ment du conduit mentonier par oùpafle
letroifiéme cordon de la cinquième pai¬
re de nerfs.
Au-deffousde chaque condille eft une
avance appellée l’angle de la mâchoire
qui donne attache extérieurement au
mufcle maffeter, ôc intérieurement atf
mufcle pterigoidien interne ; ce qui s’é¬
tend depuis un angle jufq.u’à celui du
côté oppofé fe nomme la bafe.
La^partie anterieure de la mâchoire
fe nomme le menton , 8c le milieu du
rçienton la iimphife ; on remarque à la
partie externe du menton deux petites
fbfîettes qui logent & donnent attache
aux deux petits mufclesquarrés, & ou»
tre cela les deux embouchures des con¬
duits mentoniers.
A la partie interne du menton font
des inégalités qui donnent attache aux
mufcles milohyoidiens, genihioidiens,
& geniogloffes ; enfin à la partie fupe-
.rçieufe de cette mâchoire fe trouvenc
ÇO
des fbfTes appelles alvéolés pour l’en?
chaflement des dents, -
Des Dents.
Les dents font des os furnumerairès?
au nombre admis aux‘deux mâchoires,-
elles font divifées en incifives, en cani¬
nes 8c en mollaires ; les incifives font
toujours quatre fituées à la partie ante¬
rieure de chaque mâchoire , les canines
font deux fituées aux côtés des incifives-
qu’elles enferment, 8c les mollaires font
pour l’ordinaire dix, cinq de chaque cô¬
té, le tout fait le nombre de feize à cha¬
que mâchoire , 8c quand il s’en trouve
moins ce font les mollaires qui man¬
quent. *
On obferve deux parties à la dent ;
celle qui eft hors de l’alveole appellée fon
corps ou la couronne , 8c celle qui eft
enfermée dans l’alveole appellée fa raci¬
ne.
La çouronpe des dents incifives eft
convexe anterieurement 3 cave pofterieu-
rement, 8c tranchante à fon extrémité $
la couronne cfes dents canines eft irrégu¬
lièrement ronde 8c moufle a fqn extré¬
mité , la couronne des mollaires eft*
quarrée 8c inégalé aux gtofiès dents ?
aux petites le quarré eft inégal.
çr
Les dents incifives 8c canines font ëri^
thaffées dans leurs alvéolés par des raci¬
nes fimples, & les mollaires par des ra- 1
cines fimples doubles, triples , 8c quel¬
quefois quadruples.
Toutes les racines font creufes jufi»
qu’au corps de la dent pour renfermer
Un nerf, une artère, 8c une veine, 6c font
reçues dans les alvéolés par cette articu¬
lation qu’on a nommée gomphofe 8c
qui répond à la future y ayant à l’un 8c à
l’autre des éminences 8c cavités qui fe
reçoivent mutuellement.
Lesufages des dents font les incifives
de couper les alimens , les canines 8e
mollaires de les cafier 6c broyer.
De l’Os Hyoïde .
Quoique l’os hyoide ne faffe point
partie du (quelet, comme os il faut ce¬
pendant lui admettre.
11 fe trouve fitué à la bafe ou racirie de
la langue , fa figure redouble à un fer
de cheval, on y confidere fa bafe 8c fes
cornes, fa bafe eft anterieure , elle efl
convexe antérieurement 8c concave po-
fterieurement ; fes cornes font quatre f
deux Supérieures & deux' • inferieures*
Les deux inferieures font celles qui
forment la continuité de la bafeen s’ÿ
joignant à la faveur d’un cartilage qui
s’offifie quelquefois par l’âge ,■ ces deu»
cornes s’étendent de devant en arriéré ,
elles font inégales dans leur longueur j
à leur extrémité elles ont une petite tête
qui donne attache à un ligament qui de
fon autre bout va s’attacher à la partie
fuperieure & pofterieure des cartilage®
tiroides.
Les deux cornes fuperieures font cel-r
les qui s’élèvent de l’union des inferieu¬
res avec la bafe , celles-ci fe portent de
bas en haut & à leur extrémité don-5
nent attache à un ligament qui fe va
suffi attacher aux apophifes ftiloides, &
qui fouvent par l’âge devient offeux.
De l'épine en general.
L’épine qui eft la première partie du
îronc,eft une colonne olTeufe,compoféé
de pjufieurs os pofés les uns fut les autres
appellés vertèbres, fa figure par fes con¬
tours reffemble à une double If romaine*
clic fe divife en cinq parties qui font le
Col fait de fépt vertèbres, le dos fait de
douze, les lombes faites de.cinqd’os fa-,
crum fait de cinq à fix dans les enfans, 8c
dans les adultes d’un feul os, 8c le coccix
fait de trois à quatre.
Toute la face interne de l’épine efl af-
fez polie, mais l’externe eft très-irregu-
here.
Le .col eft convexe en dedans & fou-
tient l’œfophage 8c la trachée artère, il
eft cave en dehors; le dos eft cave en de¬
dans , pour rendre la capacité de la poi¬
trine plus grande, il eft Convexe en de¬
hors, les lombes font convexes en dedans
8c caves en dehors, l’os facrum eft cave
Cn dedans,pour rendre le baflin plus fpa-
cieux , il eft convexe en dehors ; enfin le
coccix fe voûte en dedans, y formant
une cavité 8c une convexité en dehors.
De toute l’épine il n’y a que le col, le
dos 8c les lombes, qui ayent du mouve¬
ment , l’os làcrum 8c le coccix n’en ont
point, 8c fi le coccix en a , ce n’eft que
par accident, comme dans l’accouche¬
ment 8c dans d’autres oeçafions.
On remarque en 'général à chaque ver¬
tèbre leur corps, leur apophife, lpur épi-
phife, leur échancrure, leur trou, 8c leur
cartilage. E iij
Leur corps n’eft pas par tout égal, aiî
col il eft plat, au dos il. eft irreguliere*
ment rond & plus épais qu’au col, aux
lombes il eft rond 8t très-épais , à l’os
facrum il èft plat 8c irrégulièrement é-
pais, au coccix il eft plat.
A chaque vertebre, on y obferve fepC
apophifesjfçavoir, deuxtranfverfes, une
épineufe 8c quatre obliques, dont deux
font fuperieures8c deux fontinferieures.
On y obferve auffi cinq épiphifes; fça-
voir , il yen a deux à leur corps, une à
chaque circonférence, une à 1’e.xtremité
de l’apophife épineufe, & une à l’extre-
mité de chaque apophife tranfverfe.
Entre le corps de chaque vertebre &
leurs apophifes obliques, tranfverfes 8c.
épineufes, eft un trou irrégulièrement
rond 8c grand, qui quand plufiéurs ver¬
tébrés font jointes enfemble, forment le
canal fpinal,qui loge àla moelle épiniere.
Entre le corps des vertebres Scies âpo-».
phifes obliques, on remarque quatre é-
chancrures, dont deux font fuperieures
8c deux inferieures, les inferieures font
plus grandes que les fuperieures, 8c tant
les unes^que les autres , elles forment
des trous lorfque les vertebres font join*
tes enfemble ; ces trous font riomméâ
cervicaux au col, dot faux, lombaires 82
facrés , au dos , aux lombes 8c à l’os fa-a
crum; ils font plus grands les uns que
les-autres, ils laiffent paflèr les branches
de nerfs qui viennent de la moelle de
l'épine,& qui reçoivent les mêmes noms
que les trous.
Les vertebres font articulées les uneâ-
avec les autres par leurs apophifes obli-i
ques par ginglime de la deuxième efpece*
& par leur corps par fmcondrofe ou fim«
phife , autrement dit par uti cartilage *
qui eft plus épais à la partie anterieure
de la vertebre qu’à la pofterieure , 8c
outre cela il eft plus épais au col qu’au
dos, 8c aux lombes il eft plus épais qu’<
ailleurs.
Les vertebres du dos font articulées
avec les côtes par leur corps par gingli*
me de la première efpece,8c par leur a*
pophife tranfverfe , avec les mêmes cô*
tes par ginglime de la deuxième efpece*
Il faut obferver que les vertebres du
dos entrent dans la compofition de la
poitrine, 8c celles de l’os facrum 8c du
coccix aident à former une partie du
baffia.
pE L'EPINE EN PARTICULIER
Des vertebres du Col,
' Le col eftfait de fept vertebres , elles
different des autres vertebres, en ce que
leur corps eft plat 8c s’enchâlïe l’un dans
l’autre, fçàvoir celui de la vertebre fupe-
rieure dans l’inferieure , que leurs apo-
phifes épineufes font fourchues & don¬
nent attache aux mufcles extenfeurs de
la tête 8c du col, 8c que leurs apophifes
tranfverfes font auffi fourchues 8c per¬
cées pour le paiïage de l’artere vertébrale.
La première vertebre du col fe nomme
atlas, elle n’a point de corps, 8c àla place
il y a une petite éminence qui donne at¬
tache au ligament qui tient cette verte¬
bre avec la fécondé ; à la partie interne
de cette éminence, il y a une cavité fu-
perficielle 8c ronde,recouverte d’un car¬
tilage , qui reçoit l’apophife odontoide
de la fécondé vertebre par ginglime de
la troifiéme efpece.
Son trou eft plus grand que celui de9
autres, elle n’a point d’apophife épineufe
pour mieux jecter la tête en arriéré , fes
Spopfiifes obliques fuperieures , foriê
creufées 8c recouvertes d’un cartilages
pour recevoir les condillesde l’occipital
par ginglime de la deuxieme efpece; fes
apophifes obliques inferieures {ont plat-
tes, pour pofer fur celle de la fécondé
vertebre , 8c faciliter le mouvement de*
mi-circulaire de la tête;
A la partie pofterieure de chaque apô-
phife oblique fuperieure, il y a Une gou*
tierequi loge la dixiéme paire de nerf 8C
J’artere vertébrale ; entre les apophifes
_ obliques fuperieures 8c inferieures. dë
chaque côté 8c intérieurement eft Une
petite éminence 8c une enfoncement qui
doqne attache au ligament tranfverîë,
qui retient l’apophife odontoide en fî-
tuaticjn, 8c qui empêche que dans les
tnouvemens obliques, demi circulaires
de la tête,ladite apophife ne forte de fa
place j8c ne comprime la moelle de l’épi*
ne.
La féconde vertebre du col, fe nom- :
me odontoide,parce que dans fon corps,
il s’en éleve une apophife appellée odon¬
toide , qui eft reçue-dans la cavité de la
première vertebre par ginglime de la
troftiéme efpece $ 8c dans laquelle elle
Îôtiîe, c’eft ce qui forme les mouvémens
demi circulaires de la tête.
Il faut obferverque l’apophife épineu-
fe de la derniere vertebre du col eft
plus longue que celle des autres 6t corn*
ftience à fe coucher fur , celles du dos.
Enfin les apophifes obliques des verte*
bres du col fontplattes ôt dirigées obli¬
quement.
Des vertebres du Dos,
Le dos eft fait de douze vertebres j
leur corps eft plus gros que celui du col,
& eft irrégulièrement rond . 6e leurs a-*
pophifes obliques font plattes comme an
col, mais pofées perpendiculairement ;
leurs apophifes épineufes font très lon¬
gues 6e couchées les unes fur lesautres, à
l’exception des trois dernieres qui font
femblables à celles des lombes;leurs apo¬
phifes tranfverfes font rondes, convexes
en dedans 6c caves en dehors * elles font
plus longues que celles du col.
On remarque qu’à l’extremité de cha¬
que apophife tranfverfe, il y a une petit®
furface un peu cave recouverte d’un car¬
tilage qui reçoit une petite apophife d«
chaque côtépar ginglime de la deuxième
ffpece*
Oa remarque encore qu ? aux parties
latérales du corps de chaque vertebre ,
fuperieurement §c inferieurement, il y a
une furface recouverte d'un cartilage ,
pour s’articuler avec Eextremité dés cch
tesparginglime de la première efpece.
Des vertebres des lombes.
Les lombes font compofées de cinq
Vertebres, leur corps eft pitre gros que
celui de toutes les autres vertebres, il
eft rond ; leurs apophifes tranfverfes &
épineufes font toutes' droites , longues.,
plattes & arrondies à leur extrémité ;
leurs apophifes obliques font groffes 8c
sknchâffent les unes dans ks autres, car
les deux fuperieures font caves & les
deux inferieures font convexes;de façon
que {es deux inferieures font reçues par
les deux fuperieures de la vertebre de
deiïbus. '
Elles n’ont plus rien de particulier, fi-
non que la première fe nomme rénal ou
nefretique.
De l’a s,Sacrum.
L’os façrum dans les enfan? eft fait de
einq à fix os, mais dans les adultes, U
6o
n’eftque d’un feul, fa figure eft triangu¬
laire , il eft plus large 8c plus épais à la
partie fuperieure qu’à fon inferieure oq
il eft plus mince 8c plus étroit.
11 eft convexe 8c inégal en dehors, ca¬
ve ôc poli en dedans à la partie fuperieu?
re, il y a deux apSphifes obliques caves
qui reçoivent celles de la derniere ver- -
tebre des lombes, celles des autres font
tputes offifiées,auffi-bie.n que les epineu-
fies 6c les tranfverfes, fon canal diminue
de diamètre en approchant du coccix.
On remarque que fes parties latérales
font rempliesd’éminencesôc cavités qui
fe joignent avec l’os ileum par future; en¬
fin on y trouse dix paires de trous, cinq
internes 8c cinq externes ; par les inter¬
nes, qui font les plus grands, pajjent lés
nerfs facrés.qui forment le nerf feiatique,
8c par les externes paflènt des filets de
nerfs qui vont aux tqufcles des lombes ?
ces trous font plus petits que les pièce-;
dens.
Du Cocfix ,
Le coccix qui cft la derniere partie d,e
l’épine eft fait de trois ou quatre os,fa fH
gure eft piramidale,il eft voûté en dedan^
6ç donne attache au re&um , à fa partie
fu^ericurg
ét '■
fupeneure il y’a deux apophifes obliqtfe#
platef qui pofent fur l’extrémité pofte-
rieure de l’os facruçn , outre.cela il aide
à la formation'du dernier trou de l’os
faerum.
Des Cotes,
La poitrine eft compofée des coftes Sc
du iternum , les coftes font au nombre
de vingtequatre , dont il y en a douze de
chaque côté, elles fe divifenr en vrayes
& en fauffes , les vrayes font les fepC
fuperieures nommées telles , parce que
fe joignant avec le fternum & les vertè¬
bres du dos , elles forment un cercle en*,
tier; les fauffes font les cinq inferieures
nommées teHes , parce qu’elles ne ffe joi¬
gnent par lepr effilage que le long de
celui des S dernieres des vrayes , qu’el¬
les ne forment point le cercle,
La figure des coftes eft demi-circulai>
te , leur grandeur eft differente , les der¬
nières vrayes & premières fauffes fonÇ
les plus grandes ,, & les premières vrayes
avec les demieres fauffes font les plus
petites, leur mouvement eft de haut en
bas, & de bas en haut, de dilatation Sc
de .contraction.
F
<fz
Elles font chacunes compofees de deus
tables, l’une eft interne & concave,l’au-
tre eft externe & convexe > elles ont
deux-parties , une anterieure Si une pof-
terieure ; elles ont deux bords, un fil-
perieur & un inferieur.
La partie anterieure eft plate & fpon-
gieufe, & donne attache à un cartilage
qui fe joint au ftèrnum Sç forme une
fincodrofe , la partie pofterieuré eft inér
gaiement ronde, & on y obferve fur les
côte's .deux cavités , & dans le milieu
une éminence.recouverte d’un cartilage^
pour s’articuler avec le corps des vertè¬
bres du dos par ginglime de la première
efpeee j plus antérieurement eft une émi¬
nence auftî recouverte d’un cartilage qui
éft reçu dans les cavités des apophifes
tr anfverfes.des vertebres du dos par gin-*
glime de la deuxième efpece.
Qn remarque à la partie inferieure Sç
interne des côtes,Une goutiere qui com¬
mence à leur partie pofterieure, Si s’a¬
vance jnfque vers leur partie anterieur
re où elle difparoît ; cette goutiere loge
la veine & Fartere intercqftale Si le nerf
dorfal, enfin le bord fuperieur. & infé¬
rieur donne .attache aux mufdes inter*
coltaux internes & externes.
Du Sternum.
La deuxieme partie de la poitrine efl
le fternum , litué le lo'qg de fa partie an¬
terieure , il eft fait de quatre , cinq à fis
os dans lesenfans, 8c.dans les adultes
de deux ou trois , 8c quelquefois d’un
feul ; il eft convexe en dehors, 8c cave
en dedans ; il -eft plus large par fa partie
fuperieure que par fon inferieure.
A fa partie fuperieure., il y a fur ies
Côtés deux cavités fuperfkiellès, recou¬
vertes d’un cartilage qui reçoivent les
Clavicules par genou.
Entre ces deux cavités il y a deux émi¬
nences 8c une échancrure, cù s’attachent
les mufcles fterrioclinomaftoidiens, fier-
noclinohyoidiensjékles fîernotiroidiens»
Sur fes côtés 8c dans toute fa langueur
il y a de diftance en diftance des enfon-
çemens 8c des échancrures ; les enfonce-
mens reçoivent les cartilages -des côtes *
8c les échancrures donnent attache aux:
mufcles intercoftaux.
A fa partie inferieure il y a un cartila¬
ge appellé xiphoide qui fe termine quel¬
quefois en pointe , quelquefois en four-
F 'i
?4
che, quelquefois il eft percé dans fou mi¬
lieu; ce cartilage s’oflifie en partie paaf
l’àge du côté qu’il fe joint avec le fter-
numi.
Des os dès IJks bu innommés.
Les os qui entrent dans la compofiricin
du baflin & qui lui font propres font les
deux os des ifles ou innommés r qui dans
les enfans font compofés chacun deJtrois
os & dans les adultes d’un feui y le pre¬
mier eft fileum , le deuxieme eft le po^
bis j le troifiéme eft l’ifchium*
Des Os ileum.
Le premier des os des ifles le plus
confiderable •& le plus fuperieur eft l’i-:
leum, dont la figure eftprefque circulai¬
re ; cet os eft en partie cave &en partie
convexe tant en dedans qu’en dehors , il
U deux faces une interne 6c une externe }
-il a deux levres une interne 6c une ex¬
terne ; entre ,les deux levres eft un re¬
bord appellé la crête , il eft épais dans
toute fa circonférence , mince 8c tranf-
parent dans fon milieu, il a deux parties?
une anterieurej» & une pofterieure.
A k partie anterieure il y a deux apo«
phifes appellées épines, entre lefqueiles
eft une échancrure j l'épine fupericure
donne attache au mufcle couturier 8c fa-
ciafkta , l'épineinferieure donne attache
au droit grêle ; à la partie poflerieure il
y a une greffe apopbife garnie intérieu¬
rement d’éminences 8c cavités pour fe
joindre avec l’os facrmi par future.
La face externe deTileum donne at¬
tache au moyen 8c petit feJîier, la face-
" interne donne attache au mufcle iliaque,
klevre externe donne attache au muf-
cle grand oblique du bas-ventre, la crête
au mufcle petit oblique, 8c la Ievre in¬
terne au mufcle tranfverfe.
L'iléon» par fa partie inferieure forme
la partie fupericure de la cavitécotiloide#
De l’Os pubis.
Le deuxième des os des ifles , le plus
petit, l’inferieur 8c anterieur eft le pu¬
bis qui a à fa partie fuperieure proche
lafidphife une petite éminence qui doa;-
fle attache au mufcle droit & piramidaî
du bas venue , à côté de cette éminence •
tft une deprefïlon par où paffe le mufde
iliaque 8c les vaideaux cruraux.
Cet os forme parafe partie pçfterieure
tè
la partie anterieure de la cavité côtiloicfe
des os des iflesjil ferme auffi la moitié du
trou oval à la faveur de deux avances qui
fe joignent avec celles de l’os îfchium *
enfin un pubis joint avec celui du étëté
oppofé forme ce que l’on nomme la Cm-
phife , au-deffous de laquelle eft une
échancrure confiderable formée auffi pat
l’éloignement des os ifehium.
De l’Os ifchtim.
Le troifiéme 8c dernier des os des ifles
le moyen, l’inferieur & pofterieur eft
l’ifehium qui forme par fa partie porte-
rieure deux apophifes dont la plus grofle
6c fuperieure fe nomme tuberofité qui
donne attache au mufde demi nerveux,
membraneux , 8c biceps , 8c la plus pe¬
tite fe nomme épine, Ô£ donne attache
au mufcle gemeau fuperieur ; entre ces
de-ux apophifes eft une échancrure qui
fs va terminer par une goutiere pour lo¬
ger le tendon du mufcle opturateur in¬
terne.
L’ifehium par fa partie anterieure for*
me la partie pefterieure de la cavité co^
ïiioide, où il y a une goutiere pour lç
paITage des vaiffeaux qui vont 8c revien¬
nent de l’articulation, il forme auITi la
moitié du trou oval par fes deux avan¬
ces qui fe joignent avec celles des pubis.'
Le concours des trois os forme la ca¬
vité cotiloide, qui eILrecouverte d’un
cartilage & reçoit la tcte d-u fémur par
grand genoux ; au fond de cette cavité
eft un enfoncement, qui donne attache
à l’épanouilTement du ligament fufpen-
foir de la tête du fémur, 8c qui loge les
glandes fînoviales ; la partie inferieure
de cette cavité forme une échancrure,
enfin le trou oval eft fermé par les mut;
clés opturateurs , internes 8c externes»
Des extrémités fuperieures & premier de s
Omoplattes.
L’épaule qui fait la première partie des
extrémités fuperieures, eft compofé da
l’omoplate 6e delà clavicule.
: L’omoplate eft fituée à la partie fupe-
irieure Se pofterieure de la poitrine-, fa fi¬
gure eft triangulaire, il eft épais dans fa
circonférence 8c mince dans fon milieu ,
il a deux faces, une interne 8c une extern
terne, ces deux faces font en partie ca¬
ves & en partie convexes»
éÊ
lî a deux parties une fuperieure & une
inferieure, la fuperieure a deux angles ,
dont un eft antérieur & un efîpofteneur,
la partie inferieure eft bornée par un feui
angle.,
Ceq
&poft
me labazequi donne attache au mufcle
romboide 6c grand dentelé ce qui s’é¬
tend depuis l’angle fuperieur & anterieur
jufqu’au pofterieur, fe nomme la eoftç
fuperieure, où il y a une échancrure qui
donne pafifage à des vaiffeaux.; ce qui s’é¬
tend depuis l’angle fup.erieur & ante¬
rieur jufqu’à l’inferieur } fe nomme la co¬
te inferieure.
A l'angle fuperieur & anterieur, il y
a une cavité fuperficielle nommée gle-,
tfoide, qui cil recouverte d’un cartilage,
& qui reçoit la tête de l’humeru-s par ge¬
nou; au-delTôus de cette cavité eft une
.partieétroiteappelléè col, au-delïusde
cette cavité eft une apophife appellée co»
racoide, qui donne attache au mufele pe¬
tit peéioral, coracobrachial & à une tê¬
te du biceps; entre la cavité gknoide,l’a-
pophife.coracoide & l’acromion, eft une
échancrure par cùgaflè lemufclefusépf;
neux.
ui s’étend depuis l’angle fuperieur
erieur jufqu’à l’inferieur, fe nom-
ï/àngle fuperieur & poftârieur dontil
attache au veleveur de cet os , l’angle in¬
ferieur donne au grand rondScpetit rond.
La partie externe de ce t es eft feparée
en deux par une épine qui diftingue deux
eavités,dont la fuperieure fe nomme fus-
e'pineufe 8c l’inférieure fous-épineufe,ces
deux cavités logent 81 donnent artache
auxmufcles du même nom ; cet.te'épine
s’élargit en devant 8c forme Une apophife
appellée acromion * qui fe joint avec la
clavicule, à la faveur d’une furface plate
& recouverte d’un cartilage*
Le bord fuperieur de cette épine donne
attache au mufcle trapefe, 8c l’inferieur
au mufcle deltoide.
Enfin à la partieinterne fie cet os eft une
cavité nommée foufcapulaire,qui loge 8s
donne attache au mufcle du même nom.
De U Clavicule.
Le deuxième des os qu,i forment l’épau-,
le eft la clavicule fituée tranfverfalement
à lapartie fuperieure 8c anterieure de la
poitrine ; elle reffemble à une S romai¬
ne,elle eft en partie cave.& convexe,tant
en dedans qu’en dehors,elle a deux extré¬
mités , l’une anterieure qui eft arrondie j
8c eft reçue dans la cavité du fternum par
genou , 8c l’autre pofterîeure qui efi
platie , 8c qui forme à fon extrémité
une furfâce recouverte d’un cartilage
qui fe joint avec celle de l’acromion;on
Remarque fouvent le long de fa partie
inferieure une goutierequi logeôc donne
attache aumufcle fous-clavier,outre celai
il donne attache à une partie du mufeié
trapefe , deitoide, grand perforai,peau-
èier , fîernohyoidien , fternoclinotiroii
dien, & fternomaftoidien.-
De tHumérus.
L’humeras eft le fèul os qui forme le
feras, fa figure reffemble à une colonne^
à Ta partie fuperieure, il y 1 ai une grofles
tête recouverte d'un cartilage pofé ofeli-r
quement 8c fitué à la partie internejeetts'
tête eft reçue dans la cavité glenoide de
l'omoplate par genou ; au-deffous de
éette tête eft une partie étroite appellée'
Êol à la partie externe de -cette tête font
deuxtuberofitez dontTune eftplusgref¬
fe que l’autre , 8c aufquels on remarqué
des furfaces pour l’attache des roufeks
fus-épineux , fous-épineux , petit rond
8c foufcapulaire , ces- deux tuberofitei
font feparées Tune de l'autre , par une
goutiere,qui fe termine jufqu’enyiron l»
■7 Ÿ
sarde moyenne de cet os qui loge unfi
•des têtès duèinu fçle biceps.
A h terminaifon de cette goutiere font
des inégalitez pour l’attache des mufcles
del toide, coracobrachial, & brachial an¬
terieur , tout Je corps de l’humerus eft
rond jufqu’environ fa partie inferieure
où il devient triangulairejdes trois angles
l’un e/1: anterieur & lés deux autres laté¬
raux , ils donnent attache aux mufcles.
A fa partie inferieure on remarque fur
chaque côté une petite tuberofité , comt
înunément appellée condille , dont l’un
: eft interne & plus gros qui donne attache
aux mufcles flechiffeurs des doigts &du
poignet, & l’autre eft externe & plus pe¬
tit, qui donne attache aux tftufcles ex-
' tenfeurs des doigts & du poignet.
Entre ces deux tuberofitez font trois
.éminences recouvertes d’un cartilage,les
deux internes s’articulent avec le cubitus
parginglime de la premiereefpece,& l’ex¬
terne s’articule avec le radius par genou..
Au deffus de ces éminences & antérieu¬
rement e/tune cavité qui reçoit l’apophi-
fe coronoide du cubitus dans le tems de
la flexion , & poflrerieurement il y en a
une plus grande qui reçoit l’olecrâne dans
le tems de l’extenlîon.
?*.
Du Cubitus .
L’avant-bras eft fait du çubitus 5c dtj
radius , Le çubitus eft le plus Long fitué
à la partie internefa figure reffemble à
unecolonne il eft plus gros dans la par¬
tie fuperieure que dans l’inferieure ; à fit
partie fuperieure , on remarque d’abord
deux apophifes, la plus grolfe 6c fupe?
rieure îe nomme ole.crâne 3 la plus petite
6c anterieure fe nomme coronoide;entre
ces deux éminences font de chaque côté
une cavité ôc dans le milieu une éminen¬
ce recouverte d’un cartilage, pour s’ar¬
ticuler avec l'humérus par ginglime de la
première efpece ; au-deffous de l’apophi-
fe coronoide ejl une éminence qui donne
attache au mufcle brachial anterieur. .
A la partie externe de L’apophife coro¬
noide eft une petite cavité demi-circu¬
laire , qui eft recouverte d’un cartilage ,
6c qui reçoit la partie fuperieure du ra¬
dius par ginglime de la troifiéme efpece;
le long de la partie externe de cét os ,
régné une ligne éminente qui donne at¬
tache à la merpbrane ligamenteufè , au¬
trement appellée intero.ffeufe.
A fa partie inferieure qui eft ro.nde eft ex¬
térieurement une tête recouverte d’un cari
tfiagg
tilage.qui roule dans la cavité du radius
par ginglime de la troifiéme efpece , 8c
intérieurement eft une apophife pointue
nommée ftiliforme , qui empêche la lu*
Ration du poignet en dedans.
Du Radius,
Le deuxième des os de l’avant-bras &
le plus court eft le radius fitué à la partie
externe,fa figure reflemble à une colon¬
ne, il eft plus gros à fa partie inferieure
qu’à fa fuperieure;à fa partie fupericure
eft une tête ronde,qui intérieurement eft
recouverte d’un cartilage 8t eft reçût:
dans la cavité du cubitus par ginglime
de la troifiéme efpece.
Au-deffus de cette tête eft une cavité
aufli recouverte d’un cartilage qui reçoit
l’éminence externe de l’humerus par ge¬
nou ; au-deffous de cette tête eft une
partie étroite nommée col, & interieu*
rement eft une éminence qui donne at¬
tache au mufcle biceps ; dans toute fa
longueur partie interne , eft une ligne
éminente , qui donne attache au liga¬
ment ou membrane interofleufe.
La partie inferieure de cet os eft con-î
Vexe pofterieurement & applatie anté¬
rieurement; à fon extrémité eft une ca-
.viré recouverte d’un cartilage qui. reçoit
Jes os du poignet par genou , à fa partie
interne eft une cavité demi-circulaire
auffi recouverte d’un cartilage qui reçoit
le cubitus par ginglirne ^e la troifiéme
efpece, à la partie externe eftuneapo-
phife apppllée ftiliforme , qui empêche
la luxation du poignet en dehors ; enfin
à fa partie pofterieure font des goutieres
pour loger des tendons.
Ve U Main.
La main fe divife en carpe ou poigner ?
en métacarpe 8ç en doigts ,1e carpe eft fait
de huit os difpofés en deux rangées, fça-
voir trois de la première & quatre dans
la fécondé; je huitième eft hors du rang
fitué du côté du petit doigt, il donne at¬
tache au ligament annulaire & au tendon
du mufcie cubital interne , la première
rangée forme fuperieurement une tète
recouverte d’un cartilage qui eft reçô
dans la cavité du radius, & inferieure-
ment forpe une concavité qui reçoit la
çonvexité de la fécondé rangée, laquelle
par fa partie,inferieure fe joint avec le?
og du métacarpe, les os du carpe n’ont
tffen cîe particulier, finonqü'ih fottt pîu§
gros les uns que les autres, & qu’ils for¬
ment avec le métacarpe , une convexité
en defîus appéllée le dos de la main * 8s
line concavité en defious appeilée la
paulrne de la main*
Le métacarpe eft fait de quatre Os ob*
longs convexes en defîus & en caves en
defious ; à leur extrémité fuperieure ils
ont des furfaces recouvertes de cartila¬
ges pour s’articuler entre eufx, & àveü
les os de la deuxième rahgée du carpe, à
leur extrémité inferieure ils ont une tête
recouverte d’un cartilage * quieftreçuë
dans les premières phalanges par petit
genou; enfin ces os biffent entre eux des
intervalles qui logent êc donnent atta _
the aux mufcles interofïeux.
Les doigts font au nombre de cinq com-
pofés chacun de trois os appelles pha¬
langes qui fonrconvexês en defîus, ca-
Ves & applatis en deffous, elles font plus
grandes les unes que les autres , elles
ont fur les côtés des lignes éminentes
qui donnent attache auxligamens annu¬
laires, les premières ont à leur partie fu¬
perieure une cavité recouverte d’un car¬
tilage qui s’articule avec les os du meta*
7 4
tafpepar genou, elles s’articulent èntft
elles par ginglime de la première efpece;
l’extrémité de la derniere phalange eft
arrondie & inégale, ôe donne attache en
deffousau tendon du mufcle profond, &
en deffus attache aux ongles.
Des extrémités inferieures ,& premier du
Fémur.
La cuiffe eft faite d’un feul os appelle
fémur, fa figure reffemble à une colonne,
il eft convexe antérieurement & concave
pofterieurement, à fà partie fuperieure il
Î r a une grofîè tête recouverte d’un carti-
âge qui eft reçu dans la eavitc cotiloids
des os des ifles par genou } environ le
milieu de cette tête eft un enfoncement
inégal qui donne attache au ligament
fufpenfoir de cet os, au-deffous de cette
' tête eft une partie étroite nommée col.
A la partie externe de cette tête eft u-
ne groffe apophife appellée grand tro«<
canter qui donne attache au moyen &
petitfeffier & au mufcle quatre.
A la partie interne de cette apophife
eft une cavité qui donne attache au pe¬
tit feffier,aux gemeaux,aux obturateurs^
& au piramidalj au-deffous de cette tê-
îe ôc pofterieuretnent eft une autre apo^.
jjhife appellée petit trocanterqui donne
attache au mufcle pe<Stineus;au-de{Tous
du grand & petit trocantereftune ligne
éminente& inégale qui s’étend jufqu’en-
viron la partie moyenne inferieure , &
qui donne attache par en haut au grand
feffier & dans fa longueur au triceps,
& à la deuxième tête du biceps.
A la partie inferieure du fémur font
deux co'ndilles difiingués en un interne
& un externe qui font recouverts d’un
cartilage pour leur articulation avec le
tibia par ginglime de la deuxieme efpe-
ce; entre ces deux condilles & antérieu¬
rement fur les côtes, font deux éminen¬
ces, & dans le milieu une cavité recou¬
verte d’un cartilage pour s’articuler avec
larotule par ginglime de la première ef-
pece , entre les deux condilles & pofte-
rieurement eft une échancrure qui loge
les glandes finovialles & donnent atta¬
che aux ligamens croifés.
De U Rotule,
Le genou eft en partie fait par la rotule
dont la figure eft prefque ronde, exté¬
rieurement elleeft convéxe & recouverte
de l’aponevrofc des mufcles extenfeurs
G iij
7 $
de la jambe, intérieurement elle a fur Ies :
côtés deuxfurfaces & dans le milieu une .
-éminence recouverte d’un cartilage pour
s’articuler avec lefemu-rparginglime de
la première efpece.
A fa partie inferieure eft une avance
moufle qui donne attache à un ligament
qui de fon autre bout va s’attacher àune-
éminence qui eft à la partie fuperieure &
anterieure du tibia.
Du Tib.'a.-
La jambe eft faite de deux os, du ti¬
bia & du péroné , le tibia eft le plus gros'
iîtuéàla partie interne, fa figure ref-
femble à une colonne, fa partie fuperieu-
re eft plus grofle qu e l’inferieUre à fâ
partie fuperieure font deux condilles,un
interne & un externe, au-deflusdes con-
dilies eft une cavïté recouverte d’un car- •
tihgequi reçoit les condilles du fémur
par ginglime de la deuxième efpece; en- '
tre ces deux condilles eft une éminence
qui donne attache auxligamens croifés',
au-deflous des deux:-condilles & anté¬
rieurement eft une éminence qui donne
attache au ligam ent de larotulcjdetriere
!è Concilie externe eft une furfacerecôü-
verte d’un cartilage qui reçoit celle da
péroné.
Toute la longueur du tibia eft trian¬
gulaire , un des angles eft anterieur 8c
forme la crête; le deuxième eft interne ,
& le troifiéme eft externe qui donne at¬
tache à la membrane ligamenteufe ou in-
teroffeufe; ces trois angles déterminent
trois furfaces dont l’une eft interne qui
n’eft recouverte que de la peau , l’autre
eft externe & eft recouverte dujambier
an terieur, & la troifiéme eft pofterieure
recouverte dujambier pofterieur, &c.
A la partie inferieure du tibia font fur
les côtés deux cavités & dans le milieu
«ne éminence recouverte-d’un cartilage
qui s’articule avec l’aftragal par gingli-
me de la prem ière efpece ; à fa partie in-
terne eft une apophife appellée malléole
interne qui empêche la luxation da pied
en dedans., à fa partie externe eft une
«cavité qui reçoit le péroné.
Du Péroné.
Le péroné eft le deuxième desos de'
£a jambe, ü eft le plus menu fitué à la
$0
pârtie externe, fa figure reiïemble à une*
colonne; à fa partie fuperieure il y a une
tête qui aune furfaee recouverte, d’un
cartilage qui pofe fur celle du tibia* dans
fa longueur il y a trois lignes éminentes
dont l’interne donne attache à la mem¬
brane ligamenteufe*les deux autres & les
furfaces donnent attache aux .mufcles
peroniers anterieurs 8c pofterieurs, 8tc.
La partie inferieure du péroné effc re¬
çue dans la cavité du tibia 8e forme une
grolïè apophife nommée mâlleole exter¬
ne qui intérieurement forme une furfaee
recouverte d’un cartilage qui pofe fur 1»
partie latérale de l’aftragal, elle empêche
auffi la luxation du pied en dehors.
Du Pied.
Le pied Ce divife en tarfe,en metatarfe -
{k en doigts, le tarfe eft fait de fept os»
De t'Jfimgul.
L’aftragal eft le premier des os du taf-,
fe, il a dans fa partie fuperieure fur les
côtés deux éminences 8c dans le milieu
une cavité recou verce d’un cartilage poui?
s’articuler avec le tibia par ginglime de
ï#
îâ pferhîere efpecejfur fes côtés font detné
farfaces recouvertes aufïi d’un cartilage
fur lefquellespofent les deux malléoles, à
fe partie inferieure eft une cavité recoud
Verte d’un cartilage qui reçoit l’éminen¬
ce du calcanéum, à fa partie anterieure
eft une grofle tête recouverte d’un car¬
tilage qui eft reçue dans le feaphoïde.
Du CulcAmum.
Le Calcanéum eft le deuxieme des oS
idu tarfe , il a dans fa partie fuperieure
tme groffetête recouverte d’un cartila¬
ge qui eft reçu dans la cavité de l’aftra-
gal; à fa partie anterieure il a une furfa-
ce recouverte d’iin c’artilagequi reçoit
le cuboïde, par fa partie pofterieure il
forme une groffe apophife nommée le
talon , fa partie interne eft fort échaft-
crée pour le paffage des vaiffeaux, 6s
des tendons flechiffeurs des doigts.
Du Saipboïle,
' Le fcapboxde,' autrement appelle navî-
«ulaire, eft; le troifiém'e des os du tarfe, il
a dans fa partie anterieure trois furfac es
s*
«couvertes d’un cartilage pour reeevoîf
les trois cunéiformes; à fa partie pofte*
rieureeft une cavité auifi recouverted’uft
cartilage qui reçoit la tête de l’aliragali
Du Cuboïde ;
Le Cuboïde eft le troisième os du tarA
fe, ilafix f u faces dont trois font re¬
couvertes d’un cârtilage, l’antçrieure fe
joint à l’os du metatarfe qui foûtient lé
petit doigt & le doigt annulaire , la po-
fterieure fe joint avec le calcanéum , 8e
l’externe avec un des cunéiformes, à fa
partie inferieure eft une goutiere qui lof
ge le tendon du peronier pofterieur».
Des Cunéiformes.
■ Lés cunéiformes font les trois dernier^
6s du tarfe, on les nomme tels parce
qu’ils font plus larges d’un côté que de
l’autre^ on les diftingue en grand,moyen
& petit, le grand répond âu poulce, le
moyen au doigt du milieu, & le petit
eft entre ces deux-ci ; le grand eft plus
large en deiïous qu’en demis , les deuié
autres font plus larges en defîus qu’ea
( delTbus, ils ont des lurfaces recouvertes
jd’un cartilage pour leur articulation avec
les os du metatarfe, le fcaphoïde, le eu-»
|>oïde, &entr’eux.
pnfin le tarfe avec le metatarfe for-
ment en deflus une convexité appelles
le coude du pied & une concavité gg
^delTous appellée la plante du pied»
Du Metatarfe,
Le metatarfe eft fait de cinq os ob»
longs , convexes en deflus & caves en
deïïous,ayant dans leur extrémité pofte-
ïieure des furfaces pour leur articulation
.entr’eux &ç avec le cuboïde 8c les cunéi¬
formes, 8c dans leur extrémité anterieur
re des têtes recou vertes de cartilages pour
s’articuler avec les premières phalanges
par genou, ils laiffent des intervalles qui'
logent 8c donnent attache aux mufcles
interoffeux.
Des Doigts.
Les doigts font cinq compofés chacun
de trois os appellés orteils , excepté le
poulce qui n’en a que deux , les mêmes
parties s’y rencontrent comme à larnain,.
Fin del’Ofteologie,
splangnologie.
C Omme il n’y a que le corps humain
qui foit le fujet de l’Anatomiey at¬
tendu qu’il n’y a que fur lui que nous
pratiquons les operations ; ainu ce fera!
de lui dont nous allons expliquer toutes
les parties moles.
On divife communément le corps hm
main en tête, en tronc & en extremitez,
autrement dit les branches.
Le tronc fe divife en trois ventres ’
fçavoir ventre fuperieur appelle la tête»
ventre moyen appelle torax ou la poi¬
trine , 8c ventre inferieur appelle bas-
ventre ou abdomen.
Le ventre fuperieur ou la tête a foi*
étendue jufqu’au col , & fe divife en
partie chevelue 8e en face ; la partie che¬
velue , c’efl: ce que nous appelions le
crâne qui fe divife en partie anterieure,
appellée fmciput ou le devant de la tê¬
te ou le front, en pofterieure appellée
occiput ou le derrière de la tête , en la-
teralle appellée les tempes, en fuperieu-
re appellée le vertex ou fommet qui
fait le milieu du devant, du derrière 8c
des côtez;enfin en inferieure appelle la
fiaze,.
A chaque tempe .fe rencontre une
éminence appellée oreille externe qui
eft cartilagineufe, qu’on divife en plu*
fleurs parties, fçavoir la fuperieure qui
fe nomme Parle ou pinna8cl’inferieurele
lobe i qui eft l’endroit qu’on perce aux
filles pour mettre les boucles d’oreille f
le circuit extérieur & le plus confidera-!
file, 8t qui fait partie de l’aile,fe nomme
Hélix; le circuit intérieur & le plus pe¬
tit eft l’enthelix. L’éminence qui eft à la
partie anterieure dè la conque ou proche
les tempes , le nomme l’antitrague, &
celle qui lui eft oppofée, fe nomme le
trague; entre ces deux éminences 8c le
lobe, & l'amhelix, eft une foffe appel-
Jée la conque ou la ruche , qui fait l’en¬
trée de l'oreille interne; au defTûs eft un
enfoncement longuet- qui fe nomme la
nacelle»
Lu face eft ce qui commence au front
& finit au menton ; elle, fe divife com¬
munément, en deux mâchoires, dont
l’une eftfuperieure 8cl’autre inferieure
rencontre plufieurs parties | d’a-
bord dans fon milieu il’ y a une' émk
nence appellée le nez , qui fe divife ea
partie fuperieure appellée la racine,8C en
inferieure appelle'e la baze;ee qui s’étend
depuis la racine jufqa’à la baze, fe nom¬
me le dos du- nez , la baze eft la partis
la plus large 8c forme deux ailes fepa-
rées par un cartilage appelle la colonne
du nez j ces deux aîles 8e cette colonne
laiffent une ouverture de chaque côté j
appellée les narines;aux côtés de la racine
du nez font les yeux dont les parties ex¬
ternes font les paupieres,une fuperieure
& une inferieure ; leur réunion forme
deux angles appelles conamiffure, dont
l’un eft litué au coin' interne de l’œil ,
qui regarde le nez , 8c l’autre au coin
externe qui regarde la tempe ou l’o-
reille;au-deffusde la paupière fupérieure
& inferieure , eft un rebord fait du petic
cartilage appellé le tarce garni d'une
rangée de poils appellée cils j au-deffus
de chaque paupière fuperieure , eft une
autre rangée de poils appellée fourcils ;
au-delïbus de la colonne du nez eft; une
goutiere appellée filtre , deftinée pour
conduire la morve ; 8c au-deffous du
jpezeft une fente q,ui fait l’entrée de la
Ai i
bouche,qui eft formée par deux Ievres»
dont l’une eft fuperieure, & l’autre eft
inferieure, leur réunion forme deux an¬
gles appelles commiflure ; au-delfous
de la levre inferieure eft une éminence
appellée le menton , où on remarque
quelquefois une petite foffette, que
l’on prétend fervir à l’embelliffement.
Les parties latérales de la face fe
nomment les joues , qui font les enr
droits où l’on fe baife.
Au-deflous du ventre fuperieur, où la
tête eft une partie ronde, longue &
étroite, appeilée col , quife divife en
partie anterieure appellée la gorge ; en
pofteriéure appellée le col &Ja nuque,
ék en latérale appellée les jugulaires; à la
partie fuperieure de la gorge, eft une
éminence plus ou moins vifible, formée
par le larinx, appellée communément
la pomme d’Adam.
Le ventre moyen ou torax.fe divife
en partie anterieure appellée propre¬
ment la poitrine,où eft fitué le ftermum j
en pofterieure appellée le dos, en laté¬
rale appellée les côtés.
Chacune de ces parties fe divife en
•fuperieure, moyenne & inferieure &la<*
terâle, auxquels on n’a point donné de
nom particulier comme au bas-ventre.
A la partie anterieure de la poitrine
font deux éminencesappellées mamelles
plus groflès & plus apparentes aux fem¬
mes qu’auxhommes;elles fe divifent en
leur baze ou leur corps appelle pro¬
prement la mamelle eu le fein ou le tê-
' tonj & enleur pointe où fe trouve une
petite éminence appellée’le bout ou le
mamellon , qui eftenvironné ou enfer¬
mé d’un cercle brun qu’on appelle la
partie rayonnée ou areole.
Le ventre inferieur, appellé bas-ven¬
tre ou abdomen,fe divife en partie ante¬
rieure appellée proprement l’abdomen ;
en pofterieure appellée les lombes;& en
fes parties, latérales appellées les côtés
qui reçoivent differens noms.
La partie anterieure ou abdomen fe
divife en trois régions ; fçavoir une
fuperieure, appellée épigaftrique ; une
moyenne appellée ombilicale, & uner
inferieure appellée hipogaftrique.
On appelle région une cavité, qui
fous elle contient des parties qui ont
differens noms, differentes figures, dif¬
ferente s Situations & differens ufages*
A iij
La région épigaftrique s’étend de4
puis le Diaphragme 8c le cartilage Xi-
phoïde,jufqu’à deux travers de doigt au*
deflus de l'ombilic.
La région ombilicale s’étend depuis
la fin deï’épigafiriquequfqu’àdeux bons
travers de doigt au-deffous de l’ombilic.
La région hipogaftrique s’étend de¬
puis la fin de l’ombilical, 8c comprend
tout le refte du ventre.
Les doigts deftinés pour la mefure de
ces régions doivent être pris du fujet
fur lequel on travaille.
Chacune de ces régions fe divife en
trois , fçavoir en une moyenne qui re¬
tient le nom du tout , 8c en deux la¬
térales, qui en ont un propre jainfi la
région épigaftrique fe divife en celle
du milieu , qui retient le nom d’epigaf
tre , 8c en celles des côtés que nous
appelions les hypocondres droit 8c gau¬
che; les hypocondres font compris de¬
puis le diaphragme ,jufqu’à la derniers
des fauffes côtes.
La région ombilicale fe divife en
trois , en celle du milieu qui retient le
nom de l’ombilic , 8c en celle des
côtés qui s’appelle les flancs , dons l’un
efl à droit 8i l’autre à gauche j les flancs*
fout Compris, depuis la derniere faulfè
côte jufqu’à la partie fuperieure des os
des ifles ou jufqu’à fa crête.
La région hipogaftrique fe divife erî
deux, en une fuperieure, qui retient
le nom d’hipogaftre r 8c une inferieure
appellée pubis ou penil, fous lequel elt
compris le baflin.
Cette région hipogaftrique fe divife
entrois, en celle du milieu qui retient
le nom d’hipogaftre , en celle, des cô-
tés appellée les ifles droites 8c gauches \
les ifles font compris depuis la crête de
l’os ileum , jufqu’à la partie fuperieure
du pubis latéralement.
La région inferieure de l’hipogaftri-
que fe divife en trois , en celle du mi¬
lieu , appellée le pubis, 8c en celle des
«ôtés appellée les aînesdroite&-gauche;
Le pubis ou. penil fe trouve garni de
poil à l’âge de puberté
La région pofterieure du bas ventre
fe divife en deux, enfuperieure 8c en in¬
ferieure ; la fuperieure s’appelle propre-,
ment les lombes aux hommes » 8c le râ¬
ble aux animaux , qui eft l’endroit où
l’on les tâte pour fçavoir s’ils font gras ,!
& l’inferieure fe divife en trois, dont les.
g
partîeslateraîes font appellees les feffes,
8c celle du milieu la raye , qui eft une
goutiere ou enfoncement fitué entre
les deux fefiès, 8c qui va fe terminer
à une ouverture appellée anus, par où
fortent les excrémens ; au-deffous de
l’anus eft un intervalle qui s’étend
jufqu’au fcrotum, 8c eft fitué entre les
deux cuiftes appelle periné : outre ce¬
la il y a le commencement du raphe'-j
qui eft une ligne , qui parcoure le
periné , 8c le fcrotum 8c la verge juf-
qu’à Fextremité du prépuce , les extré¬
mités où les branches font fuperieures » I
apgellées la grande main, ou communé¬
ment le bras, 8c l’inferieure appellée
auffi communément la cuiflèou le grand
pied.
Les extrémités fuperieures fe divifent
en trois parties, dont la première eft le
bras , proprement dit s qui s’étend de-:
puisfon articulation avec la cavité gle-
noidede romoplatte, jufqu’à fon arti¬
culation avec l’avant-bras»
La fécondé eft l’avant-bras, qui s'é¬
tend depuis fbn articulation avec le
bras, proprement dit, jufqu’à fon arti¬
culation avec la main»
La troifie'me eft la main qui fe divi-
fe en carpe ou poignet, en métacarpe
& en doigt 3 qui font au nombre de
cinq naturellement à chaque main ,
dont le premier, qui eft le plus gros &
hors de rang , fe nomme le poulce ; le
fécond qui le fuit , fe nomme indica¬
teur, parce que par fon moyen nous
indiquons ou montrons quelque chofe ;
je troifiéme eft appelle le doigt du mi¬
lieu qui eft le plus long de tous ; le qua¬
trième qui le fuit, eft appelle le doigt
.annulaire , parce que c’eft à celui-là
* qu’on met ordinairement l’anneau d’al¬
liance : enfin le cinquième eft le petit
doigt , parce que c’eft le plus petit,
tant en longueur qu’en grolTeur ; on le •
nomme encore auriculaire, parce qu’é¬
tant le plus petit par fon extrémité*
il eft plus propre à porter au conduit de
l’oreille , foit pour la nettoyer, foit
quand elle nous démange.
La partie fuperieure du bras fe joi¬
gnant avecl’omoplatte,l’acromion, &
avec la clavicule, fe nomme commu¬
nément le moignon , &c vulgairement
l’épaule ; à la partie fuperieure & in¬
terne du bras, eft une cavité appellée le
fo
delfous du bras, ou l’aifièllequifetrou*
ve garnie de poil, & où fe trouve deS
glandes appellées axillaires.
L’éminence que forme la jonétionf
du bras, avec l’avant-bras à leur partie?
pofterieure fe nomme le coude, &
la partie anterieure fe nomme le ply
du bras.
Le carpe , ou poignet , & le meta-J
carpe, en-deftbus, ou à leur partie pok
terieure , forment une cavité , appellée
la paume dela ; main,& en-defiusfor¬
ment une convexité appellée le dos de
la main.
Les extrémité*inferieures fe drvifent
(en trois ,de même que les fuperieures J
fçavoir :
La première eft l'a cuiffe proprement
dite , qui eft comprife depuis fon arti¬
culation avec la cavité cotiloide des os
des iles, jufqu’à fon articulation avec le
tibia ou l’os de la jambe.
La fécondé eft la jambe qui s’étend
depuis fon articulation avec la cuiffe',
jufqu’à fon articulation avecle pied.
La troiliémeeft le pied qui s’étend
depuis fon articulation avec la jambe
jufqu’à l’extrémité des doigts, & qui
Tl
fe divife'en trois, qui font le tarce, le .
metatarce , r & les, doigts qui font cinq
à chaque pied , & qui ont le même nom.
qu’à la main , quoiqu’ils n’ayent pas
tous le même ufage ; à leur extrémité ,
comme à là main, fe trouve les ongles :
à la partie fuperieure & anterieure de
la cuiffè ; eft un pli appelle le pli de l-aî-
ne , & à la pofterieure au-deflous de
' chaque fefle eft un autre pli appelle le
pli de la fefTe»
A la jonction de la cuifle avec la jam¬
be, partie anterieure, eft une convexité
àppellée le genoüil, formé parla rotule;
à la partie pofterieure eft une cavité ap¬
pelle le jarret.
Toute la partie anterieure de la jam¬
be fe nomme la crête, & la partie pos¬
térieure lé gras ou mollet de la jambe,
qui eft une convexité qui rend l’hom¬
me plus parfait : aux parties inferieures-
& latérales de la jambe , fe trouvent
deux éminences , une de chaque côté ,
dont l’une eft interne, & l’autre exter¬
ne, appelléesmalleolles, & vulgairement
chevilles.
Le tarce & metatarce forment en déf¬
ias une convexité àppellée la voûte ou
dos du pied, 8c en deffoUS une conca-f
vite appelle la plante.
Des parties renfermées fous chaque région
du bas ventre.
Dans la région épigaftrique fe trouve
renfermée le lobe moyen du foye , l’o¬
rifice fuperieur 8c inferieur de l’eftomac
aufli-bien que la plus grande partie de
fon corps , la plus grande partie l’in-
teftin duodénum , la partie fuperieure
& moyenne de l’épiploon ,quidans cet
endroit eft attachée à la partie convexe
de l’eftomac , 8c au milieu de l’arc du
colum, l’artere 8c la veine coronaire
ïtomachique, l’artere cæliaque , l’ar-
tere mefanterique fuperieure, le com¬
mencement de l’artere fplenique 8t de
l’artere hépatique, le progrès de la vei¬
ne fplenique , le progrès de l’aorte
inferieure, le milieu de l’arc du colum,
une grande portion du pancréas , la fin
du canal colidoc, les veines laélées fe-
condaires ÔC le réfervoir de Péquet,
aufli bien que le petit épiploon 3 8f le
plexus ftomachique.
Dans l’hipocondre droit fe trouve ren¬
fermé
ïf
-fermé le grand 8c le petit globe du foye,
fes ligamens, l’entrée de la veine om¬
bilicale dans le finus de la veine porte,
la veficule du fiel, fon canal fiftique, la
fin de l’artere hépatique, la fortie du
canal hépatique, le commencement du
canal colidoc, l’entrée de la veine porte
dans le foye, la réünion de la veine me-
fenterique fuperieure avec la veine
porte aufli-bîen que de la veine fpleni-
que, la capfulle de gliffon le plexus
hépatique,la glande renaledumême cô¬
té , le progrès de la veine cave afcen-
dante , qui en paflant reçoit les veines
hépatiques, le couide droit de l’arc du
colum qui en paflant par cet endroit,
8c côtoyant de près la veficule du fiel,
fetrouve teint de la couleur jaunâtre;
enfin une portion de l’épiploon.
Dans la région hypocondre gauche
eft renfermée la rate , la fin de l’artere
fplenique, & le commencement de la
veine, le plexus fplenique, le fond de
l’eftomac 8c fes vaiflèaux courts, le
commencement du pancréas, la glande
renale du même côté, une portion de
l’epiploon ; enfin laterminaifon de l’arc
du colum ou fon couide gauche.
Dans la région ombicale , fe trouve
d’abord l’ombilic ou nombril, le com¬
mencement de la veine ombilicale, 8c
la fin des deux arteres du même nom;
& l’ouraque, une partie de l’épiploon
qui nage fur les inteffins, une partie des
circonvolutions de l’inteftin jéjunum,
le centre du mefcentere, 8c par confe-
quent fes glandes, 8c fes vaiffeaux , le
progrès de l’aorte inferieure 8c de la
veine cave afcendante, le commence¬
ment des arteres fpermatiques, de l’ar- .
tere mefenterique inferieure , 8c des
arteres émulgentes ; dans la région des
flancs droit eft contenue le rein droir,
la menbrane adipeufe , la fin des arteres
émulgentes 8c le commencement des
veines, le commencement de l’uretere,,
}a fin du cæcum 8c le commencement
du colum, qui monte vers le foye, le
commencement de La veine fpermati*
que , une portion de l’épiploon, 8c des
circonvolutions de l’inteftin jéjunum)
enfin le pluxus rénal.
Dans la région des flancs gauche ,
font contenues les mêmes parties 8c le
colum , qui dans cet endroit commen¬
ce à fçfmer fon s romaine.
Dans la région hÿpogaftrique pro*
prement prife , eft contenu le progrès
des arteres ombilicales & del’ouraque,
quelquefois Une portion de l’épiploon,
une portion des circonvolutions de l’in-,
teftin îleum, le commencement du re-
étum, la divifion de l’aorte & de la veii
ne cave en iliaquele fond de la veffie,
le fond & les cornes delà matrice aux
femmes, avec- les commencemens des
ligamens rond & large , & les progrès
des üreteres : dans la région iliaque,
droite , fe trouve une portion des cir¬
convolutions del’inteftin ileum , la po¬
che ou le fond du cæcum, fon appen¬
dice vermiculaire, le progrès de L’ure-
terè droite , le progrès des vaiffeaux
fpermatiques aux hommes,la plus gran¬
de portion des ligamens larges aux fem¬
mes, leurs ovaires ou tefticules,la trom¬
pe, le morceau déchiré ou du diable, la
fin des vaifleaux fpermatiques ; enfin
une artere 5c une veine iliaque externe
& quelquefois une portion de l’épi¬
ploon.
La région iliaque gauche renferme
les mêmes parties, & à la place du cæ¬
cum 5c de fon appendice, qui eft dans
Bij
1(5
l'ille droite, il y a la fia de l’s 'romaine
du colum.
Le pubis comprend le baflln , qui fait
la région balle de l’ipogaftrique & qui
renferme la fin des ureteres, & le col de
la veille, la fin du reélum, la fin des can-
neaux defferens,les velicules feminaires,
les proftates, l’orifice internede la ma¬
trice, fon col ou vagin , les veines & ar¬
tères iliaques internes & hipogaftriques.
Dans Taine tant droite que gauche, fe
trouve contenues également plufieurs
glandes appellées inguinalles , le pro¬
grès des vailTeaux fpermatiques ôè du
canal defferens aux hommes, le progrès
des ligamens ronds aux femmes, ôc le
commencement de la veine, de Tarte-;
re & du nerf crural.
Au delîous du pubis aux hommes fe
trouve la verge & le fcrotum ; la verge
fe divife entrois parties ; en celle qu’on
appelle la racine qui eft attachée au pu¬
bis , en celle qu’on nomme fon corps,
& en celle qu’on nomme fa tête.
Son corps fe divife en quatre parties,
en anterieure appellée le dos, en pofte-
rieure appellée l’uretre, & en fes par¬
ties latérales appellées les corps caver¬
neux.
La rête s’appelle le gland ou balanua
qui fe divifeenfabaze & en fa pointe.
La baze forme une efpece de bour-
let appellé couronnement ; à fa pointe
il y a une ouverture , qui eft la termi-
naifon de l’uretre ; entre la baze & le
corps de l’uretre dft une partie étroite
appellée le col du gland, il fe trouve
recouvert d’une efpece de calotte ap¬
pellée prepuce; le fcrotum eft un fac qui
renferme les tefticules, les épidimes, le
commencement des vaiffeaux defferens,
la fin des artereslpermatiques & le com¬
mencement des veines du même nom :
le fcrotum dans fon milieu a une ligne
appellée raphée, qui s’étend depuis l’a¬
nus jufqu’à l’extremité du prepuce ; le
pubis aux femmess’appelle la motte
ou mont de Venus,au-deflous de laquel¬
le font deux éminences longuettes ap¬
pelles grandes levres , entre lefquellcs
eft une fente nommée la vulve , où fe
trouve deux autres éminences appellées
les nimphes ou petites levres ; à la par¬
tie fuperieure de cette fente eft une pe¬
tite éminence appellée le clitoris 3 ou
verge féminine, recouverte d’une calot¬
te appellée prepuce; au-deflouseftune
i8
ouverture qui eft la fin du conduit de
l’uretre , au-deffous eft une autre ou¬
verture plus grande appellée orifice ex¬
terne de la matrice, qui fait l’entrée du
vagin ; dans les filles , il y a autour un
petit cercle membraneux , appellé hy¬
men ; dans les femmes, on trouve des
éminences appellées caronculles mirti-
formes, produites par la rupture du
cercle.
Du bas-ventre en particulier.
Le bas-ventre eft borné pardevant
par les mufcles droits & piramidaux 8c
des aponevrofes des mufcles oblique s 8c
tranfverfeSjpar derrieredés vertébrés des
lombes 8c des mufcles du dos , par les
côtés par la partie charnue des mufcles
obliques 8c tranfverfes, 8c par en haut
par le diaphragme,les faufîes côtes,8c le
cartilage Xiphoïde ; enfin par en bas >
par les os des ifles.
Ondivifeles parties du bas-ventre,
en ce que les unes font contenantes , 8c
les autres contenues ; les parties conte¬
nantes font diftinguées en communes 8s
en propres.
Les parties contenantes communes-
font celles qui envelopent génerale-
ment tout le corps, qui font l’épider¬
me , la peau, la graille, la membrane
adipeufe , appellée mal-à-propos des
anciens, panicule charnue ; ces parties
vont être expliquées dans la fuite.
Les parties contenantes propres font
deplufieurs fortes, les unes font char¬
nues comme les mufcles du bas-ventre,
les autres aponevrotiques, comme les
aponevrofes defdits mufcles, les autres
olTeufes & cartilagineufes comme les cô¬
tes & leur cartilage comme les verte-;
bres des lombes, l’os facrum , le coccix
ôt les os des ifles & leur cartilage v aufll-
bien que le Xiphoïde ; enfin les autres
font membraneufes comme la péritoi¬
ne. Les parties contenues dans le bas-
ventre font de trois fortes, les unes fer¬
vent à la perfection du chile & des ex-
cremens , comme le canal inteftinal,
les autres à la conduite du chile com¬
me les veines laCtées premières & fe-
condaires , les autres à la préparation
du fang, comme les glandes, dont les
plus confiderables s’y rencontrent ; en¬
fin les autres fervent à la génération»
20
DE L’EPIDERME.
L’Epiderme qui eft la première en-
velope commune à tout le corps , 8c
qui eft autrement appellée furpeau ou
cuticulle, eft une menbrane privée de
fentiment , fortement adhérante à la
peau qui ne s’en fépare que par acci¬
dents , cqjnme dans les brûlures J gan¬
grenés , 8c à la fuite des tumeurs 8c
des grandes tenfions où elles fe féparent
fort facilement, elle empêche que le
fentiment du toucher ne foit trop vif,
8c que l’air ne fafle trop d’impreffion,
ce qui fait que quand elle eft détruite,'
les mamellons , ou houpes 'nerveufes
font très-fenfibles 8c font douleur ju f-
qu’au rétabliiïèment de cette menbra¬
ne.
Elle eft de differente épaiffeur fui-
vant les endroits où elle fe rencontre ;
elle eft fort épaifTe à la plante des pieds,
. elle eft fort mince à la paume de la
main , 8c encore plus mince par le re-
ite du corps.
Enfin elle eft plus épaifle aux extré-
mitez, au ventre, au dos, 8e dans Pau-
très endroits, aux lèvres , & aux par¬
ties externes de la génération de l’un
8c de l’autre fexe , où elle eft des plus
mince»
"De la peau, 1
La deuxième des enveloppes du corps
eft la peau, autrement appeilée le cuir
ou le derme ; elle fe trouve immé¬
diatement fous la furpeau ou épider¬
me, à qui elle eft fort adKerante.
Cette peau renferme fous elle plu-
fleurs parties, qui font le corps ou-la
membrane réticulaire , la mamillaire »
8c le tilfu ou parchemin ; le tilfu de la
peau qui eft la membrane fituée entre
le corps grailfeux 8c le corps mamillai-
re 3 n’eft autre chofe qu’un compofé de fi¬
bres tendineufes, des quatre genres des
vaiflêaux entrelaffés tous enfemble d’u¬
ne maniéré à lailfer palfer les .tuyaux
excréteurs des glandes ; ce tilfu eft la
feule partie de la peau qui refte quand
elle eft corroyée.,8c que l’on nomme le
parchemin; la fécondé partie de la peau
eft le corps ou la membrane mamillai¬
re qui eft fituée entre le tilîu 8c le corps-
réticulaire 3 8c n’eft autre chofe que I’e-
panoüiffement des nerfs du tiflu qui for¬
me plu fieurs corps de differente figuré
appelles mamellons, ou Itoupes ner-
veufes, qui font l’organe immédiate du
toucher.
Entre les mamellons, ouhoupesner-i
veufes , il fe trouve des petits corps ap¬
peliez oignons qui fervent non-feule¬
ment pour i’inplantation des poiles ,
mais encore à les nourrir.
La troifie'me 8c derniere partie de la
peau eft le corps, ou fa membrane ré¬
ticulaire qui eft fituéefous l’épiderme «
fous quoi elle eft immédiatement atta¬
chée ; elle eft ainfi nommée réticulai¬
re, parce qu’elle eft percée de plu-
fieurs petits trous de differente gran¬
deur 8e figure qui répondent aux ma¬
mellons , ce qui la fait reffembler à un
réfeau; mais il faut obferver que cette
membrane eft double , 8c que par con¬
séquent l’une eft interne , 8c l’autre
externe , que c’eft la membrane inter¬
ne qui eft percée pour le paffage 8c
le logement des mamellons 8c des
oignons, 8c que l’externe au contrai¬
re eft entière , 8c recouvre les ma-
mêlions , quoique cependant elle' fc
trouve percée pour le paffage des
poils.
La peau eft de differentes couleurs,
fuivant le climat, ou fuivant le tem¬
peramment.
Suivant les climats, les Egyptiens
l’ont noirâtre, les Efpagnols l’ont ba-
fanné , les Mores l’ont noire , & les
François l’ont blanche, mais le tout
équivoque fuivant le temperamment;
les uns l’ont rouge , comme les fan-
guins , les autres l’ont jaune comme
les bilieux, les autres l’ont blanche
comme les pituiteux , & les autres
l’ont plombée comme les mélancoli¬
ques.
Il faut obferver ici, que les diver-
fes couleurs qui furviennent à la peau
de la part du temperamment , fe ma-
nifeüent au travers-de l’épiderme s ôc
ne la font paroître de la même couleur
que par rapport à fa tranfparence, ainfi
ces couleurs viennent de la peau , &
non de T épiderme ; mais il faut aufli
obferver que l'épiderme a diverfes
couleurs qui lui appartienent , & non à
la peau, par exemple, la noirceur, la
*4
blancheur, & enfin toutes celles qui
font caufées de la part des differens
climats.
La peau, auffi-bien que l'épiderme
fe trouve percée de plufieurs trous,dont
les uns font fenübles & manifeftes , &
les autres font imperceptibles ou înfen-
fibles ; les fenfibles font comme les ou¬
vertures des yeux , de la bouche , du
nez , des oreilles, cfe l’anus, du gland,
du vagin, êc de l’uretre aux femmes.
Les trous infertfibles font de deux for¬
tes,les uns donnent paffage à Iatranf
piration qui eft de deux fortes, une
îenfible, & l’autre infenfible ; l’infen-
fible tranfpiration eft lorfque nous
liions, c’eft-à dire qu’il s’élève de no¬
tre corps une fumée , & la fenfible
tranfpiration eft lorfque toutes les par¬
ties externes de notre corps font moiiil-
lées , & que nous en voyons couler
des goûtes d’eau en forme de larmes ;
enfin les autres trous infenfibles, font
ceux qui donnent palfage aux poils.
Delamembune adippeufe. ^
La troifiéme & derniere enveloppe
com-
"Commune à tout le corps , eft la mem-
•brane adippeufe auifi nommée, parce
qu’elle renferme la graille, cette mem¬
brane eft double ; l’une e-ft adhérante
au tiiïu de la peau , & l’autre eft ad¬
hérante à la membrane qui recouvre les
mufcles , 8c entre ces deux membra¬
nes fe trouvent des cellules membra<-
neufes qui ont toute communication
•les unes dans les autres, 8c qui font
adhérantes à la furface interne de cha-
que-membrane-j ce font ces cellulesqui
-reçoivent la partie fulphureufe du fang
qui fe congelle enfuite , 8c forme une
üabftance appellée la graiffe.
De lagratffe..
La graiffe eft un corps d’une confît
■ftance plus ou moins dure , plus ou
moins blanche , plus ou moins épaifîe,
•qui feliquifie , 8c qui fe fond faciles
ment au feu , 8c s’endurcit au froid,
formée de la partie huileufe.8c fulpjhu-
reufe du fâng qui eft apportée par les
extrémitez des arteres capillaires, 8c
k ëépofée dans les cellules membraneu-
fes, après que les glandes , que l’on
prétend s’y rencontrer l’ont féparée;
ôc s’y étant repofée, elle s’endurcit, la
graille fe trouve plus abondante dans
des endroits que dans d’autres ; par
exemple, il y en a beaucoup au ven¬
tre , aux fefles & aux mamelles , ôc
moins fur les mains, ôc fur les pieds,
ôc point du tout au bord des lèvres, aux
paupières, au fcrotum , à une partie de
la verge, ôc à toutes les parties qui fe
rencontrent à la vulve des femmes, il
s’en trouve beaucoup auto.urdes reins,
au mefantere, à la bafe du côèur , ôc
à d’autres endroits.
Il y a plufieurs fortes de graiffes;
l’une fe nomme axongç, ou lard ou
graille, fuivant les animaux , comme
celle qui fe trouve dans toute l'habitu¬
de du corps fous la peau ; l’autre s’ap¬
pelle fuif qui fe trouve autour des
reins, à la bafe du cœur, au mefantere,
ôc à l’épiploon , ôc qui eft de couleur
blanchâtre ; l’autre fe nomme fuc hui¬
leux quife rencontre dans les interfti-
ces des mufcles enfin la derniere fe
trouve dans l’interieur des os , dont
l’une a le nom de moelle , ôc l’autre de
lue moelleux ou médullaire.
Les ufages de la graiffe font diffetens
fuivant les endroits ou elle fe rencon¬
tre , celle qui fe trouve autour du cœur
fert à humeéter les fibres , & empê¬
cher qu’ils ne fe defîechent trop à cau-
fe de fon mou vendent continuel} celle
qui fe trouve autour desseins eft defti-
née poür adoucir l’âcreté des Tels de l’u¬
rine qui pourraient faire imprefiion ;
celle qui eft autour des gros inteftins ,
èft deftinée à lubrefier Ôc à humeéter
leurs fibres; celle qui fe trouve dans
l’interftiee des mufeles , 8c qui a été
appellée fue huileux, fert à humeéler
leurs fibres, & à les rendre plus fou-
pies ; celle qui fe trouve à l'endroit
des articulations , fert à les humeéter
& aies oindre , afin que le mouvement
fe falfe avec liberté ; celle qui fe trou¬
ve dans toute l’étendue du corps fert à
î’embeliftement , à conferver la cha¬
leur naturelle, à oindre , St à lubre¬
fier la furface externe de la peau , en
la rendant plus fouple , plus flexible »
plus douce i plus polie , & plus tendre
& délicate : enfin celle qui fe trouve
dans les os, fert à rendre leurs fibres
moins fecs, 8c par conféquent moins
caftants. C ij
z8
Des Mufcles du bas-ventfe.
Les mufcles du bas-ventre font uns
des parties contenantes que nous avens
dit lui être propres, ils font au nombre
de dix, cinq de chaque côté, quelque»
fois il n’y a qu’un piramidal, & pour
lors , il n’y en a que neuf, d’autres fois
il ne s’en trouve que huit, lors que les
deux piramidaux manquent.
Le premier eftle grandoblique , l’o¬
blique externe, l’oblique defeendant, il
s’attache par en haut par fon aponevrofe
à la partie inferieure & externe du ftêr-
num , au cartilage xiphoïde partie ex¬
terne., confond près'de cet endroi tquel-
qu’un de fes fibres avec le grand pecto¬
ral , fournit des digitations qui font au
nombre de fept , dont les deux pre-
m ; eres s’attachent à la face externe de
la partie offeufe des deux dernieres
vrayes côtes , Sc les cinq autres s’atta¬
chent à la face externe de la partie offeu-
fe des cinq fauffes côtes; de plus les qua¬
tre premières digitations s’entrecroi-
fent avec celles du grand dentelée , de
même que les doigts des deux mains
» 9 .
s’cntrecroifent l’une dans l’autre & les
trois dernieres s’entrecroifent avec cel¬
les du grand dorfal, couvre enfuite la
partie latérale du ventre , s’attache à la
levre externe de l’os ileum , par une
portion de fon aponevrofe fe joint inti¬
mement , avec celle de l’oblique inter¬
ne,paffepardeflus un des mufcles droits/
& va fe terminer à la ligne blanche qui
eft leur union avec ceux du côté oppo-
fé, & qui s’étend depuis le cartilage
xiphoïde immédiatement jufqu’à l’os
pubis.
Le fécond des mufcles du bas-ventre
eft l’oblique interne, le petit oblique,
l’oblique afcendant, il s’attache par en
haut à la partie inferieure & externe
du fternum ou cartilage xiphoïde face
externe, s’attache au rebord inferieur
externe du cartilage des deux dernieres
vrayes côtes , au rebord inferieur & ex¬
terne du cartilage des cinqfaufles, con¬
fondant dans cet endroit fes fibres, avec
celles des mufcles intercofteaux exter¬
nes , couvre la partie latérale du bas-
venrre, s’attache à toute la crêtte de
l’os ileum par une portion de fa partie
charnue, s’attache à la partie fuperieu:
te-des 09 pubis j fous l’aponevrofede
l’oblique externe j ce mufcle aufli-bieri
que celui du côté oppofé fournit enfui-
te deux aponevrofes , dont Pune eft in¬
timement unie & confondue avec celle
de l’oblique externe, & paffe pardeffus
un des müfcles droit& l’autre s’unif-
fant aufli avec celle du tranfverfe, paffe
pardeflous le mufcle droit en lui fervant
pour ainli dire de gaine , vont enfuite
le terminer à la ligne blanche»
La 3. des mufcles du bas-ventre, eft
le tranfverfe , il s’attache à la partie in¬
ferieure & externe du fternum au carti¬
lage xiphoïde , face externes’attache à
la face interne du cartilage des deux
dernieres. vrayes côtes où dans c,et en¬
droit il confond fes fibres avec celles
du diaphragme , s’attache aufli à toute
la face interne des cartilages des cinq
fauffes côtes, aux apophyfes tranfverfes
des. trois vertebres moyennes des lom¬
bes à toutelalevre interne de l’os ileum
par une portion de fa partie charnue,
s'attache aufli. à lapartie fuperieure d’un
des os pubis fous l’oblique interne,for¬
me enfuite une aponevrofe, qui s’unif¬
iant avec une de l’oblique interne,paffe
pardeflous un «lufcle droit, pour aller
fe terminer à la ligne blanche; ce mufcle
fournit encore une autre aponevrofe
moins eonfiderable q,ue celle qui va à la
ligne blanche , & qui fe trouve à l’en¬
droit des flancs, 8c qui paffepardeffous
le grand doifal, le quarré des lombes
8c le facré , elle s’attache auxapophyfes
tranfverfes des vertebres des lombes :
de plus le mufcle eft. fi fortement uni
avec le péritoine, principalement à l’en¬
droit de fon aponevrofe , qu’il eft diffi¬
cile pour ainfi-dire del’enféparer ,.fans
y faire quelque ouverture, à moins que
d’y prendre bien garde, 6c d’être adroit
aie diffequer^
Le quatrième mufcle du bas-ventre
eft le mufcle droit, il s’attache à la par¬
tie inferieure ôt externe du fternum au'
cartilage xiphoïde face externe , à la
face externe des deux dernieres vrayes,
& de la première des faufles côtes , fe
termine enfuite en droite ligne , 8cper-
pendiculairement enveloppé dans tout
fbnchemindes aponevrofes des mufcles
obliques Ôc tranfverfes, 8c va fe termi¬
ner à la partie fuperieure d’un des os
pubis fous le tranfverfe.
Le cinquième ôc dernier des mufcles
du bas-ventre eft le piramidalil s’at-
tache à la partie fuperieure d’un des os
pubis, enfuite monte en diminuant de
volume , pour s’attacher par une ef-
pece de petite aponevrofe à la ligne
blanche , trois ou quatre travers de
doigt au-deflus des os pubis , cinq du
côté oppofé , qui ont les mêmes at¬
taches , font le nombre de dix , qui
cependant varient comme il a été dit
ci-deffus.
Remarque fur des mufcles du bas-ventre.
Le premier eft nommé oblique,
parce que fes fibres vont oblique¬
ment; externe , parce qu’il yen a un
dellous qui eft auflî oblique ; grand ;
parce que celui de deflous eft plus pe¬
tit ; & defcendant, parce que les fibres
vont de haut en bas & de derrière en
devant.
Le fécond eft nômmé oblique, parce
que fes fibres vont obliquement ; inter'
ne, parce qu’il eft deflous le precedent;
petit, parce qu’il eft moins large Ôt é-
tendu que le precedent; & afcendant;
parce que fes fibres vont de bas en haut
de derrière en devant.
Le tranfverfe eft nommé tel, parce
que fes fibres vont tranfverfallement »
traverfant la ligné droite du bas-ventre;
quelqu’un l’ont nommé tel, parce qu’il
s’attache à quelqu’une des apophyfes’
tranfverfes des vertebres des lombes ,
le mufcle droit eft ainfi nommé, parce
qu’ilfuit la ligne droite du bas-ventre;
& le piramidal eft nommé tel, parce
que commençant d’une. baze large à
Pendroit du pubis , il vient en dimi¬
nuant former une piramide.
Les aponevrofes des mufcles'obliques
&C tranfverfes font differentes les unes
des autres, en ce que celle de l’oblique
externe eft plus confiderable à fa partie
fuperieure qu’à fon inferieure qui eft
charnue ; celle du tranfverfe eft plus
confiderable dans fon milieu qu’à fes
deux extrémités qui font charnues , St
celle de l’oblique interne eft plus con¬
fiderable à la partie fuperieure qu’à fort
inferieure où elle eft charnue ; les apo-
nevrôfes des mufcles obliques & tranf¬
verfes dans leur milieu , & à l’endroit
où ils forment la ligne blanche, ont Un
trou ou anneau dans le fœtus , par
où paffent les vaiffeaux umbilicaux y'
& qui après la ligature du cordon fé
trouvé fermé quoiqu’ils rie laifTent ce-.
SV
pendant pas que de fe dilater* pour for¬
mer des tumeurs appellées exomphal-
les qui quelquefois font fi confiderables,
qu’outre qu’elles dilatent ces anneaux,
elles écartÊnrlès rriuMes droits les uns
des autres; ce qui dans un ferïs eft beau¬
coup plus avantageux pour le malade *j
en ce qu’il n’eft pas facile de s’y for J
ffier un étranglement , mais auffi il eft
plus difficile de contenir les parties
forties 8c de raprocher celles qui font
écartées. *
A la partie inferieure de l’aponévrofé
de chaque Jmufcle oblique externe fe
rencontre une ouverture , appellée an¬
neau deftinée pour laifler paffer aux
hommes les vaiffeaux fperrhatiques, 8c
aux femmes les ligamens ronds 8c par
accident l’inteftin ou l’épiploon , od
tous les deux enfemble; 8C c’eft cet ari-
neau qui étrangle les parties ; par con-
féquent que l’on dilate dans l’opera¬
tion du bubonoeelle;
Quoiqu’on ait prétendu que les rriuf-
cles obliques , internes 8c tranfverfes
füfient percés par leurs extrémités in¬
ferieures , nous obfervons cependant
qu’ils ne le font point 8c que les vaif¬
feaux Ipermatiques aux hommes Scies
îigamens ronds aux femmes , pafîenï
pardefîous l’extremité de ces mufcles.
Et fi quelquefois ces vaiffeaux paf?
fent au travers de ces mufcles , cela ne
vient que parce que quelqu’uns de leurs
fibres charnus, s’écartent les uns des au¬
tres , mais pour y avoir des anneaux»
il n’y en a point, puifqu’il n’y a que
l’oblique externe qui en ait.
L’anneau de l’oblique externe eft for¬
mée par deux pilliers, l’un eft anterieur
& l’autre pofterieur.
Les ufages des mufcles du bas-ventre
font, generaux & particuliers, les par¬
ticuliers font autant differens que la
direction de leurs fibrçs eft differente;
ainfi les fibres de l’oblique externe fe
terminent de haut en bas obliquement,
compriment les parties latérales du
ventre de la même maniéré.
Les fibres des mufcles obliques in¬
ternes fe terminent obliquement de bas
en haut, compriment les parties latéra¬
les , dans lé même feus.
Les fibres des mufcles tranfverfes fe
terminent tranfverfallement de la partie
anterieure à la partie pofterieure, com¬
priment les parties latérales du ventre
tranfverfallemeat , de maniéré que les
«rois mufcles étant appliqués les uns
,deffus les autres ils reprefentent cette
figure à peu près*; les fibres des rnuf-
cles droits s’étendent perpendiculaire¬
ment de.haut en bas.,& fe trouvent in¬
terrompus par des intervalles que nous
.appelions énervation pu 7 intérfedban
nerveufe qui font deftinées à diftinguer
ces mufcles en plufieurs, afin que leur
.action puiffe agir tout le long du ventre
en le comprimant également de toute
part dans fon milieu, ce qui ; n,e fe feroit
pû faire s’ils ^voient été charnus dans
toute leur étendue, parce qu’il auroit
.été comprimé dans fon milieu feule¬
ment , & non pas en haut ni en bas.
Les fibres des mufcles piramidaux ne
fe trouvent fituez.qu’au milieu de la ré¬
gion hipogaftrique , & ne fe terminent
qu’à la partie fuperieure de l’os pubis,
jufqu’au commencement de ladite ré-
gion-hypogaftrique en montant; ils fer¬
vent, à ce que quelques-uns prétendent,
à comprimer la veflie jorfqu’elle eftplei-
ne; mais comme.ces mufcles ne fe ren¬
contrent le plus fouvent pas, ils ne font
tloqp pas utiles : Il eft bien vrai qu’en ce
cas la partie inferieure des mufcles
droits eft plus large & plus epaiffe ea
recompenfe, ce qui les fortifie da¬
vantage.
Par le moyen de ces diffèrens plans
de fibres qui compriment le ventre en
differentesmanieresdedans toute fon é»
tendue, il en refulte les ufages gene¬
raux qui font produire les differentes
fecretions qui fe font dans le ventre ,
de faire fortir les excremens hors du
corps , de faire circuler le chile .afin
'qü?il puiffe continuer fon chemin 8c
s’aller rendre dans le refervoir, de
donner une fortie plus facile à l’enfant
contenu dans la matrice dans le tems
de l’accouchement, enfin de fervir à la
refpiration & ainfi des autres.
Les vaiffeaux les plus particuliers &
les plus vifibles qui fe remarquent à ces
mufcles font particulièrement au droit
deux artères dont l’un fe nomme ma-
maire interne qui fe trouve à la partie
fuperieure de ces mufcles, & l’autre
épigaftrique qui fe trouve à leur partie
inferieure ; les veines font aufïi deux
qui ont le même nom, la même fitua-
tion, & accompagnent les arteres.
Les arteres des autres mufcles vien*
D
tient des lombaires , les veines vont
aux lombaires 8c les nerfs viennent des
lombaires.
De l'Umbilic.
L’Umbilic doit être confideré oa
avant ou après la naiflançe , avant
la naiiïance c’eft un anneau deftiné pour
la continuation de la veine umbilicale
dans le ventre du foetus 8c le pro¬
grès des deuxarteres du même nom , 8ç
c’eft dont il fera parlé plus amplement ;
mais après la naiffance, c’eft une émi¬
nence en forme de bouton irrégulier,
formée par la réunion de ces vaifîeaux ,
8c fituée au milieu de la ligne blanche •
donnant pour lors attache à la veine
aux deux artères 8ç à l’ouraque.
Du, Péritoine ,
Le péritoine eft une membrane {im¬
pie d’un tiiïù fort ferré qui tapiffe tou¬
te la circonférence interne du bas ven¬
tre , 8c renferme comme dans un faç
prefque tous les vifceres contenus dans
icelui,& leur fournit à tous une envelo-
?9
pe commune , cette membrane a deux
furfaces, fçavoir une extérieure qui eft
inégalé pour mieux s’attacher aux deux
mufcles tranfverfes & à leur apo-
nevrofe , l’autre fùrface au contraire
eft trèsdifle & polie & de plus eft en¬
duite d’une humidité pour ne pas nui¬
re au mouvement des inteftins Sc em¬
pêcher qu’ils ne fe froiffent.
Le péritoine fe réfléchit par en haut
pour le paflage de l’œfophage & de la
veine cave inferieure , par en bas pour
le paffage du rerftum 6c du vagin aux
femmes.
Le péritoine forme des alongemens.
Les deux premiers font ceux qui font
faits par fon tilïu celulaire , qui con¬
duit aux hommes les vaiflèaux fperma-
tiques jufqu’aux tefticules , où étant
par venus ils fe dilatent 6c envelopent le
corps du tefticule, luifaifantla deuxiè¬
me membrane propre appellée élicroi-
de ou vaginale , aux femmes ces deux
alongemens conduifent les ligamens
ronds de la matrice , les envelppant
aufli bien que les vaiflèaux fpermati-
ques.
Les deux autres alongemens du pe«
Dij
4 °
moine font ceux qui accompagnent lei
vaifîeaux cruraux.
Le péritoine reçoit fes arteres dî
differens endroits, il en reçoit des
iphreniquesjdesépigaftriques&desma*
maires,6c par la circonférence des lom¬
baires.
Les veines vont porter le fang défit*
perflu à fa nouriture dans les veines du
même nom que les arteres, les nerfs lui
viennent des lombaires & des autres eit*
droits où elle eft voifine.
De l'Epiploon.
A l’ouverture du péritoine nous ap-
percevonsune partie dotante fur les in-
teftins en forme de membrane graiflèufe
ou adipeufeappelléeépiploonou omen*
tum , c’eft lui qui fait la hernie épiloi
celle quand il fe trouve feul dans la tu¬
meur » fon étendue eft plus ou moins
grande, car il ne paflè pas quelque*
fois que très-peu l’umbilic , quelque¬
fois il fe trouve beaucoup au^deffous j
quelquefois il tombe dans le fero-
tum ou dans l’aine , quelquefois il
fe met entre le col de la veille
êc celui de la matrice, ôc empêche
la génération comme on le prétend, en¬
fin il fe porte plus du côté gauche que
du côté droit, cette membrane eft gar¬
nie d’une grande quantité de graiffe
renfermée entre fa duplicature * dans
les cellules membraneufes, ce qui s’ob-
ferve dans les gens d’embonpoint
mais dans ceux qui ont eu des maladies
longues & qui font extenuez il y a très-
peu de graiffe, & quelquefois point du
tout , pour lors ce n’eft proprement
que la membrane.
Outre la duplicature de cette mem¬
brane qui renferme la graiffe , elle fe
trouve auffi double par fa partie fupe-
rieure & chaque membrane eft dou¬
ble fuivant cette compofition on lui
donne la figure d’une gibeciere. Les
deux membranes qui fe redoublent par
en haut font écartées l’une de l’autre, ce
qui fait que celle qui eft la plus inté¬
rieure s’attache à l’arc & à la barre du
colum , 8c fe nomme mefocoli m , parce
qu’elle lui fert demefanterre, & l’autre
qui eft la plus extérieure s’attache par
fa partie moyenne à la partie convexe
< de l’eftomac à fon orifice inferieur, à la
ratte ? au pancréas, & au foye $ çe*
42
deux membranes enfuite fe réunifient
enfemble, & c’eft ce qui flotte fur les
circonvolutions des menus inteftins
fans être attaché à aucune partie , fi ce
n’eft par accident ; les artères lui vien¬
nent de la gaftrepiploique * les veines
vont dans celle du même nom, & les
nerfs viennent des intercoftals, & de
la huitième paire ; les ufages de l’épi¬
ploon font de communiquer de la cha¬
leur au fond du ventricule , 8c aux in¬
teftins grelles, tant pour faciliter la dif-
fblution des alimens dans l’eftomacque
dans les inteftins grelles ; outre cet épi¬
ploon nous en remarquons un à la par¬
tie concave de l’éftomac entre fes deux
orifices appellé petit épiploon.
Du Canal intefinal.
Depuis le fond de la bouche jufqu’a
l’anus s’étend un canal membraneux ap¬
pellé communément inteftinal i qui a
différentes largeurs, differentes figures,
differentesfituations,differentscontours,
differentes divifions , differentes lon¬
gueurs , differents ufages & par coo;
fequent differents noms.
43
Du Pcehannx & de l’Oefopbage.
La partie fuperieure de ce canal eft
appellée Pharinx, qui fait la partie fu-
perieure de l’oèfophage qui forme com¬
me un fac mufculeux fitué précifé-
ment au fond de la bouche au-defîbus
de la baze de la langue, 8c à la partie
pofterieure du larinx ; il a été regar¬
dé comme l’orifice de l’œfophage , là
figure reffemble a fiez bien à un enton¬
noir , l’œfophage étant comme le ca¬
nal , c’eft lui qui reçoit le premier les
alimens.
Le Pharinx n’efl: donc qu’un com-
pofé de plu fieurs plans de fibres char¬
nues qui étant différemment arrangées
& ayant differentes attaches, par confé-
quent reçoit differents noms ; les uns
fervent à le fufpendre , & les autres
pour le dilater 8c recevoir les alimens ,
les autres à le contracter, afin que lef-
dits alimens puifient en fortir en conti¬
nuant leur route par l’œfophage qui eft
la fécondé partie du canal inteftinal.
La membrane externe du Pharinx^eft
ïa continuation de la plevre^ ykiternç
la continuation de celle qui tapi fie l’in-
terieur de la bouche.
Au-deffous de ce fac fe rencontre un
canal rond & l’ong qui s’e'iend jufqu’à
l’orifice füperieure de l’eftomac, ôc il
defcend le long de la-partie anterieure
des vertebres du col, fituée derrière
la trachée artere , & le long du corps
des' vertebres du dos, un peu latérale¬
ment , & à côté de l’aorte inferieure ,
ce qui fait qu’il parcourt -toute la
poitrine , puis étant parvenu environ
îa derniere vertebre du dos , il palfe
par un ecartement que lui fournit le
diaphragme , enfuite quitte le nom de
l’cefophage,pour prendre celui d’orifice
fuperieur de l’eftomac.
Les arteres viennent de differents en¬
droits par où ils palfent ; les veines vont
uifli dans differents endroits,ou pour
mieux dire à l’afigos, & les nerfs vien¬
nent de la paire vague ou huitième
paire.
De VEflomc.
La troifiéme partie du.canalintefti-
nal eft l’eftomac ou autrement appellé
le ventricule, qui eft le véritable inf-
trument de la chihfication , il eft fî-
tué au-deflous du daiphragme, occu¬
pant la région épigaftrique , 8c antici¬
pant un peu de l’hipocondre gauche ,
par le moyen de fon fond.
Sa figure eft aiTez femblable à celle
d’une cornemuze , lorfqu’on y laiffe
l’œfophage 8c une partie du duodénum*
On confidere plufieurs parties à l’ef-
tomac , fçavoir les deux orifices, (on
fond 4 la partie convexe ou la grande
courbure , la partie concave ou la pe¬
tite courbure, fa face anterieure 8c fa
Face pofierieure, de ces deux orifices
l’un a été diftingué en fuperieur, &
l’autre en inférieur ; le fuperieur eft
fitué du côté gauche , 8c qui n’eft que la
continuation de l’œfophage, qui prend
ce nom après avoir percé le dia¬
phragme , 8c l’inferieur eft fitué du
'côté droit , faifant l’extremité de la
partie la plus étroite de l’eftomac , 8c
finit en un cercle fibreux 8c membra¬
neux , que l’on appelle valvule ou
pillorequi permet bien aux alimens de
fortir de l’efiomac , pour entrer dans
l’inteftin duodénum , mais il les em¬
pêche auifi de retourner dans l’efto-
fhae \ le fond de l’eftomac eft uneef-
pece de cul de fac , fitué du côté
gauche dans l’hipocondre gauche*& qui
eft au-defious de 1*orifice fuperieun
La partie convexe de l’eftomac où
la grande courbe * e’eft celle qui
regarde les menus inteftins , & qui
donne attache à la partie fuperieure d’u¬
ne des duplicatures de l’épiploon*
La partie concave de l’eftomac où
la petite courbe eft celle qui fe ren¬
contre entre les deux orifices qui re¬
gardent le diaphragme , qui loge le
moyen lobe du foye , & qui donne
attache au petit épiploon , qui rem¬
plit toute fon efpace.
La face anterieure eft celle qui re-
garde le cartilage xiphoïde , & la face
pofterieure eft Celle qui regarde la
derniere vertebre du dos & la première
des lombes, & fous laquelle fe trouve
le pancréas qui tranfverfe cette partie,
en maniéré de barre.
Enfin toutes ces parties réunies en*
femble font ce que nous appelions le
corps de l’eftomac.
L’eftomac reçoit fes nerfs de la hui¬
tième paire qui fait un plexus fut
fon . orifice fuperieur appelle' plexus
-fioiuaehique, il enrpçôit auffrquel¬
ques branches des interçoftales.
Le fang deftiné ppur fa nourriture lui
eft apporté par une artere appellée coro-i
naire ftomachique, qui eft une diftri-
bution de la cæliaque , outre cela il
lui vipnt encore deux artères pour ai¬
der à fa nouriture , dont l’une vient
de l’hepatique , & fe pomme gaftri?
que droite ou grande gaftrique, & Tau-*
tre vient de la fpleniqpe appellée
gaftrique gauche ou petite gaftrique;
il y en a encore d’autres petites qui
viennent de la fplenique , à l’endroit
PP elle entre dans la partie concave de
la rate,elles fe nomment vaifleaux courts
ôç vont fe diftribuer au fond de l’ef-
tomaç.
Le fang qui n’a pu être employé
pour la nourriture de l’eftomac , eft
pris par autant de veines qu’il y a
d’arteres , & ont le même nom ; ces
vçines fe déchargent dans la veine por¬
te , jl y a de même que les arteres des
veines qui partent de fon fond , appel-
lées vaiifeaux courts, qui ont communi¬
cation à la partie concave de la rate»
4 *
où elles déchargent le fang , dans le
rameau qui forme la veine fplenique
au fortir de la race.
L’ufage de l’eftomac , eft de rece¬
voir les alimens que nous prenons,
foit liquides ou folides , 8c de les garder
pour un tems jufqu’à ce qu’ils foient di-
vifez entièrement, diffous & réduits en
boüillie ou en chile , ce qui s’exécute
tant par une liqueur diflolvante , qui
fe rencontre dans l’eftomac , Sc par le
mouvement de toutes les parties qui fe
frappent continuellement & produifent
leur trituration : mais comme cette
boiiillie n’efl proprement pas un chile,
puifque c’eft un mélange des groffiers
& des fubtils, pour ainfi dire , leur
féparation s’en fait dans les menus in?
teftins, par la prefence de labile, 6?
du fuc pancréatique.
Des Intefiins.
On doit appeller proprement canal
inteftinal , ce qui s’étend depuis le
pilore ou la fin de l’orifice inferieure de
l’eftomac jufqu’à l’anus ; & c’eft dont
il va être parlé.
Les inteftins font des corps mem»
braneux , longs , ronds , creux 8c
continus , faifant plufieurs circonvolu¬
tions diyerfement rangées 8c .fituées
dans b capacité du bas-ventre.
Usi font communément divifez en
grelles & en gros, les g-rell.es font nom¬
més tels parce qu’ils, font les plus me¬
ntis; ils font trois, fçavoir le duodes
n.um ,1e jeju-num & l’ileum.
Les gros font a'nfi nommez y parce
qu’ils font plus gros que les précedens,
& font auffi trois ; fçavoir , le cæ¬
cum , le colum 8c le.reétum.
Ces deux genres d’inteftin font diffé¬
rons les uns des autres en fituation , en
ce-que les gros font prefque tout le
tour du bas-ventre, les grelles l’oc¬
cupent indifféremment , étant fituez
entre, les gros 8c renfermé pour ainfi
dire par eux.
. Ils diffèrent encore entre eux enufa-
ge, en ce que le duodénum 8c le jeju-?
num conduifent le ch île mêlé d’excre-
mens , que i’jleüm, le cæcum 5c le co¬
lum conduifent plus d’excremens - que
de-chile,.5tle reélum.ne contient 8c
conduit que.des excremens ; de plus le
.■ÿ®
duodénum fournit à cette bouillie la
matière de fa fepararion, du la part de
la bile & du fuç pancréatique qui y
vient abonder; le jéjunum fepare le
chile des excremens enjlui donnant en¬
trée , l’ileum conduit les excremens.
Le Colum les prépare, leur donne
une confillance folide & fepare aufli
bien que l’ileum quelque peu de chile
dont il peut être chargé, le reétum re¬
çoit les excremens auquel il donne la
préparation, & il les charie dehors par
l'anus.
La longueur des inteftins approche
de "fept fois la longueur du fujet où ils
font tirés, v
De plus ils ont deux mouvemens, un
naturel, & l’autrèj contre naturelle
naturel fe nomme periftaltique ou ver-
miforme , il fe fait de haut en bas
& c’eft celui qui facilite le paflage du
chile dans les veines laétées , aufli
bien que la fortie des excremens. Le
contre-nature ou accidentel fe nomme
cntiperiftalrique qui eft contraire au
precedent ; c’efl-à dire, qu’il fè fait de
bas en haut , & pour lors les matières
ïçmontent & rentrent dans- i’.eftomac ,
femontent par ï’œfophage & fortent
par la bouche , comme cela fe remar¬
que dans le miferere ou dans les her¬
nies avec étranglement*
Du Duodénum.
Le premier des inteftins grelles , eft:
le duodénum nommé tel*parce que l’on
prétend qu’il a douze travers de doigt
de longueur ; ; mais fa longueut eft ter¬
minée depuis le pillore jufqu’à l’en¬
droit pù il perce lemefahtere , cet in-
teftin n’a aucune veine ladlée, il eft
plus rouge & plus épais que les autres
grelles ; en partant du pillore il def-
cend un peu de haut en bas, enfuite fe
téflechit de’ droit à gauche en for¬
mant un cculde , enfuite perce le me-
fantere où il finit : environ fon tpi-
lieu il donne entrée à deux caneaux,
dont l’un fe nomme colidoc, qui vient ■
dégorger la bile , & l’autre s’appelle
pancréatique ou canal de virfongus *
■qui y vient décharger le fuc pancréa¬
tique , ces deux liqueurs fe nomment
recremens , elles fe mêlent avec le
chile 8c rentrent avec lui dans la mafle
' Eij
fanguînaire , cet inteftin reçoit le fang
pour fa nourriture d’une artere parti¬
culière qui quelquefois eft double, ap-i
pellée duodenal qui vient de l’hépati¬
que avant que d’entrer dans le foye, le
fuperflu du fan g eft reporté par une vei¬
ne du même nom dans la veine porte,
Duÿejunum.
Le ' cond des inteftins grelîes, eft
le jejui m ainfi appelle, parce qu’on le
trouve i iours moins rempli que les
autres n ft beaucoup plus long que
le duodénum & moins que l’ileum, fes
circonvolutions occupent non-feule -
ment la région umbilicale , mais en¬
core les régions des flancs droits ôfl
gauches, il eft moins rempli que les
autres , & on peut en attribuer la caufe
au grand & innombreux nombre de'
veines ladtées , qui y vont aboutir 8û
qui pompent le chile ; il eft plus lar¬
ge que l’ileùm , il commence à l’endroit
où le duodénum perce le mefanterey
cet inteftin forme quelquefois des tu¬
meurs au nombril appellées enterom-
phales & à la face anterieure du bas-*
Ventre nommées ventrales , il a beau¬
coup de veines latfte'es.
Leïllem.
Le troifiéme & dernier des greffes
eft l’ileum , il occupe non-feulement
les deux régions iliaques dont il em¬
prunte le nom , mais encore les régions
bypogaftriques par le moyen de fes
circonvolutions; cet inteftin commen¬
ce à la fin du jéjunum, 6c fuivant les au-
theurs où finiiïent de paroître les val-
vulles du jéjunum, & finit au cæcum ;
on le diftingue des autres non-feule¬
ment parce qu’il eft plus long 8c plus
étroit, mais encore par fa couleur bru¬
ne ou jaunâtre on prétend qu’il a la
longueur de douze pieds, mais la cho-
fe eft équivoque , parce qu’il eft plus
ou moins long fuivant la différence
des fujets : c’eft cet inteftin qui for¬
me le plus fouvent les hernies appel-
Jges bubonocelles, parce qu’il eft le
plus proche des anneaux ; c’eft aiffli
dans lui qui, fe forme le miferere ou
pallions iliaques, 8c pour lors les àli-
mens font obligez de refluer 8c de for-
tir par la bouche, U a peu de veines
laéle'es.
J>u Cæcum.
Le premier des gros inteftins eft le
cæcum , ainfi nommé, parce qu’il eft
en forme de cul de fac , ayant une en¬
trée ou fortie , fui vaut qu’on le veut
prendre & un fond , il eft fitué en
partie dans le flanc droit, un peu plus
bas que les reins, en partie dans la
région iliaque, & attaché par le pé¬
ritoine; on voir partir de fon cul de fac
un prolongement creux en forme d’ap¬
pendice -, appellé vermiforme ou cae¬
cal , ayant une entrée ou une fortie
fuivant comme on le prend : on lui a
donné lè nom de veriforme , parce
que cet appendice part du cæcum,
à l’endroit où les trois bandes tendi-
neufe du colum fe réüniflënt enfembte,
8c refîemble à un ver , elle eft fituée
dans la région iliaque droite ; à l’é¬
gard de fon ufage , auïfi bien que du
cæcum > il n’eft pas bien déterminé.
y?
Du Celant.
Le fécond des gros inteftins, eft le
colum qui eft le plus gros & le plus
large de tous,; il eft ainfi appelle , par'
ce que e’eft chez lui que fc font fen-
tir des douleurs appellées colique, fa
longueur varie fuivant les differens fu-
jetSj aufti-bien que fa_ largeur; mais
ii les bandes tendineufes croient tout-à-
fàit détruites , il augmenteroit de
longueur 8c de largeur de plus de moi¬
tié , parce que les valvulles difparoî»
traient.
Il commence au cæcum 8c finit au
reélum , & pour que cela fe puifie
faire, il faut qu’il, ait differentes fitua-
tions; fçavoir,-foh commencement eft:
dans la région du flanc droit vers les
reins , de là monte de bas en haut,
gagnant la région hipocondre droite
où il-forme fon premier arc ou coulde,
lequel eft fitué au-deffous de la veffi-
cule du fiel; en la touchant il s’em¬
preint de quelque peu de fa couleur,
& de là tranfverfe la région épiga-
flrique en formant la barre du colum.
î<?
de là varans l'ipôcondre gauche, où
étant parvenu il forme fon fécond arc
ou coulde , defcend enfuite de bas en
haut dans la région du flanc gauche j'
où il commence s à former fon s. ro¬
maine , enfuite va fe terminer, obli¬
quement à la partie fuperieure de l’os
facrum , où il finit fon s. romaine, pour
former le reétum ; par cette differente
fituation , il environne prefque tout
le ventre 8c contient dansloncercle les
menus inteftins, il y a. quelques vei¬
nes laétées.
Du reiïum.
Le troifiéme 8c dernier des gros in¬
teftins eft le reétum nommé tel, parce
qu’iL eft droit ; ou boyau gras, parce
qu’il efl: garni & environné de quantité
de greffe : fon commencement eft à la
partie 'ftrperjeure de l’os facrum , &
s’enfonçant dans la concavité dé l’os
fecrum 8c du coccix , va finir à l’anus
qui eft fon extrémité , par rapport au
chemin qu’il fait; il eft faux de le nom¬
mer reétum , parce qu’il commence
au côté gauche de la partie fuperieure.
«3e Pos facrum, 8c il ne fe trouve atf
milieu qu’environ l'a partie moyenne i
cet inteftin a environ' un pied de Ion»
gueur , êc il eft plus large par en haut
que par en bas, de plus il eft beaucoup
plus épais que les autres gros , 8c oc¬
cupe la régiqn du baflin , étant fitué
entre la veffie aux hommes 8c l’os fa¬
crum, 8c aux femmes entre la matrice 8e
fon col 8c l’os faêrum ; fon extrémité fe
nomme anus, lequel donne fortie aux
excremens ; autrement appelles ma¬
tières fécales , 8c eft formé par un muf-
cle circulaire appellé fphincfter de l’a¬
nus qui fera décrit dans la myologieÿ
de même que les deux qu’on nomme re^
leveurs.
VAijJeausc des intejlinù
Les inteftins reçoivent les nerfs d»
plexus mefanterique, leur artere vient-
par deux trônes ; l’un fe nomme me¬
fanterique fuperieure, qui part de l'aor¬
te-au-deiïus des émulgentes, 8c l’autre'
fe nomme mefanterique inferieure qut
part aü-delTous des émulgentes, leurs
Veines vont former deux troncs , dont
i’un fe nomme mefanterique fuperieu-
H qui va à la veine porte, & l’autre
inefanterique inferieure , qui va‘à la
veine fplenique ; on nomme encore ces
vaifleaux mefanteriques , & toute leur
■diftribution parcoure le mefantere, au¬
paravant que de fe terminer ; fçavoir
les arteres aux inteftins, & les veines
à la veine porte ou à la Iplenique.
Des Membranes du canal inteflinal.
Les membranes du canal inteftinal
font au nombre de quatre, la premiers
& externe vient de differens endroits
du péritoine > fuivant fa ficuation j la
deuxieme eft lamufcüleufe eompofée
de deux differens plans de fibres, dont
les unes fçnt^ longitudinales & les au¬
tres circulaires on ajoûte les fpirales
<jui font defïbus les circulaires , & qui
entourent le canal en maniéré de ville,
aidant à l’a&ion des fibres circulaires en
la rendant plusexa&e; la troifiéme eft
nerveufe , 8c la quatrième eft la velou¬
tée.
La membrane externe de l’oefopha- .
ge , eft la continuation de la plevre &
l’interne eft la continuation de celle de
la bouche ; la membrane externe de
l’eftomaç 8c des inteftins vient du péri?»
toine.
Lorfque les fibres charnues droites
•£e mettent en contra&ion , ils agran-
diflent la cavité du canal, le retrecif-
fent de longueur, 8c par là occasionnent
le palTage des alimens 8c des excre-
mens ; lorfque les fibres circulaires
agiiïènt , elles allongent 8c retrecifient
le canal en le diminuant de diamètre, 8e
par là obligent ce qui eû contenu d’en
fortir ôc de continuer fon chemin,
lorfque les fibres fpirales agifient ; ils
rendent avec les circulaires la com-
preflion plus exadke , les fibres droites
de l’œfophages’étendent depuis le pha»
rinx jufqu’à l'orifice fuperieur de l’eflo?
mac, les fpirales Te contournent obli->
quement autour de ce canal, 8c les cis-»
culaires en font le; Tour.
Les fibres droites de l’eftomac , font
Celles qui s’étendent depuis l’orifice Su¬
périeur jufiju’à l’inferieür, en paflant
tout le long de fa partie concave ou de
fa petite courbure ; les eircalaires font
celles qui vont de la partie concave à
la partie convexe, en paffant fur la face
anterieure ôc fur la face .pofterieure ,
■cn'l’entioiuiant ; on lui donne auffi des
€o
.fibres fpirales, qui vont depuis l’orificd
fuperieur de l’eftomac jufqu’à l’infe- '
rieur, en contournant tout au tour de
-fon.corps obliquement fans perdre leurs
continuitezj les fibres longitudinales 8c
^circulaires des inteftins ne different en
rien de celles de l’çefophage, tant en fir
tuation qu’en étendue & enufage.
Il faut pourtant obferver que quoi- .
que les fibres circulaires 8c lqngitudj.-
p alesde l’cefophage 8c del’eftomac nous
foient allez vifibles, .celles du reélurn
le font encore davantage, parce qu’elles
font plus épaiffes , 8c cela pour mieux
fervir à l’ufage àuquel il eft deftiné,
.comme de contenir les gros excremens.
.endurcis8c les pouffer en dehors.
La membrane nerveufe eft ceile qui
fe trouve fojus la charnue , 8c qui eft
très-fenfible ; enfin la veloutée 8c 1?
■ dernière eft la plus interne , 8c celle qui
garantit lfi nerveufe des attaques de
çç qui fe paffe dans le canal.
Des vaijfeditpçlü CMalinterJUnstl, j
L’œfophage reçoit les nerfs de 1?
, deuxieme paire, les arterej lui■yien-
i peqt
6i
àaent de l’aorte , & les veines vont à
i’afigos.
Les inteftins reçoivent les nerfs du
plexus méfanterique, leurs arteres vien¬
nent des méfanteriques , leurs veinea
fe nomment méfanteriques , à la fin de
l'orifice inférieur de l’eftomac fe ren¬
contre un bourlet appelle valvulle , 6e
par rapport à fon ufage , pilore ou
portier , ce bourlet n’eft autre chofe
qu’un compofé de fibres circulaires ,
qui font recouvertes de la continua¬
tion de la membrane velourée de l’ef¬
tomac; qui fie réfléchit 6e continue dans
iles icteftins.
De plus dans le canal inteftïnal fe
rencontre un grand nombre de fes
bourlet s appellés auffi valvules ; qui
font plus confidérables en grandeur
dans les gros inteftins que dans les pe¬
tits , mais en récompenfe , elles font
plus nombreufes dans les petits que
dans les gros; on prétend qu’il n’y a que
l’inteftin jéjunum, où il fe trouve des
valvules , 6c que dans le duodénum
8c l’ileum 3 il ne s’en trouve point, il
eft vrai que cela fe trouve , mais cela
Varie , car j’en ai vû dans l’ileum, à
۔
lia vérité le nombre n’eft pas fi grand j
pour ce qui eft des gros,il n’y a que le
icoecuxn & le colum qui en.ayent, caç
,1e rectum n’en a pas du tout.
Les yalvulles des menus.inteflins font
inommées conniventes,,elles fe,trouvent
arrangées fi irrégulièrement, qu’on n’y
-obferye aucun ordre, c’eft-à-dire, que
le milieu d’une ,fe trouve entre,les deu*
extrémités de l’autre., il y en a qui
font tout .le tour, d’autre.s qui ne le font
.qu’à.demi, ces yalvulles font defiinées
pour empêcher que le .chille ne pafijb
avec trop de précipitation , & par-
conféquent qu’il puilfe êtr.e repris plus
facilement par les embouchures des vei*
lies laéte'es premières.
Les valvulles des gros inçeftins font
•nommées demi circulaires,, elles diffe¬
rent des précédentes, en ce,qu’elles ont
un ordre plus parfait, car.elles fe trou¬
vent difpofées en .3. rangées,, elles font
plus grandesles unes que les autres,elles
font deftinéespour empêcher queles es-
cremens.enfortent trop promptement >
& afin qu’ils ayent le ,tems de fe mou¬
ler & de prendre.une confiftance mé-
dio.çremént folide;de plus on.rejnarquC
dans toute l’étendue du colum troî«
bandes tendineufes,qui dans l’intérieur
font la terminaifon des valvulles , ÔS
comme elles font trois , aufli il y a
trois bandes tendineufes , qui ne font
que l’amas des fibres longitudinales de
cet inteftin j ce font elles aufli qui par
leur moyen occafionnent les replis ou
valvulles , puifquequand elles font dé¬
truites , il n’en paroît aucune ; de plus*
les valvulles des menus inteftins diffe¬
rent de celles' des gros * en ce qu’elles
font formées par le repli de la mem¬
brane interne, 8c celles des gros , par
le replis de toutes les membranes ; ce
qui eft occafîonné par les bandes ten-
dineufes ; oni peut dire par là que la
membrane interne des menus inteftins
eft beaucoup plus grande.
A la jonétion de l’ileum avec le c cecüm,
eft une valvulle enmariiere de gueule de
Carpe , qui permet bien le paflage des
excremens de l’inteftin ileum dans le
colum , mais qui les empêche aufli
d’aller du colum dans l’ileum , aufli-
bien que les lavemens qui ne paflent
point cette valvule ; c’eft elle aufli qui
fait le commencement du cæcum, qui
<54 . - t „
à’a enfuite d’étendue que jufqu’a la fi#
du c ul de fa c.
Du Mefantere.
lés inteftins font retenus en fituatiotf
par le mefantere , autrement dit lai
fraife , il eft formé de deux mem-'
branes, qui font la continuation dtf
péritoine , & qui en donnant attache
aux inteftins leur fourniffent une mem- 1
brane commune; entre ces deux mem»
branes fe trouvent Contenues les veines
Iaélées premières & fecondaires , les
glandes méfanteriques , qui fervene
d’entrepôt au chile , la diftribution
des arteres 8t veines méfanteriques,
le plexus méfanterique.
Le méfantere a été diffingué diffé¬
remment , fuTvant les inteftins qui s’y
attachent ; celui qui retient les intef*
tins grêles , fe nomme mifereum ;
celui où s’attache le colum s fe nomme
mefocolam, & celui du reétum mefo-
reétum,quelqu’un nomme mefocœcunl
celui qui attache le cæcum.
Les nefs viennent de l’intercoftal
des lombaires & du plexus méfante*
tique.
.tes veines Retournent aux deux veines
méfiinteriques, & les artères viennent
des méfanteriques.
Des Glandes.
Glande n’eft autre chofe qu’un en¬
tortillement de veines , d’arteres , de
nerfs 8c de vaiffeaux excréteurs , qui
étant unis enfemble, forment de petits
corps en forme de ploton»
On fait de deux fortes de glandes,
les unes font conglobées, 8c les autres
conglomérées.
Les conglobées font celles qui ne
font formées que d’une feule glande ,
8c qui fervent d’entrepôt à la limphe ,
ils’en rencontre fous les ailfelles- nom¬
mées auxiliaires, aux aînés appelles in-
f uinales, aux lombes appellées lomb¬
aires , à l’os faerum appellées facrées>
aux méfanteresappelées méfanteriques,
au dos appellées dorfalles, au colappel-
lées jugulaires, à la peau appellées mil-
liaires, à la bouche appellées buealles Y
au péritoine, à la pleure, au larinx, à la
trachée artere , aux bronches , dans
toute l’étendue du canal inteftinal, 8c c»
¥ii]
r>6
Lefdites glandes conglobées font
chacunes enveloppées d’une membrane
qui leur eft propre , & ont un ou pla¬
ideurs petits canaux excréteurs parti¬
culiers qui donnent paffage à la liqueur
qui en doit fortir, après que la glande
lui a fervi d’entrepôt, ou après qu’elle
a filtrée, car quoiqu’on n’admette pour
glande conglobée , que celles qui font
uniques ôcqui ne fervent que d’entrepôt
à une liqueur , il y en a qui féparent
du fang une liqueur comme les bu-
calles 8c autres, 8c fi on donne à fes
dernieres le nom de glandes conglo*
bées, ce n’eft que parce qu’elles font
feules & uniques ; cette différence eft
néceffaire à fçavoir.
Les glandes conglomérées different
des eonglobées,en ce que celles-ci quoi»
que glandes communément appellées l
font compofées de plufieurs autres pe-r
tites glandes appellées grains glan¬
duleux , qui chacuus font enveloppés
d’une membrane propre ; mais tous réu¬
nis enfemble forment ce corps ou cette
glande communément appellce^qui eft
enveloppée d’une membrane à toutes
celles qui la compofent.
Chaque grain glanduleux qui com*
A
$ofe ïa glande dans fon entier a tus
petit canal excreteur particulier , qui
îe déchargé dans un qui eft commua
& qui eft la réunion de tous les autres j
ce commun eft celui qui conduit 1»
liqueur qui vient de tous les autres au
lieu néceffaire , & pour fervir aux
ufages , aufquels elle eft deftinée ; il
faut obferver que s’il étoit poffible'
de pouvoir féparer tous les grains
glanduleux, au fil-bien que leur canal
excreteur propre, & les tenir attachés
au commun , le tout approeberoit fore
bien d’une grappe de raifin, conll-
derant les grains glanduleux comme les
grains de raifin , les canaux excréteurs
propres comme les queues de chaque
grain de raifin, & le canal comme la
tige à laquelle toutes les queues de
raifin font attachées, à cette différence
cependant que dans les glandes , ce
font les canaux propres , & les com¬
muns qui rapportent de la glande , au
contraire dans la grappe de raifin „
c’eft la tige 8c les queues qui portent
à chaque grain de raifin. Les glandes
conglomérées font celles qui fervent
à filtrer ou à féparer du fimg quelque
liqueur particulière fuiyant leur nsy
ïtfres ; ces glandes font fituées en dif-
ferens endroits ,• font de differentes
grandeurs, de differentes groffeurs, de
differentes figures , de differentes cou¬
leurs 8c ont differens noms, & fervents
féparer differentes liqueurs, par exem- __
pie lés glandes laerimales qui filtrent
les larmes, les maxillaires fupérieures
8c inférieures, autrement dit les paroti¬
des 8c les fu'blinguales qui filtrent la
falive , le foye qui filtre la bile , le
pancreâs qui filtre le fuc pancréatique,
les reins qui filtrent l’urine * Les tefti-
cules qui filtrent la femence,8c autres:
outre ees glandes qui féparent du fang
quelque liqueur, & qui font conglomé¬
rées , il y en a d’autres qui en féparent
aufïï qui ne font que congïobées, telles
font les bu calles qui féparent du fang
une liqueur appeliée falive , les mil-
ïiares de la peau qui filtrent la fueur,
8c celles qui fe rencontrent au larinx,
à la trachée arteré aù péritoine, à La
pleure , 6c tout le long du canal inr
teftinal qui filtrent une liqueur pour
humeéler ces parties 8c les garentir de
rimpreffion de quelque qualité âcreôc
Htcrdicante,
i)es Glandes UcnmaUs.
Les glandes lacrirfiales ainfi nommées,
parce qu’elles féparent du fang les lar¬
mes, font deux ; une de chaque côté fi—
tuée au petit angle de l'orbite dans un
enfoncement quir eft formé dans la
partie interne de l’avance du coronal-
qui fe joint avec l’angle fupérieur de
l’os de la pomette , c’eft par delfus
«ette glande que paife le mufcle dédain
gneur.
Les canaux excréteurs de chaque'
glande font au nombre de dix oüt
douze, qui percent la membrane con-
jonétive; ces canaux cbarient la liqueuc
filtrée par la glande pour hume&er le
globe de l’œil, & enfuite vont fe ter¬
miner au grand angle de l’œil par des
petits mammelons qui font l’office de
iphiri&er appellé point lacrimal, en-
fuite la liqueur continue fon chemin
jüfques dans le fac nazal ou lacrimal
qui eft logé dans un conduit du mê¬
me nom formé par la jonétion de
l’os onguis , avec l’avance de l’os ma¬
xillaire , ce» mamelons ou points la-
7 $
crimaux empêchent que la liqueur nS
puilïè fortir en dehors , de forte qu’ellè
eft obligée d’enfiler le fac lacrimal ;
mais lorfqu’elle eft trop abondante ou
qu’il y a obftrudfion au fac lacrimal*
ne pouvant palier, elle eft obligée de
forcer ces mamelons, & fort par le»
points lacrimaux & coule le long des
joiiets ; c’eft cette liqueur que nous ap-
pelions les larmes.’
Des Glandes mdxittiires ou Parotiiel
[uperieims.
Les Glandes maxillaires ou parotides
fuperieures font au nombre de deux 4
une de chaque côté; elles fontfituées
entre le conduit cartilagineux de fôreilk
le & le mufcle mafleter, & appuïées
fur l’angle de la mâchoire inferieure»
Chaques grains glanduleux qui les
compofent ont chacun un canal excré¬
teur particulier, qui fe réunifient tous
enfemble, & en forment un commun
appelle falivaire , nom qui eft emprunt
té de la liqueurqui y pafiè; ce canal paflè
prefque tranfverfallcment fur le muf*
«le mafîetcr pour enfuite fe terminer ai*
rüufcle -buccinateur qu’il perce au®
bien que la membrane qui tapifîe la
bouche ,qù il y a yjn mamelon qui fait
•1’,office 4e fphin&er.
Ce canal ch.arip dans la bouche la li¬
gueur filtrée, & le mamelon lui en per¬
met le ..paffage,, mais elle l'empêche de
■retourner fur fes pas, cette liqueur eis
appelle'e la faliye.
Des K Glandes maxillaires eu parstidet.
jnferiem/'
'Les Glandes maxillaires ou parotide*
■inferieures, font aufli deux de chaque
côté lituées à la partie interne de l’an¬
gle de la mâchoire inferieure fur fe
mufcle digafîrique , fur le milopharin-
-gien,-& ; fur le coté : du genihioïdien 9
elfes ..ne Ibnt pas fi grades, que lesfu-,
perieures.
•Chaque grain glanduleux .qui les
compofe a chacun un canal excré¬
teur qui fe réunit enfemble pour n’en
■former qu’un commun appelle auffi
falivaire, qui pâlie par deffous les
glandes fublinguales, & va s’ouvrir
par deffous la langue dans la bouche.
Bc'à côté du filet il a aulfi un mamelof
qui fait l’office de fphinéter & a le
même ufage que le précèdent dont il
vient d’être parlé , la liqueur qu’il fü«
; tre eft auffi appéllée falive.
1 Des Glandes fublinguales.
Les Glandes fublinguales font aulï
üeux , une de chaque côté, elles font
nommées ainfi, puisqu’elles font fituées
fous la langue à coté du milopharingien,
du geniogloffe, au deffous du bafio-
glofiè ôc du ceratogloffe.
Chaques grains granduleux qui les
compofent, ont un canal excreteur par¬
ticulier^ qui les unit avec tous les au¬
tres , pour en former un commun de
Chaque coté, qui quelquefois va s’ou¬
vrir dans la bouche fous la langue 8t à
coté du précèdent, par une ouverture
propre; mais auffi quelquefois il arri¬
ve que les deux fe réunifient enfemble,
auparavant que de percer dans la bou¬
che, & pour lors l’ouverture eft cotw
mune au canal de la glande fublin-
guâle 8e au canal de la parotide infe? .
rieure ; la liqueur de fes glandes fil- '
tre
trent eft auffi appellée la falive»
Des glandes Bue ailes.
L’interieur de la bouche eft tapiüH
par une membrane , qui contient eu
.elle des glandes uniques Scfeparées que
l’on nomme bucalles, elle ont chacunes
un petit canal excreteur particulier ,
qui porte dans la bouche les liqueurs
qui ont été filtrées appellées auffi falivej
qui conjpintement avec celle qui eft fil¬
trée par les maxillaires ou parotides &
par les fublinguales, eft deftinée non
feulement à jiumeéier la bouche, mais
encore les alimens & à leur fervir de
premier dilfolvant.
Du foye.
La première glande conglomérée s
qui eft la plus remarquable dans le bas
ventre, eft le foye , elle eft d’une éten¬
due fort confiderable , «lie eft fitpée
audeffous du diaphragme , occupant
toute là région hipocondre droite, la
région épigaftriqué & anticipant quel--'
quefois jufque dans l’hipocondre gau-
ne; on y confidere plu Heurs parties *
fçavoir fa figure , fa partie convexe , la
partie concave , fes trois lobes , fes lir
gamens, fes vaiffeaux 8c fon ufage.
On prétend que le foye reffemble à
un pied de bœuf, mais fo.rjt irregulie?
rement.
La partie convexe eft celle qui re¬
garde le diaphragme, les fauffes côtes
8c le cartilagexiphoïde, outrçcela elle
eft fort lifté 8c polie.
La partie concave eft celle qui regar¬
de le ventricule 8c les inteftins , 8c où
eft placé la vefticule du fielde plus
elle eft très-inégale, attendu les émi¬
nences 8c les enfoncemens qui s’.y ren¬
contrent.
La foye eft compofé de trois lobes»
' fçavoir un grandj un moyen 8c un petit.
Le grand lobe eft fitué dans l*hi-
pocondre droit, à Pendroit de fa con¬
cavité eft uneefpece d’enfoncement ou
fofte, .deftiné pour loger la vefticule du
fiel.
Le moyen lobe eft celui qui occupe
la région épigaftrique , 8c ne fait que
la continuation du grand lobe , fa poin¬
te va quelquefois jufque dans Lbipo-
condre gauche , lorfque fon volume
tft grand ; le petit lobe eft celui’ qui
eft firué à la partie concave entre le
grand & le moyen lobe environ la par¬
tie moyenne , occupant par confequenc
& de l’hipoeondre droit * & de la ré¬
gion épigaftrique, c’eft lui qui fert de
îbutien & d’appui à la veine porte , au
canal hépatique 3 auffi-bien qu’à l’artere
hépatique*
Les ligamens dû foye font au nom¬
bre de trois* qui font la veine umbilica-
le, le ligament tranfverfe & le ligament
longitudinal ; la veine umbilic-ale part
de l’umbilie & va obliquement de bas
en haut , & de la partie moyenne à
la latérale droite fe terminer à la fif-
fure du foye , fôn ufage eft de tenir le
foye en équilibre, pour empêcher qu’il
ne fe porte trop fur les parties voiline9
& empêcher leurs fonctions par fa pe-
fanteur ; car de dire qu’il foit un des
fufpenfoirs du foye , cela eft faux, puis¬
que nous ne marchons pas deflus la
tête.
Le ligament tranfverfe eft propre¬
ment le fulpenfoir du foye, eneonfi-
derarvt notre fituation droite , e’eft ce¬
lui que quelqu’un a nommé coronai-
G ij
7 <?
re , mais mal-à-propos, puifqu’il n’en?
tpure pasle foye;on le divife en deux
& pour lors on lui pourra donner le
nom de ligamens]lateraux,ils s’attachent
intimement à la circonférence du di.a+
phragme , & fe terminent enfuite dans
la fubftanee du foye.
Le ligament longitudinal que quel¬
qu’un nomme auffifufpenfoirdu foye,
mais à tort,à moins que ce ne foit quand
nous fommes couchés fur le dos, s’atta?
che au milieu du diaphragme, 8c au
cartilage xiphoïde face interne , jufqu’a
fon extrémité, enfuite va dans la fub-
ftance du foye entre le grand 8c le
moyen lobe, fon principal ufage eft
comme la veine umbilicale, de tenif
le foye en équilibre , principalement
quand nous fommes couchés fur le dos»
On remarque à la partie concave du
foye plufieurs fentes 8c goutieres.
La goutiere eft celle qui fe rencontre
à la partie-concave du foye , quifertà
loger la veine cave qui dans cet en?
droit reçoit les racines de la yeine hé¬
patique.
Les fentes font celles qui féparent les
lobes les uns des autres, 8c principale¬
ment celles qui feparent le grand lobe
d’avecle moyen,qu’on nomme fifiure <hi
foye par où entre la veine umbilicale.
Les vaiffeaux du foye font les nerfs »
les arteres hépatiques, la veine porté *
les veines hépatiques , les vaiffeaux bi¬
liaires , le canal hépatique , 8t les vaif¬
feaux lirtiphatiques : les nerfs du foye
viennent dé la huitième paire, 8c de
l’intercoftal, qui forment un plexus ap-
pellé hépatique; le fang deftiné pour k
nourriture du foye, eft apporté par une
arteré âppeüëe hépatique, qui eft une
diftributiûn de lacæliaque.
Lé foye donné entrée à la veine porté
qui eft un gros tronc, formé par la
éiiriion de la veine fplènique, de la co¬
ronaire ftomachique, de la mefanteri-
que 8c aùtres ; ce tronc en entrant dans
le foye S’élargit pour former le fin us de
k porté , dans lequel le fang deftiné
pour la nourriture du fœtus, vient fe
dégorger par la veine umbilicale , qui
pour lors fait canal ; de ce finus partent
enfuite plufieurs branches qui fe diftri-
buent dans toute la fubftance du foye,
de ces branches il en part un grand nom¬
bre dkutres.qui fe diftribuent en une
infinité de capillaires, ces veines font
. pour ainfi dire l’office d’artere.
Giij
Le fang delà Vci ie porte, va par le
moyen de ces diftributions fe diftn-
buer à chacun- des grains glanduleux^
qui compofent la fubftance du foye 6c
qui en feparent une liqueur jaunâtre
appellée la bile, qui- après avoir été
filtrée, palTe par des petits canaux
excréteurs appelles canaux biliaires,
qui fe réunifient enfemble au fortir
du foye pour n’en former qu’un plus
confiderable que les autres appellent ca¬
nal hépatique , après avoir fait un peu
de trajet de.chemin en côtoyant de bien
près le canal fiftique va fe réunir avec
lui, pour tous les deux de concert, n’en
former qu’un appelle canal Golidoque
ou canal commun ; le fang qui- n’a pu
être employé, tant pour la nourriture
que pour la filtration delà bile .,eftre*-
pris par des capillaires de veines , nom¬
mées aulfi hépatiques -, qui rapportent
ledit fang dans la veine cave à l’endroit
«ù elle paflè dans la goutiere dufoye»-
De la Veflîctile- du fiel..
L a vefïicule du fiel eft unepoche
membraneufelltuée à la partie concave
du grand lobe du foye dans un enfon-
Cernent qu'il lui fournit, cette pocheeft
deftinée à contenir pour un tems une
portion de la bile qui a été feparée du
îâng dans le foye & qui fe vient ter^-
miner par des petits canaux excré¬
teurs qui ont communication du foye
dans cette poche à l’endroit où elle fe
trouve adhérante dans l’enfoncement,
k figure eft prefque femblable à une
poire de bon chrétien d’une médiocre
gi'offeur, elle eft compofée de même
que les inteftins de quatre membranesj .
la première 8c la plus extérieure lui eft
commune, elle vient du péritoine ; la
deuxième qui lafuit ,eft la mufculeufe
compofée des fibres longitudinales 8c
circulaires.
Lorfque les fibres longitudinales a-
gilient, elles agrandilfent cette pocha,
ce qui fait qu’elle contient plus de li¬
queur; lorfqueles fibres circulaires a-
gilfent elles retrecilTent cette poche 8c
obligent la liqueur d’en fortir.
La troifiéme membrane eft la ner-
Veufe j la quatrième eft la veloutée qui
empêche que la nerveufe ne foit atta¬
quée par l’acrimonie de la bile : on
oonfidere à cette poche ou velficule ,
fon fond §c fon col;. Ion fbnd- eft la
8(5
pârtie là plus haute & la plus large St
qui eft attachée au foye.
Son eol eft la partie la plus inferieur
re qui eft beaucoup plus étroite , qui
feterminepar un conduit appellé fifti-
que , qu’on peut confiderer comme la
queüe ; ce conduit Fait un peu de tra¬
jet de chemin en coto'iant le canal hé¬
patique j 8c enfuite fe réüniffencenfem-
ble pour former, comme il a été dit, le
canal colidoc.
Ce canal après avoir fait une efpace
de chemin perce l’inteftin duodénum à
fa fin pour y décharger la bile qui
vient tant du foye par le canal hépati¬
que que de la vefficule du fiel par le
canal fiftique.
Ce canal perce les membranes de
l’inteftin obliquement en y faifant un
peu de chemin, Ce qui fait que la li¬
queur peut bien entrer , mais elle ne
peut pas rétrograder fur fes pas, les
nerfs lui viennent du plexus hépatique ;
fon artere lui vient de l’hépatique St
s’appelle fiftique , la veine eft aufll
nommée fiftique qui va à la veine porte;
au col de la vefficule du fiel eft une
valvulle en quelque façon fpiritale qui
fait que la liqueur fortie ne peut re-
Si -
tourner * il faut obferver que la veine
porte, le canal hépatique, le canal fifti-
que -, le colidoc 8 c Fartere hépatique
font enveloppés d’une membrane muf-
çuleufe appellée capfule de glilfon qui
en fe contractant oblige le fang 8 c la
bile contenue dans leurs canaux par¬
ticuliers , de continuer leur chemin
dans les endroits où elle doit fe termi¬
ner*
De la Ruttei
La ratte éft un vifcere afTez confidé-
rable , fitué dans, la région hipocon-
dre gauche à l’oppofite du foye, au-
delfous du diaphragme, entre le fond
Ventricule & les faulfes côtes qu’elle
ne palïè pas pour l’ordinaire ; fa ligu¬
re approche d’une langue de bœuf; on y
confidere fa partie converte qùi.eft lifte
8 c polie , 8 c qui regarde la concavité
des faulfes côtes jfa partie concave qui
eft plus inégale , regarde le fond de
l’eftomac , 8 c donne entrée à Fartere
fplenique 8 c fortie aux veines du mê¬
me nom.
La ratte eft plus ou moins confide-
rable fuivant les fujets ^ elle eft atta-
Si
fâchée par en haut au diaphragme, pat
îe moyen de la continuation du péri¬
toine , 8 c aufond de l’eftomac pat le
moyen des vailfeaux courts-.
Elle eft recouverte de deux mem¬
branes, la première 8 c extérieure qui
lui vient du péritoine, ladeuxiéme &
propre 8 c plus épaiffe, elle eft composée
d’un tiflu de fibres fort ferrées , 8c
pour ainfi dire t-endineufes dans quel¬
ques animaux.
La fubftance de la ratte n’eft autre
chofe qu’un compofé de cellules mem-
braneufes, qui ont toutes communica¬
tion les unes dans les autres , 8 c qui .
fervent à recevoir lefang, qui étant
obligé de paffer dans toutes les cellules,
éft pour ainfi dire foüetté & battu,
afin de pouvoir' acquérir une fluidité',
<k une qualité convenables polir la ré¬
paration de la bile dans le foye ; orr
remarque dans les cellules de petites
glandes de la figure à peu près d’un
grain de millet qui peuvent filtrer une'
liqueur qui fé mêle avec lefang.
Ainfi la ratte n’eft pas une glande %
puifque nous n’y remarquons aucutë
éanal excreteur*
£es nerfs lui viennent du plexus
Jplenique , fon artere fe nomme /pie-
nique, qui lui vient de la celiaque ; lp
fang après avoir parcouru toutes le?
cellples de la ratte, vient -jfe terminer
dans un refervoir" appelle fiuus fplçni-
que, d’où prennent naillance trois ou
quatre branches de veines, quiîaufortir
de la ratte fe réunifient enfemble , pour
former la yeine fplenique, qui fe va
dégorger dans la veinejporte.
J Du pancréas,.
La deuxieme glande conglomérée
qui fe trouve dans le bas-ventre eft le
pancréas qui occupe unp partie de la
région épigaftrique, 6c une partie de
l’bipçcondre gauche ; il eft fitué tranf-
verfalement fur la première Vertebre
des lombes deffous la partie pofteiueutc
8c inferieure de l’eftomac , qui fe trou¬
ve pour ainfi dire appuyé deflfus, ce
qui fait croire a'quelqu’un , que cette,
glande Jui (prvoit compte de couffin.
Le pancréas eft fortement attaché à
l’inteftin duodénum par fon extrémi¬
té droite j il fert à feparer du fang une
^4
liqueur appellée fuc pancréatique, qtu
.après avoir été ainfi titrée, palTe dans
jdes petits canaux excréteurs qui pren¬
nent nailTan.ee de chaque grain glan¬
duleux , qui vont s’ouvrir ou fe termi¬
ner dans un commun qui fe trouveli-
tué au milieu de fa fubftance, qu’on
appelle canal pancréatique ou de virr
fongus , qui vient s’ouvrir à l’extrémité
de i’inte-ftin duodénum , quelquefois
dana le Canal même, pour vuider dans
ledit inteftin la liqueur qui fe mêle
avec le chille, conjointement avec la
bile ; il faut obferver que fon canal
augmente de volume, à mefure qu’il
approche de l’inteftin duodénum.
Les nerfs lui viennent de l’interco*
fiai, les arteres viennent de la cæliaque,
& les veines vont à la veine porte, l’u¬
ne & l’autre portent le nom d’artere
& veine pancréatique.
Des reins y
La troifiéme & quatrième des glan¬
des conglomérées & remarquable dans
le bas-ventre , font les reins qui occu¬
pent
petit la région des flancs droit 8c
gauche , 8c fituée aux parties latéra¬
les du corps des vertebres des lombes,
-leur figure reffemble à peu près à une
fève d’aricot, à cette différence qu’ils
font plus gros , 8c font envelopés
de deux membranes , une commune
appelie'e adipeufe ou graiflèufe, par¬
ce qu’elle eft remplie de beaucoup de
graille fuivant que les fujets font plus
Ou moins gras.
La membrane propre eft celle qui
çnvelope leur propre fubftance.
On rronfidere au rein leur partie
convexe qui regarde les mufcles dit
bas-ventre, 8c leur partie concave qui
regarde les vertebres 8c les vaiffeaux,
8c c’eft par cette partie concave qu’en-t
trent les nerfs 8c les arteres , 8c qu’en
fortent les veines 8c le canal excré¬
teur.
Us font appuyez fur les dernieres fauf-
fes côtes 8c fur le mufcle triangulaire
des lombes ; celui du côté droit eft un
peu plus bas que le gauche, parce que le
foye eft très-gros 8c defeend plus bas
que la rate qui eft toujours plus ped
rite.
H
Les reins font compofez de trois for¬
tes de fubftançes. La première 8c 1»
plus extérieure eft celle qu’on nomme
îubftance glanduleufe qui n’eft autre
chofé qu’un amas des glandes qui fer¬
vent à feparer du fang l’urine,
La deuxieme fubftance eft celle que
l’on appelle rayonnée qui fuit immé¬
diatement la glanduleufe , elle n’eft
formée que de plufieurs canaux ap¬
peliez urinaires qui en fe re'uniftant
enffemble vont former la troifiéme fub¬
ftance appellée mamillaire , parce
qu’elle eft formée de petits mamelons
qui font au nombre de quatre & cinq
de chaque côté dans l’homme, & dans
les animaux ils font fept ou huit -, au-
deflbus de ces mamelons eft une cavité
appellée le baffinet, deftinée pour re¬
cevoir l’urine qui vient de ces petits
mamelons & qui va fe terminer à l’en¬
tonnoir.
Les nerfs ..viennent du plexus rénal ,
les arteres viennent de l’aorte : on les
nomme émulgentes.
Les veines ont aufli les mêmes noms
8c raportent le refidu du fang dans la
veine cave.
*7
Des Vreteres.
L’entonnoir eft une cavité Ctuée à la
partie concave des reins, qui fait la
continuation du baffinet; fon volume eft
plus ,large_ à la fortie des reins , il fe
re'trecit enfuite pour prendre le nom
-d’uretere.
Les ureteres font des canaux longs,
ronds j creux, qui commencent à l’en¬
tonnoir & defcendent le long de la par¬
tie latérale des vertebres des lombes fur-
• les mufcles pfoas , pafient enfuite dans le
baffin pour s’aller terminer à la veffie*
Un peu au-deffus de fon col partie laté¬
rale.
Il faut remarquer que les ureteres
percent les membranes de la veffie obli¬
quement, ce qui fait que l’urine peut
bien y entrer , mais elle ne peut point
rétrograder fur fes pas , quoique la
Veffie foit pleine , parce que dans cet¬
te occafion la trop grande quantité
d’urine fait appliquer les menbranes
les unes fur les autres & par confe-
quent faitfermer l’ouverture.
Les membranes font quatre : la
Hij
£8
première vient. du péritoine, La fé¬
condé eft mufcaleufe & capable de lé
dilater 8t fe reflerrer. La troifie'me eft
nervçufe j, & la quatrième eft velou¬
tée qui empêche que les fels de Puri-
11 e ne puiflent faire impreffion fur la
merveufe : les nerfs, les arteres 8c les
veines viennent des parties voifmes.
De U Veffie.
La Veflie eft une poche membra-
îieufe deftinée â recevoir l’ürine qui
après avoir été filtrée par les reins, y eft
chariée par les ureteres.
Elle fert à contenir Purine pour utt
tems jufqu’à ce qu’il y en ait une quan¬
tité fuffifante pour lui donner ifiue
fuivant notre volonté , fa figure ref-
femble allez bien à un tnatras renver-
fé ; on appelle matras une certaine
bouteille de verre dont les Apotiquai-
res fe fervent pour y recevoir les li¬
queurs qu’ils font diftiller.
Sa grandeur “èft differente fuivant
les dinerens 'fujets , elle occupe une
partie de la région hypogaftrique &
du baffm ; elle eft fituée aux hommes
entre le re&um 8c les os pubis , cou¬
chée fur les velïïcules feminaires ; 8c
aux femmes elle eft ficuée entre le va-
gin 8c les os pubis.
On y confidere fon fond 8c fon col :
fon fond eft la partie la plus haute, la
plus large 8c la plus mince, qui occu¬
pe une partie de la région hypogaftri-
que;fon col eft la partie la plus baffe i
la plus étroite 8c la plus épaiffe , parce
qu’elle a plus de fibres charnues ; fon
fond eft attaché à l’ombilic par l’oura-
que qui empêche qu’elle ne s’affaiffe fur
fon col.
La vefîie eft compofée de quatre
membranes ; la première qui eft la
plus extérieure 8c commune lui vient
du péritoine.
La fécondé eft charnue 8c. compofée
de deux differens plans de fibres dont
les unes font longitudinales 8c les autres
circulaires ; les longitudinales vont de
fon col à fon fond 8c retournent de fon
fond à fon col, lorfqu’ils fe mettent
en r contraélion ils approchent le fond
du col, 8t par confequent augmentent
fon volume ,afin qu’elle puiffecontenir
plus d’urine fies fibres circulaires fonï:
pà
celles qui font tout le tour lorsqu’elles
fe contraélent, elles approchent les pa¬
rois de la veffie l’un de l’autre , com¬
priment l’urine & par confequent l’o¬
bligent de fortir ; la réunion de toutes
fes fibres à fon col forme une efpecede
bourlet qu’on a pris pour fphinéter,
8c qui n’eft cependant autre chofe qu’un
reflèrrement de toutes les fibres.
La troifiéme membrane eft la ner-
veufe qui ell: fort fenfible.
La quatrième eft la veloutée deftineé
pour empêcher l’imprefilon des fels de
l’urine fur la nerveufe.
Le col de la veffie va fe terminer à
un canal qui n’eft que fa continuation
8c au commencement duquel fe ren¬
contre une éminence reffemblanteà une
crête de coq appellée verumontanum ;
ce canal fe nomme l’uretre, dans les
hommes il eft beaucoup plus long &
plus tortueux que dans les femmes où
il eftplus court ôc plus droit.
Des Glandes rendes.
Les glandes renales autrement ap¬
pelles capfulles- atrabilaires ou reins
fuccinturianx font deux petits corps
plats fitués un de chaque côté au-deffus
des reins , occupant par confequent
Une partie des hypocondres ; leur fi¬
gure eft differente fuivant les differens
fujets j aufii bien que leur grandeur &
leur couleur , il faut cependant remar¬
quer que dans les foetus elles font pref-
que aufii grandes que dans les adultes ,
ce qui fait croire qu’elles ont quelque
ufage chez eux.
Elles font creufes en dedans & ve¬
loutées , leur ufage n’eft pas connu, car
on n’y trouve point de canal excreteur
qui en parte , leurs nerfs viennent
du plexus rénal j les arteres viennent
des émulgentes , & les veines vont
aux émulgentes.
Des parties de la génération
de l’homme .
On divife en général les parties de la
génération 0 en ce que les unes appar¬
tiennent à l’homme , les autres à la
femme , & les unes Sc les autres font
divifées en communes & en propres.
Les communes font cflles qui
!>*
rencontrent dans l’an 8c l’autre fexe
quoiqu’ayant divers ufages ou fonc¬
tions.
Les propres font celles qui étant de
differente nature dans l’un 8c l’autre
fexe leur font par conféquent particu¬
lières ; les parties de la génération de
l’homme font distinguées en externes
-& internes*
Les externes font le fcrotum , les
îefticules 8c la verge.
Les internes font l'es vaiffeaux fp.er^
matiques , les vaiffeaux defferens „les
vefFicuîes feminairës , les grandes 8t
les petites pioftates ; mais’ on peut
encore mieux les divifer , en ce que les
•unes portent la matière de la femence,
telles font les arteres fpermatiques ; les
autres la feparent ou la filtrent, tels font
les teftieules 8c les épidimiques , les
autres la charient comme les vaiffeaujf
defferens, les autres la con fer vent après '
l’avoir reçu comme les veffieules fé-
minaires ; enfin les autres lui donnent
Taétion comme les efprits animaux, &
les autres le paffage comme la membrane 1
mufculeufe , les mufcles 8c la verge
-jvar le moyen de l’uretre qu’elle.
contient : c’eftce dernier ordrequêtions
allons fuivre pour en faire l’explication.
Des vaiffeaux fpematijues.
Les vailfeaux fpermatiques forment
deux cordons, un de chaque côté, com-
pofez chacun d’une arcere , d’une veine
& d’un nerf.
Les deux arteres prennent naiffance
de la partie anterieure 8c un peu laté¬
rale du tronc de l’aorte inferieure 8e
au-defîous des émqlgentes 8c au-delfus
& la mejanterique inferieure.
Les deux arteres après avoir fait un
peu de trajet de chemin viennent obli¬
quement fe joindre chacune avec la
veine fpermatique étant envelopée
d’une membrane qui vient du péritoi¬
ne , defcendent en fuite jufqu’aux a-
neauxdes mufeles obliques externes, où
étant parvenus elles s’entrelaffent avec
les branches des veines, enfui,te pajGTent
parcetaneau toûjours accompagné des
veines 8c continuent leur chemin jus¬
qu'aux tefljcules étant pour lors enve-,
lopées dans les membranes propres »
là elle fe partage en plufieurs branches-
âont les unes fe diftribuënt aux épididi-'
mes,& les autres aux tefticuies, non feu¬
lement pour leut fournir la nourriture,
mais encore pour y porter la matière
de la femence , afin qu’elle puifiè être
fepare'e.
Le fang qui n’a pû être employé 1
pour la nourriture des tefticuies & épi-
didimes, & qui eft de fuperflu après la
formation de la femence , eft repris par
des capillaires de veines qui fe réu¬
nifient au fortir des tefticuies en plu-
iieures branches qui s’anatomofent les
unes avec les autres 8c s’entrelaflent a*
vec l’artere , fournifient un plexus qui
s’étend depuis les tefticuies , jufqu’aux
aneaux des mufcles obliques externes»
ce plexus fe nomme piramidal ou
pam piniforme , qui fe trouve enve-
lopé dans les membranes propres des
tefticuies ; le plexus paffe enfuite par
l’aneau de l’oblique externe ,8c étant
entré dans le ventre ne forme plus qu’u¬
ne ou deux branches ayant le nom de
veines fpermatiques , qui font tou¬
jours accompagnées des arteres ; ces
veines étant parvenues environ la hau¬
teur de la mefanterique inferieure } el-
ïes fe féparent des arter.es , & vont fç
terminer ; fçavoir , .celle du côté droit
dans la veine cave au-defious des émuL.
genres, & .celle du côté gaucjhe dans là
veine émulgente gauche , cette diffe¬
rente terminaifon fe fait , parce qug
fi la veine fpermatique du côté gauche
âvoit été à la veine cave, elle auroit paffé
par deffus l’aorte, qui par fon fort 8c
continuel mouvement auroit pû empê¬
cher le retour du fang.
Les nerfs qni fe vont diftribuer aux
tefticules viennent deslotpbaires , ôcft»
Vont joindre au cordon.
Des Tefticules.
Les tefticules font deux glandes con*
glomerées renfermées dans une poche
appellée le fcrotum } leur figure eft ova¬
le & leur groffeur eft à peu près fem-
blable à celle d’un œuf de pigeon ; elles
font envelopées dans cinq membranes
dont il y a deux communes., qui for¬
ment le fcrotum & trois propres.
Le fcrotum eft un fac deftiné à renr
fermer les deux tefticules,St compofé de
deux membranes.
p<$
La première qui eft la plus externe
eft la peau qui eft commune à tout le
corps dont nous avons parlé ailleurs,
elle n’a rien de particulier, finon qu’el¬
le eft garnie de beaucoup de rides , de
quelques poils qui parodient à l’âge de
puberté, & d’une ligne qui divife cette
poche en deux par fon milieu, & qu’on
nomme raphé , qui s’étend depuis l’ex-
tremité duglandjufqu’à l’anus.
La deuxième des membranes com¬
munes eft le dartosqui n’eft autre chofe
qu’un mufcle fort mince, qui prend
railïance des os pubis, tapiffe la fur-
face intérieure de la peau du fcrotum,
& étant parvenu fous le corps de la
verge s’adofle avec celui du côté oppo-
fé , pour former une cloifon qui fepare
le fcrotum en deux , & qui forme
parconféquent deux loges propres à
contenir les tefticules ; lôrfque les fi¬
bres charnues qui eompofent ce dartos
fe mettent en contraéâion , elles font
nonfeulementrider la peau du fcrotum,
mais même la rendent plus ferme & ten¬
due » moins pendante & ronde & s ! ap-
prochent du ventre , aufli bien-que les
ufticules qui fuivent fen mouvements
au contraire quand il eftbors de contra¬
ction , le fcrotum eft moû , pendant,
j& les tefticules s’allongent.
La première des membranes propres
des tefticules fe nomme épitroidc ou
.cremafter, qui n'eft autre chofe qu’un
mufcle fort mince qui s’attache à la
partie fuperieure des os pubis , & qui
eft une continuation des fibres char¬
nues du mufcle oblique interne qui for¬
me un fac qui renferme non-feulement
le corps du tefticule , mais encore les
Vaiflèaux fpermatiques j fon ufage eft
de relever les tefticules en haut & de
comprimer les vaiflèaux ipermariques,
& par ce moyen obliger les vaiflèaux
.de charier avec plus de liberté la li¬
queur qu’ils contiennent ; la deuxie¬
me des membranes propres des tefticu¬
les fe nommeépitroideou autrement v âü
ginale ou gaine des vaiflèaux fperma¬
tiques , qui n’eft que la continuation du
tiflit cellulaire du péritoine qui enve-
îope les tefticules Sc les vaiflèaux fper¬
matiques comme la precedente, c’eft
dans cette gaine qu’il le forme quelque¬
fois des hernies appellées complettes.
La troiliéme & derniere des mera-:
I
9$ .
bran,es propres des tefticules , eft l J ai-
bugineufe nommée telle , parce qu’elle
eft blanche; elle peut.êtreaufli appellée
la nerveufe ou tendineufe , elle eft fort
fqlide & très-épaiffe , elle renferme
la propre fubftance des tefticules à
laquelle elle eft fort adhérante ; cette
membrane différé des deux premières
en ce que celle-ci envelope le corps
feul du tefticule.
Les tefticules fervent à féparer du
fang une ligueur appellée la femence;
fa fubftance eft un amas de plufieurs
petits pelotons de filamens grifâtres qui
s’entrelaffent les uns & les au tres ; char
que tefticule .donne naiffance à un petit
corps long appelle épididitne qui ref-
femble à un vers à foye, il eft couché
tranfverfallement le long du dos du te¬
fticule, la femence filtrée par les te-
fticules enfile tous .les tuyaux qui com-
pqfent l’épididime,qui fe réiiniffent en?
fuite en un commun appelle canal dé¬
fèrent qui monte de bas en haut en¬
fermé dans tunique vaginale & ac¬
compagné des vaifîèauxlpermatiques ;
ce canal entre enfuite dans la capacité
; du b as-ventre, en paffant par l’anneau
du mulele oblique externe, enfuite il
le réfléchit pour defcendre de hautèn
bas le long de la partie pofterieure de
la veflie, en fe croifant avec les ure^*
teres : enfin étant parvenu au commen¬
cement du col de la veille, il cotoye
les vefileules ferriinales , & fe termine
à leur extrémité inferieure; leur ufage
eft de ehafier la femence dans les vefli¬
cules.
Des Fefflcules feminatrés.
Les veflicules feminaires font deux
petits facs membraneux fituez oblique-*
ment à la partie pofterieure du col de
la veflie & couchés fur le reétum ; Ces
veflicules font longues ayant un fond
Sc un col, le fond eft la partie fuperieu-
re & le col eft l’inferieure » ôc c’eft où
fe termine le canal défièrent.
Ces veflicules font compofées de
plufieurs cellules qui ont toute commu¬
nication les unes dans les autres & qui
àl’exterieur reffèmblent afl'ez bien aux
circonvolutions des inteftins des petits
oifeaux ou aux enfraéluofitez du cer¬
veau p leur ufage eft de recevoir 6c de
IOO
contenir la femence & la garder pouf
lebefoin.
Elles ont chacunes un canal excré¬
teur appelle éjaculateur qui paffe au
travers des glandes proftates & qui va
s’ouvrir au milieu d’une éminence ap¬
pelle verumontanum, quelquefois par
une ouverture commune avec celui du
côté oppofé i quelquefois par deux ; à
cette embouchure eft un petit mame¬
lon qui empêche que la femence qui eft
fortie ne puilTe retourner & que l’uri'
se ne puiffe entrer.
Des grandes projîates.
Les grandes proftates font deux glan'
des conglomérées , firuées au-delTous
à côté du col de la veille , 8c à la
racine de la verge; mais proprement.ce
n’eft qn’un feul corps qui a la relfem-
blance d’un cœur , leur ufage eft de
feparer du fang une liqueur que les
anciens ont pris pour la femence, &
qui enfile des petits canaux excré¬
teurs qui partent de fes glandes & qui
font au nombre de cinq à fix qui s’ou-
vrent aux côtés du verumontanum.
tôt
Des petites profiates,
Les petites profitâtes font deux corps
glanduleux fitués audeflous des grandes
proftates, on les,nomme proftates in-,
ferieures, il y en a une de chaque cô¬
té , ellesoccupent les côtés du tiffu de
la verge 8c font deffous 8c entre les ère-
éleurs 8c accélérateurs , elles fervent
à feparer du fang une liqueur claire ,
leur canal excreteur s’ouvre dans le ca¬
nal de l’uretre.
L’ufage de la liqueur filtrée par les
grandes 8c petites proftates , eft pour
enduir ÔC lubrefier le canal de l’uretre »
8c par ce moyen empêcher que les fels
de l’urine nepuiflènt y faire imprefllon»
De la verge.
La verge eft une partie ronde plus
ôu moins longue 8c plus ou moins grof-
fe, elle eft fpongieufe 8c fituée au-def-
fous du pubis ou elle eft adhérante
principalement par un ligamenr à ref-
fort qui lorfque la verge fe gonfle la
fait battre fur le ventre.
On divife ia^v'erge en fa racine qu»
s’attache aUx os pubis, en fori corps ôc
en fa tête appellée le gland ou balamr <*
Le corps delà verge s’étend depuis fa
racine jufqu’au gland; ce corps fe divife
en partie/uperieure appellée le dos , en
inferieure appellée l’uretre & en par¬
tie iatefale appellée les corps caverneux
qui à la racine de la verge produifent
deux avances, qui s’attachent à la par*
tie interne de la tuberofité de l’ifchium,
& au pubis jufqu’à la fimphife & fe
réunifient enfemble pour former le
corps de la verge.
Les corps caverneux ne font autre
chofe qu’un amas de petites cellules
membraneufes qui ont toutes commu¬
nication les unes dans les autres, 6c qui
font recouvertes d’une membrane forte
6c tendineufe , elles font féparées l’une
de l’autre par une cloifon tendineufe t
formée par des filets qui laiflenr des
réparations pour leur communication#
Les corps caverneux à leur partie
pofterieure forment par leur réunion
une goutiere deftinée à loger l’uretre j
qui eft un canal qui s’étend depuis le
col de la vefiie jufqu’à l’extremité de la
10 ?
Tinc au dehors 8c la femence dans lé
matrice.
L’uretre dans toute fa longueur eft
Ipongieufe de même que le corps de la
verge.
A l'extremité de la verge eft une
éminence en forme de tête appellée le
gland qui eft auffi fpongieux , 8c d’un
fentiment fort exquis, il contient dans
fon milieu l’extremité de l’uretre.
On divife le gland en fa baze 8c en fa
pointe.
La pointe eft la partie la plus étroite*
où eft l'ouverture de. l’uretre; la baze
eft la partie la plus large 8c qu’on ap¬
pelle couronnement.
Entre le gland 8c le corps de la ver¬
ge eft une partie étroite appellée le col
du gland.
Le gland eft recouvert de la même
peau qui recouvre la verge 8c qui fe
redouble en cet endroit , on l’appelle
le prepuce, il a un ligament qui s’at¬
tache à la partie pofterieure du gland
appellée le frin ou le filet.
La verge reçoit les nerfs des facrées,
8c fes arteres lui viennent des honteu-
fes 8c deshipogaftriques , 8c fes veines
io4
Retournent dans les veines du menât!
nom.
t>esparties de la generatïsn de la femme*
Les parties de la femme deftinées à
la génération font diftinguées en inter¬
nes 8t externes.
Les externes font celles' qui peuvent
être vües facilement fans le fecours
d’aucune préparation.
Les parties externes font le mont de
Venus ou la motte , la vulve ou la
grande fente , les grandes levres , les
nimphes ou petites levres * le clitoris
& fon prepuce, l’ouverture del’uretre,
l’himen dans les filles les caroncules
mirtiformes dans les femmes , l’ou¬
verture du vagin ou l’orifice externe de
la matrice , la fourchette- & la folié
naviculaire ; des parties internes ,
les unes fervent à. contenir la matiè¬
re de la génération, telles font les ovai¬
res ou tefticules féminines qui renfer¬
ment les œufs; les autres fervent à con¬
duire l’œuf comme les trompes de fal-
lope, les autres à le recevoir & le gar-
- î0 ?
üer pour un teins comme la matrice ÿ
les autres à lui 1 donner iffue comme
le vagin 8c à donner entrée à la ver¬
ge dans les approthemens i on divife
encore les parties de la génération
de la femme en communes 8c en
propres , les communes fe trouvent
dans l’un & dans l’autre fexe ; fça-
voir , comme- les vaiffeaux fpermaa-
ques, les tefticüies appellées ovaires
à la femme ; les propres font la matri¬
ce 8c fes dépendances.
Le la Motte.
La première des parties externes de
la femme eft la motte ou le mont de
Venus qui eft une éminence à i’endroic
du pubis garnie de poil environ l’àgc
convenable à la génération 8c fous la¬
quelle eft une grande quantité de graiffe
lôrfque la femme eft dans un embon¬
point , qui empêche que dans les ap¬
proches , les parties de l’un ôc de l’au¬
tre fexe ne foient bleffées.
Au deffous de la motte 8c entre les
cuifles fe trouve les deux grandes le-
ioé.
fies qui prennent naifîance de la fin
de la motte, & qui vont finir au def-
fous du vagin ou au periné.
Les grandes levres font formées de
la peau qui fe réfléchit en dedans . dans
leur épaifïeur il ÿ a de la graifle , ce
qui les rend élevées * la face externe
de ces levres eft garnie de quelque poil
& l’interne eft fenfible & fans poil.
En écartant un peu les deux grandes
levres on apperçoit une fente app'elléé
la vulve qui commence où finit la mot-*
te & fe termine jufqu’au commence¬
ment du periné.
Au milieu de cette fente fe trouvé
deux autres éminences appellées peti¬
tes levres , ou les nimphes qui font re¬
couvertes de la peau qui fe réfléchit ; .
elles font fpongieufes , & par confe-'
quent capables de fe gonfler ; elles font
beaucoup plus petites que les prece¬
dentes , & reflemblent aflez bien à la
crête des eocqs qui pend fous leur bec*
Au deflus des nimphes & à la partie
fuperieure de la vulve ou de la fente
eft une éminence fpongieufe appellée
clitoris qui eft en forme de tête ou de
■107
gland, dont la longueur n’eft pas dé?
•terminée.
Le clitoris a deux jambes qui s’atta¬
chent à la partie interne Sc inferieure de
.chaque os ifchium, & qui fe conti¬
nuent jufqu’à la fimphifé des os pubis ;
,on l’appelle encore la vergeféminine, il
fe gonfle aufli fréquemment que la
Verge de l’homme & particulièrement
dans le-temps des approches '; le clitoris
ou le gland eft recouvert, auffi-bieu
que celui de l’homme de la peau r^g
doublée appellée prepuçe ; outre cela
il-y a quatre mufcles dont il fera parlé
.dans la miologie.
Au deffous du clitoris en écartant un
;peu les nymphes , on apperçoit l’ou¬
verture de l’uretre, deftinée pour don¬
ner iflue à furine; fon canal différé de
celui de l’homme, en ce qu'il eft en
droite ligne , 8c celui de l’homme eft
tortueux.
Au-deffous de l’ouverture de l’uretre
eft l’ouven-ure du vagin appellée orifi¬
ce externe de la matrice, qui dans les
filles viergeseft bordé, 8e prefqùe ferr
mé quelquefois par une membrane eu-
io8
Æulfiire appellée himen qui laiflè uflff
ouverture fuffifante.pour lepalîàge des
pienftrues ; mais lorfque cette mem¬
brane eft déchirée par les approches du
mâle , .elle forme des éminences appel-
lées caronçulles mirtiformes qui font
quelquefois quatre : entre le conduit
,de l’uretre& cetaiduvagin fe rencon¬
trent deux glandes appellées proftates
,d’où partent des petits tuyaux excré¬
teurs appeliez lacunes qui vont s’ouvrir
dansl’urette , cette liqueur eft deflinee .
à toujours tenir ,ce canal lubrefié ; au-
jdeffous du vagin eft la fofte naviculaire
bornée par la fourchette.
Z>« vagin.
La ie. des parties internes de îa ge J
neration de la femme eft le vagin autre?
ment appelle le col de la matrice qui
eft un canal qui a deux orifices, dont
l’un eft interne qui fe trouve à la par¬
tie la plus étroite du corps de la matri¬
ce , & l’autre eft externe qui fait cette
ouverture que nous apperçevons entre
les grandes & petites levres.
Le vagin eft fitué entre le col de la
veftie
109
veflie & le reéhim où il eft attaché par
des productions du péritoine , il eft
compofé de trois membranes ; la pre¬
mière & interne qui eft nerveufe eft
garnie d’une grande quantité de rides;
cette membrane eft garnie d’une gran¬
de quantité de glandes qui fervent à fe-
parer du fang une liqueur qui eft portée
par des canaux excréteurs dans le va¬
gin afin de rhumeâer.
La deuxième membrane eft charnue
& compof-e de deux differens plans de
fibres , dont les unes font longitudi¬
nales, quand elles fe mettent en contra’
dtion , elles agrandirent le vagin pour
recevoir la verge avec plus d’aifance
& pour donner une ifïue plus libre à
l'enfant ; lorfque les fibres circulaires
agifient elles reflerrent le vagin , re¬
tiennent la verge , & quand l’enfant
eft forti, comme il eft obligé de fe dila¬
ter confiderablement, elles le retrecif-
fent.
La troifiéme & derniere des membra¬
nes & la plus extérieure,eft celle qui lui
vient du péritoine.
K
na
Ve U Matrice.
La Matrice eft confiderée comme un
mufcle creux deftiné a loger le fœtus
& lui donner fa nourriture.
Elle eft fituée dans la région hypo*
gaftiique entre le reétum & la velîie;
fa figure eft triangulaire , fa grandeur
eft differente fuivant les differens âges,
& les differens états où fe trouve la
femme 7 ; elle ëft compofée de deux
membranes, l’une qui eft externe qui
vient du péritoine , & l’autre qui eft
interne & fort épaiffe compofée^de
trois plans de fibres ; fçavoir, de droi¬
tes , de circulaires & d’obliques, les¬
quelles fibres dans le tems que l’enfant
eft contenu dans la matrice & à mefure
qu’il grolïït, font obligez de s’étendre
fi confiderablement que la matrice en
cfevient quelquefois très-mince.
Lorfque les fibres longitudinales agit
fent elles dilatent la cavité pour.conte-
tiir l’enfant ; lorfque les circulaires &
les obliques agiflent elles refferrent la
matrice & fervent à donner non-feule¬
ment une iffuë plus libre à l’enfant »
mais encore après fa fortie elles la refi-
ferrent pour la faire revenir dans fon
premier état. On y confidere fon fond
& fon col ï fon fond eft la partie la
plus large , & fon col eft la partie la
plus étroite où fe trouve l’orifice inter¬
ne de la matrice , à la circonférence
duquel eft Un bourlet, c’eft ce bourlec
difparu qui nous fait dire dans te tems
de l’accouchement que l’enfant eft au
couronnement , lorsqu’il a paffé la tête;
à fa circonférence eft un nombre infini
de petites glandes qui fervent à l’epa-
rer du fang une liqueur mucilagineufe
pour l’humeéter ; la partie la plus large
de la matrice eft appellée fon fond 8c
eft deftinée à contenir dans fon efpace
intérieur le foetus , fon délivre 8c fon
cordon.
Les parties latérales font appellées
les cornes, dont l’une eft à droite &
l’autre à gauche , c’eft ce qui répond
aux trompes de fallope qui font deux
canaux qui à mefure qu’ils s’éloignent
de la matrice augmentent de volume 8c
forment ce que nous appelions le mor¬
ceau déchiré qui s’applique fur la par¬
tie externe de l’ovaire 8c 1e comprime r
112
l’œuf qui eft le plus fécond eft obligé
après avoir été pénétré de l’efprit femi-
nale de s’en détacher ôc de tomber
eufuite dans l’une des trompes qui
le conduit dans la matrice pour y rece¬
voir fon accroiffement.
Les ovaires ou tefticules fe trouvent
à quelque diftance de la matrice.
Les ligamens de la matrice font au
nombre de quatre, on appelle les deux
premiers ligamens larges, ils s’attachent
à toute la circonférence interne des os
des ifles & s’implantent à toute la par¬
tie latérale de la matrice ; ils font Sem¬
blables aux aîles de chauve-fouris ; les
deux autres font appeliez ligamens
ronds , qui s’attachent aux cornes delà
matrice ; ils font fitués fous les larges,
paflent par les anneaux des mufcles
obliques externes du bas - ventre 8c
viennent enfuite s’épanouir à la partie
Supérieure 3t externe des os pubis où
ils s’attachent, & dans les grailles qui
forment la motte.
Les arteres Spermatiques Sortent cotr *
me à l’homme de l’aorte au-delîous des
émulgentes , elles vont fe diftribuer
non-feulement aux tefticules , mais
tïj
auffi à la matrice, & ne portent que
le fang deftiné pour la nourriture , car
dans les femmes les tefticules ne con¬
tiennent que des œufs , & ne filtrent
point de femence.
Le fang qui n’a pu être employé re¬
vient par les veines fpermatiques qui
fe vont rendre ; fç avoir, celle du côté
droit dans la veine cave , & celle du
côté gauche dans l’émulgente, pour la
raifon qui a été dite en parlant des par¬
ties de la génération de l’homme.
Les nerfs viennent des lombaires &
accompagnent la veine & l’arterejil faut
obferver que les tefticules de la femme
font fi tuées dans le ventre, les vaiffeaux
fpermatiques'ne pafient point dans les
anneaux des mufcles obliques externes
comme aux hommes à qui les tefticules
font hors du ventre.
De la Poitrine.
La poitrine ou thorax eft une cavité
deftinée pour renfermer le cœur, les
poulmons, les gros vaiffeaux & leurs
dépendances.
On la divife en fes régions Sc en fes
parties, les régions font quatre; fça-
Voir l'anterieure, appellée proprement
K iij
H4
la poitrine , la pofterieure appellée I©
dos, & les latérales appellées les côtes,,
les parties font contenantes & conte¬
nues ; les contenantes font communes
& propres ; les communes font com¬
me la peau , la graille , dont il a été
parlé ailleurs; les propres font offeufes r
glandineufes , cartilagineufes., char¬
nues, tendineufes & membraneufes : des
parties contenues, les unes fervent à
larefpiration , comme lespoulmons&
leurs bronches » les autres à la circula¬
tion du lang,, comme le cœur & fes
vaiffeaux, les autres à conduire les ali-
mens dans l’eftomac, comme l’œfopha-
ge ; enfin à conduire le chille ou dans
la jugulaire ou dans l’axillaire, comme
le canal taracbique.
Des Mammelles.
Les mammelles font ou appartenan¬
tes à l’homme , ou appartenantes à la
femme ; appartenantes à l’homme , ce
font deux éminences plus ou moins éle¬
vées fuivant fan embonpoint, & dont
la graifle y domine le plus ; comme ap¬
partenantes à la femme , ce font deux
éminences plus ou moins grofles'iSc éle¬
vées fuivant l’âge & les. differens états,
eù elle fe trouve,&plus ou moins fermes;
n y
& quoique la graille y: domine le plu? T
comme dans l’homme, on y obferve des
glandes; les mammelles font fituées à la
partie moyenne , anterieure 8c latérale
de la poitrine pofées fur les mufcles pe-
dloraux.
Les mammelles fe divifent en la
ma<îftnell’e qui en eft iabaze -, 8c en fon
mammellon qui en eft la pointe, ôcqui
eft environné d’un cercle brun appelle
le co-rps rayonné ou le cercle mammil-
laire ou l’areole ; il vient aux manv-
melles des arteres appellées mammai¬
res 8c torachiques , qui portent non-
feulement le fangdeftiné pour l'a nour¬
riture des mammelles , mais encore la
matière du l'ait, afin que les glandes
qui s’y trouvent puiflent le feparer.
Les glandes fervent donc à feparer
du fang apporté par les arteres ci-def-
fùs le lait à peu près vers la fin de la
groffeffe : car dans le commencement
de la groffefiè , auffi-bienque dans l’in¬
tervalle du temps que la femme ri ? efl
point grofle , les mêmes glandes fepa-
rent bien du fang une liqueur, mais elle
eft crue, fansconfiftance 8c claire;.après
que les glandes ont 'ainfi filtré cette,
liqueur x elles ont chacune un petit ca-
ii<S
nal excreteur qui eft deftiné à la eha-
rier dans une efpece de cavité appellée
le refervoir du lait ou le finus laiteux,
qui eft fitué entre les glandes & le ma»
mellon j de ce refervoir ou finus il en
part d’autres canaux qui font au nom¬
bre de feptou huit, & qui viennent fe
terminer au mamellon, ce qui fait que
la liqueur qui en fort femble partir com¬
me d’un arrofoir, le fang qui n’a pû être
employé , tant pour la nourriture des
mammelles que pour la filtration du
lait eft repris par des veines du même
nom.
Les nerfs qui viennent fe diftribuer
aux mammelles, viennent des toracht-
ques ou des nerfs dorfaux.
De la Plevre.
Toute la furface interne de la poi¬
trine eft tapifTée d’une membrane ap¬
pellée la plevre, qui fait une des par¬
ties contenantes propres que nous avons
mis au rang des membraneufes j. cette
membrane extérieurement eft inégale
pour s’attacher plus facilement aux
mufcles intercoftaux , au diaphrag*
ii7
me , au fternum , aux vertebres dis
dos , aux côtes , & à leurs cartila¬
ge ; au contraire fa furface interne eft
polie pour ne point blefler les poul-
mons dans leurs mouvemens, elle pro¬
duit une envelope commune aux par¬
ties qui font renfermées dans la poi¬
trine ; elle fe réfléchit par fa partie fu-
perieure à l’endroit du paflage de l’œ-
fophage , de la trachée artere , de
l’aorte fuperieure , de la veine cave
fuperieure, par fa partie inferieure à
l’endroit du paflage de l’œfophage ÔC
de la veine cave , les arteres lui vien¬
nent des intercoftales , les veines rap¬
portent le fuperflus du fang dans l’a-
figos qui le reporte dans la veine ca¬
ve , les nerfs lui viennent des dorfa-,
les.
Du Mediajlin.
Le MediafHn fepare la poitrine en
deux cavités , en s’étendant longitudi¬
nalement depuis la partie fuperieure
jufqu’à l’inferieure, il cft formé par
l'ado (Terrien t de la plevre, tant du côté
droit que du gauche qui étant joint en-
femble tout le long des vertébrés du
dos 8c étant parvenue à la partie pofte-
rieure du péricarde fe. feparent l’une
de l’autre pour-s’attacher aux parties
latérales du péricarde jufqu’à fa partie
moyenne 8c anterieure où elles fe réu¬
nifient enfemble de rechef pour s’aller
attacher au flernum dans toute fa lon¬
gueur ; il faut obferver que le media-
ltin s’incline du côté gauche à la par¬
tie inferieure du fternum , au contrai¬
re à fa partie fuperieure il fe trouve
au milieu , fon ufage eft non feule¬
ment de feparer la poitrine en deux,
mais encore pour empêcher que la ma¬
ladie du poulmon ne fe puifTe commu¬
niquer à l’autre,qu’un poulmon nepuif-
fe s’affaifer fur l’autre , 8c qu’un épan¬
chement d’un côté ne paffe dans l’autre;
de plus elle fert à tenir le péricarde auf-
{ibien que le diaphragme dans uneef-
pece d’équilibre, les arteres lui vien¬
nent des mammaires internes 8c des
diaphragmatiques , les veines portent
le refidu du fang dans les veines du
même nom que les arteres : outre ces
vaiffeaux qui font communs, elle a en¬
core une artere particulière appelles
ïï<?
mediaftine qui vient de l’aorte & une
veine du même nom qui ;va à la veine
cave ,; cette artere Ôc cette veine fe
trouvent regner dans fa longueur par¬
tie anterieure, les nerfs lut viennent
du plexus cardiaque.
De la Glande timique.
Les glandes timiques ont deux corps
fituez à la partie fuperieure du media-:
ftin , à l’endroit où l’aorte & la veine
cave fe divifent en fouclaviere ; ces
glandes font plus confiderables au fœ¬
tus qu’à l’adulte à qui elles difparoif-
fent, pour ainfi dire , à mefure qu’il
avance en âge : on ne peut leur donner
un ufage alluré parce qu’on n’y trou¬
ve aucun canal excreteur, cependant
dans les enfans elles doivent avoir un
ufage ; enfin fi elles fervent à filtrer une
liqueur,il y a apparence de croire qu’el¬
le va fe décharger dans la fouclaviere
pour fe mêler avec le fang.
Les arteres viennent des carotides J
les veines vont aux jugulaires 8t les
nerfs viennent de la paire vague ou
huitième paire.
S 20
Da péricarde.
La deuxième des parties contenan¬
tes propres de la poitrine, & qui eft
mife au rang des membraneufes , eft
le péricarde qui eft une poche deffinée
pour renfermer le cœur non pas me-
diatement puifqu’il lui laiffe un ef-
pace capable de pouvoir lui laifîèr là li¬
berté de fes mouvemens.
Il eft compofé de deux membranes
dont l’exterieur lui vient du mediaftini
& l’interne eft celle qui lui eft propre;
l’interieur de ce fac eft poli, afin que le
cœur dans fes mouvemens continuels
ne puifîe êtrefroifle ni blefle, outre ce¬
la elle fe trouve toûjours humide &
lubrifiée , ce qui ne vient que parce
qu’il y a des glandes qui filtrent une li¬
queur capable de pouvoir caufer cette
lubrcfaétion , afin que le cœur dans
fes mouvemens ne puifte être inter¬
rompu , ce qui n’auroit pas manqué
d’arriver fi elle avoir été deflechée; cet¬
te poche par fa partie fuperieure fe
réfléchit à l’endroit de l’aorte, de l’ar-
îerepoulmonaire, de la veine cave fil'
perieure
tn
ferieure des veines du poüîmon, Sc
de la veine cave inferieure , la partie
^inferieure de cette poche eft fortement
adhérante au centre nerveux du dia¬
phragme.
Les arteres viennent des fphrcni-
que , autrement appeliez diaphra¬
gmatiques , outre cela elle a, une arte-r
re particulière appelle'e pericardine, le
fang qui ne peuc fervir à fa nourriture
va le de'gorger dans les veines du même
nom , les nerfs lui viennent -de la paire
vague.
Du Cœur,
A l’ouverture du péricarde on ap-
perçoit le cœur qui eft une des plus
nobles parties du corps , puifque c’eft
à fon occafion que toutes les autres
joüiffent d’une vie commune avec lui ,
ce qui a fait dire qu’il étoit le premier
vivant & le dernier mourant.
Le cœur n’eft autre chofe qu’un
mufcle creux, mais beaucoup plus fo-
lide & plus ferme que les autres muf-
cles de notre corps , & ^ui fait un
mouvement continuel , que nous ne<
pouvons en aucune maniéré inter®
Î12
rompre, & auquel on a donné le nofls
d’involontaire , parce qu’il ne dépend
pas de la volonté.
Le coeur eft fitué au milieu de la
poitrine entre les deux lobes du poul-
rnon , Ôe enfermé dans cette poche
membraneufe que nous avons appelle
péricarde ; fa figure reftèmble fuivant
les uns à une pomme de pin, fuivant
les autres à une piramide renverfée, &
fuivant les autres à un cône ; il eft fuf-
pendu par le moyen des vaiffeaux fan-
guins qui en partent & qui y vont, on
y confidere fa bafe, fa pointe & fes deux
faces ; fa baze eft la partie fuperieure
qui eft la plus large où font fituez , les
vaiffeaux Ôt qui occupent le milieu de
la poitrine ; fa pointe eft la partie in¬
ferieure qui eft la plus étroite & un peu
inclinée du coté gauche ; de fes deux
faces l’une eft anterieure & plus ap-
platie , & l’autre pofterieure & plus a-
rondie ; les fibres charnues qui compo-
fent le cœur font envelopées d’une
membrane qui eft particulière & dans
l’épaiffeur de la quelle rampent les vaif¬
feaux qui font deftinez pour fa nourri-;
turc, c’eft-à-dire la yeine & l’arterç
coronaire , on confidere en particulier
au cœur fes oreillettesles ventricules ,
fes vaifTeaux , Tes valvules , fon fep-
tum medium , les colonnes charnues,
eu les pilliérs des valvules . Tes fibres' »
& enfin fes mouvemens.
Ses oreillettes font deux, une de chi¬
que côté fitu'ée à la bafe du cœur ; leur
figure eft à peu près triangulaire quand
elles font pleines , elles font polies en de
hors, inégales en dedans; ékleur mou¬
vement eft oppofé à celui des ventricu¬
les ; car quand les oreillettes fe dilatent
pour recevoir le fang , lès ventricules
qui ont reçu celui qui leur eft venu au¬
paravant fe contrarient , ôc après s’être
contrariez Ôt refferrez pour chafTer le
fang, fè dilatent enfuite pour recevoir
celui qui vient des oreillettes qui pour
lors fe contrarient ; kur grandeur n’eft
point égale, car celle du côté droit eft
plus grande que celle du côté gauche 8c
les vaifTeaux qu’elles reçoivent font
aufli difîerens par rapport à leur fi-
tuation, car celle du côté droit donne
entrée au&deUx veines caves 3 & celle du.
côté gauche aux veines du poulmon ; de
plus le fang qui y vient eft de differente'
324
■Mature j car l’oreillette droite reçoit tiB
fang dénué des particules neceflàires
pour nourrir les autres parties ; au con¬
traire le gauche reçoit un fang qui â
toutes les qualitez propres à nourrir.
Les deux ventricules font deux cavi-
tez que l’on a diftingué en droit &
engauche a mais mal-à-propos, puif-
que celui que l’on appelle droit eft
anterieur , ôc celui que l’on appelle
gauche eft pofterieur.
Le ventricule droit ou anterieur eft
plus large, moins épais & plus court
que le pofterieur ; mais en recompenfe
le pofterieur ou gauche eft plus long <
plus étroit & plus épais , on remarque
quantité de fibres qui fe uaverfent les
unes & les autres ; outre cela, 8c par¬
ticulièrement dans les ventricules on y
remarque despetites colonnes charnues»
fies extremitez defquelles partent plu-
fieufs filets qui vont fe terminer en s’é-:
cartant les uns de autres aux valvules.
Des valvules les unes appartiennent
aux ventricules 8c les autres aux vaif-
feaux , 8c il y en a une particulière qui-
appartient à l’oreillette droite.
Les valvules qui appartiennent au*
♦tlimcules font nommées friglochi-
ftes, elles font attachées par des petit*
filets aux colonnes charnues des ven¬
tricules ; les valvules du ventricule
anterieur font trois, & fe trouvent à
l’embouchure de l’oreillette » mais elle*
font fituées de façon qu’ellespermettent
âu fang qui vient de l’oreillette
droite de tomber dans le ventricule
& l’empêchent de pouvoir retourner
dans l’oreillette en fermant l'embou¬
chure.
Le ventricule gauche ou pofterieur
a deux valvules qui font fituées de
même & qui ont même ufage que les
precedentes.
Les valvules qui appartiennent aux.
vaiffeaux font au nombre de fix ; fça-
voir , trois à l’entrée de l’àrtere pul¬
monaire , Se trois à l’entrée de l’aorte
aufquelles on a donné le nom de fig-
moide à caufe qu’elles ont à peu près
la figure de la lettre grecque fignuï
elles font fituées de- maniéré que leur
fond'? regardé chacun des ventricu¬
les , ce qui permet au fang d’en pou¬
voir fortir, & leur cavité regarde le
haut, ce-qui fait que quand le fang dk
nS
palïe'e dans une des arteres , s’il veut ré¬
trograder fur fes pas , il fe loge dans
les cavitez , ferme les valvules & les»
approche les unes des autres ; nous re-
marquons une valvule fltuée à l’em¬
bouchure de la veine cave inferieure
dans l’oreillette droite à qui on a don¬
né le nom de l’Auteur qui l’a décou¬
verte,ce qui fait qu’on l’appelle valvule
d’Huftache, ôcfuivant quelques-uns le
confluant ; fon ufage eft d’empêcher
que la colonne du fan g qui vient de la
veine cave fuperieure ne puiffe tomber
fur celle qui vient de l’inferieur , &
qui par confequcnt entre dans le ven¬
tricule anterieur ou droit ; les deux
oreillettes 8c les deux ventricules font
feparées l’une de l’autre par une cloifoff
appellée feptum medium ou cloifon
mitoyenne ; elle efl formée par l’adof-
fement de ce qui forme les deux ventri¬
cules & les deux oreillettes , & il faut
remarquer que la portion de cette
cloifon qui fépare les deux ventricu¬
les , efl épaiffe ; au contraire l’autre
portion qui fépare les deux oreillettes
«fl très-mince 8c dans le fœtus a ua
frou nommé orale»
iiy
Le cœur eft compofé de trois difïé*
rens plans de fibres, les extérieurs font
longitudinales & vont de la bafe à la
pointe , les autres font circulaires qui
font moyens en fituation & font le
tour du cœur ; enfin les plus internes
font les' fpirales qui vont fpiralement
de la bafe à la pointe où étant parve¬
nus , ils s’entrecroifent en maniéré de
huit de chiffre , pour enfuite retourner
de la pointe à la bafe auflï fpiralement»
Le cœur a deux fortes de mouve-
mens , fçavoir de dilatation , appellé
'diaftole , & de contraction appellé fîf-
tole ; entre ces deux mouvemens on
veut que le cœur faffe une pofe appela
■lée perififtole»
J>u Ltnnx,
Le ïarinx eft une éminence fituêff
au fond de la bouche & à la partie fu«r
perieure de la trachée artere , lui fer-
vant pour ainfi dire de tête , il eftcom>*
pofé de plufieurs cartilages dont les
deux premiers font appeliez tiroydes
qui font plats , & qui étant unis
enfemble par leur .partie anterieure 3
123
forment cette éminence appelles la
pomme d'Adam ; de plus ils fourniflefit
en dedans une cavité qui loge- les au¬
tres cartilages.
Le troifiéme dés cartilages eft lé
cricoïde « il eft fitué au-deflous de tous
les autres, leur fervant pour ainfidire
de bafe , il eft plus large dans la par¬
tiepofterieure que dans l’anterieure où
il eflrtrès-étroit.
Le quatrième & cinquième dès
cartilages- font les deutf aritenoides ,
lorfqu’ils font joints tous les deux eif-
femble ils reprefentent afTezbien le bec
d’une aiguiere ils font fitués dans la
concavité des deux tiroïdes, faifant là
partie fuperieure du larinx ; l’ouverture
du larinx fe nomme la glotte- ; on f
ebferve un petit enforicement de cha¬
que côté où il fe loge quelquefois quel¬
ques mies de pain ou quelque goutte de
liqueur, ce qui fait que nous touflbas
jufqu'à ce qu’elles en foient forties , le
dernier des cartilages eft l’épiglotte:
on lappelle-ainfi , parce qu’il 1 eft fitué
fur la glotte j fa figure approche allez
bien d’une petite feuille de lierre, il
bouche exaélemçnt Centrée du larinx #
tïpr
f our empêcher que dans le temps de là
déglutition , il ri’y entre dealimens ôc
des liqueurs qui en palîant abaifîènt cet¬
te valvule, ils font parconfequent obli-,
gés de prendre la route du pharinx.
De U Trachée Altère.
La trachée arteré efl un canal qui com*
mence au-ddTous du caTtilage tiroïde
ou annullaire 8c finit aux bronches qui
font la divifion du canal, il éft en
partie cartilagineux 8c en partie mem-
braneux;les cartilages qui le compofent
ne font point tout-à-fait circulaires, car
à fa partie pofterièureil efl? tout-à-faic-'
membraneux & forme un enfonce¬
ment ou goutiere deftinée pour don»
ner plus de liberté à l’œfophage de fe
dilater dans le tenus de la déglutition^
ees cartilages reffemblent allez bien à
la lettre c , ils font un peu éloignés les
uns des autres, 8c cet intervalle effc
occupé par des membranes ÿ Ce canal
fait partie de la gorge, il eft fitué à 1»
partie anterieure de l’œfopbager
La trachée artere après avoir parcouru'
1 la partie anterieure du col, elle entre
dans là poitrine par deffous les veinés Sé
arteres fouclaviefes, entre les carotides
internes & les jugulaires & couchée fur
les premières 1 vertébrés du dos jufqu’à
environ la quatrième où elle fedivifeeu
deux branches, qui fe diftribuent enfuite
ën un grand nombre d'autres*
Dés Bronche?.
Les bronches qü'i font la divifiûn de la
trachée artere s’inclinant du côté droit
8c du coté gauche , entrent dans la fubf
tance de chaque poulmon oiv elles fe di-
vifent en d’autres branches plus petites
qui deviennent enfin imperceptibles ,'
puifque leur fin s'épanouit pour for¬
mer les veflicules du poulmon , les
cartilages qui' té compofent font cireur
kires & éloignés un peu les uns de*
autres pat des membranes*
Des Poulmns .
LeS poulmonsfont deux vifcéreS def-
tinés non feulement à la refpiration »
mais encore pour perfeétionner le fangV
üs ont chacun deux lobes y dont l’u*
I$î
eccupe le côté droit & l’autre le côte
gauche j chacun de ces lobes fe divife
en d’autres , fç avoir le lobe droit fe
divife en trois , & le gauche en deux ,
les lobes font convexes du côté des cô¬
tes Ôc caves du côté du cœur ; leur cou¬
leur eft d’un rouge pâle & marbré ,
ils font attachés, fçavoir au fternum ,
& aux vertèbres du dos par le mediaf-
tin, au col par la trachée artere^u cœur
par leurs vaifîèaux, & par accident à la
plevre ; leur fubftance eft fpongieufe ,
leur figure reflèmble à peu prèsà ua
pied de bœuf.
Ils font compofés.de veines & d’arte-
res, de bronches, de cellules ou veflicu-
les, & des vaiffeaux limphatiques ; les
yefficules qui compofentlepoulmon né
font autre chofe que des petits facs
membraneux 3 qui ont tous communi¬
cation les uns dans les autres , ôc qui
font de differente figure.
tes poulmons ont deuxmouvemens ,
l’ua de dilatation, qui eft quand l’air
entre , que nous appelions infpiration ,
& l’autre au contraire,quand l’air fort,
qu’on appelle expiration ; lés arteres &
veines du poulmon fqnt communes ÔC
propres.
*§*
Les communes font les deux artera*
& les deux veines pulmonaires , les ar-
teres prennent naiflànce du tronc pul¬
monaire , qui part du .ventricule an¬
terieur du coeur , & qui porte aux
poulinons le fang , afin qu’il puilTe être
rarifié .par le moyen de .l’air .qijp nous
refp irons.
Les deux yeines rapportent dans l’or-
reillette gauche du cœur le fang. qui a
efté préparé dans les poulinons .
L’artere ■& la veine propres aux
poulmons fe nomment bronchial ou de
Ruish , parce que c’eflr lui qui l’a dé¬
couverte.
Cette arterefortdela partieSupérieu¬
re de l’aorte defeendante j entre dans les
poulmons, en fui vant toutes, les ramifi¬
cations des bronches, ce qpi l’a faitap-
peller bronchial.
.La veine fi|it le même chemin , &
rapporte dans la veine cave le fang.
Les nerfs des poulmons leur vieil-
sent de la ..huitième paire., qui fprpie
le plexus pulmonaire.
De
*5 3
De U Tête.
La tête eft ce que nous appelions
ventre fuperieur qui fe divife en partie
chevelue & en face j fous la partie che¬
velue fe rencontre le crâne qui eft une
boëte ofleufe qui renferme les parties
deftine'es à la filtration & féparation
de l’efprit animal- , la face renferme
les organes des ens, qui font la vue,
l’oüie , l’odorat, le goût 6c le toucher
qui eft commun.à tout le corps ; la tête
fe divife en fes re'gions & en fes par¬
ties; de fes re'gions l’une eft anterieure
appellée finciput ou le devant de la tê¬
te ou le front, l’autre eft pofterieure
appellée occiput, l’une eft fuperiëure
appellée vertex , l’autre eft inferieure
appellée fa bafe; enfin les autres font
latérales nommées les tempes.
Les parties de la tête font conte¬
nantes & contenues y les contenantes
font communes & propres.
La première des communes font les
cheveux , & la deuxième la peau qui
eft commune à tout le corps dont il a
été parlé ailleurs ; des parties conte-
M
134
nantes propres, les unes font mufculeu-
fes comme les mufcles frontaux & oc¬
cipitaux dont il fera parlé dans la mio-
logie y les autres font membraneufes
comme la pericrâne , la dure 8t la pie-
mere, les autres font olfeufes comme les
os du crâne qui compofent la calotte
dont il fera parlé dans l’ofteologie.
Les parties contenues dans le crâne
font le cerveau, le cervelet, la moelle
allongée, leurs dépendances & le com¬
mencement des neuf paires de nerfs.
Du ÿericrane.
Le pericrâne eft une membrane qui
recouvre tout le crâne , à l’exception
de la place qu’occupe le mufclecrôta-;
phite où elle palTe par deffus , pour
s’aller terminer à l’apophife zigomati-
que ; cette membrane eft fortement,
unie avec celle que l’on prend pour le
periofte , de fi on m’en veut croire on
ne la divifera point, 8c on dira que le;
pericrâne couvre exactement toute la
calotte ofleufe , qui étant parvenue au
mufcle crotaphite , fe divife en deux
lames i la lame ou dupiicature exter-
ne paflfe par - délias , & la laffie in¬
terne palfe par-deffous ; cette mem¬
brane eft compofée de fibres qui font
fort ferrées 8 c d’un fentimenr fort ex¬
quis ; lepericrâne reçoit des arteres des
carotides externes, lés veines vont aux
jugulaires externes,& les nerfs viennent
de la huitième paire du cerveau 8 c de
la deuxième paire du coL.
De la Duremere.
La duremere eft une membrane très-
forte qui envelope le cerveau , le cer¬
velet , la moelle allongée, 8 c accom¬
pagne tous les nerfs ; cette membrane
‘eft fort adhérante à la bafe du crâne ,
auffi-bien qu’aux futures , 8 c fi elle eft
adhérante à la furface interne des os ,
cela ne vient que par la.communication
qu’il y a des vaiffeaux fahguins de cet¬
te membrane aux ps.
Cette membrane n’eft qu’un entre¬
lacement de fibres tendineufes, fes par¬
ties font fes replis ou duplicatures , fés
alongemens Sc fes linus ; les replis ou
duplicatures font trois, le premier eft
celui qui fepare le cerveau en deüx
tient fur fon. dos le fions- longitudinal
fuperieur ÿ au tranchant de la faulx fe
trouve un autre linus appelle longitu¬
dinal inferieur.
Le finus longitudinal fuperieur à la
fin fe divifeen deux appeliez latéraux,
le deuxieme replis de la duremere efi
la tente du cervelet, qui non-feulemenî
fepare le cerveau d’avec le cervelet,
mais encore en fervantid’appui au cer¬
veau empêche que fa mafle ne puiife
comprimer le cervelet & empêcher fes
fondions.
Le troifiéme & dernier repli de la
duremere efi: celui qui fepare le cerve¬
let en deux lobes & ce repli n’a que très-
peu d’étendue, ce qui fait qu’on peut
dire qu’il ne fepare que la portion po*
ûerieure; des alongemens de la dureme¬
re le premier eft celui qui accompagne
les nerfs dans toute leur étendue, &le
deuxième efi:celui qui tapifle l’orbite T
elle reçoitlesarteres des carotides par-
devant , des vertébrales par derriere;&
par les côtes de l’artere de la duremere,
les veines vont fe dégorger dans les fi¬
nus les nerfs viennent de la huitième
paire.
*37
De la p'iêtnere.
La piémere eft une membrane moite
& déliée & pluà étendue que la dure-
merc , puifqu’outre qu’elle envelope
le cerveau , le cervelet & la moelle al¬
longée , elle s’enfonce dans toutes les
infraéluofitez du cerveau.
Cette membrane eft fort adhérante à
la faulx, parce que toutes les veines qui
y rampent, vont fe terminer au finus
longitudinal fuperieur.
Du Cerveau.
Le cerveau eft le principal organe
des fonâïons animales 8c comprend
fous lui le cervelet 8e la moelle allon¬
gée.
Le cerveau eft feparé en deux lobes
par la faulx , il eft eompofé de deux
fortes de fubftances j la première ëc
la plus externe eft la corticale ou cen¬
drée dint la fupcrficie rcffemble affez
tien aux circonvolutions des inteftins
des petits oifeaux , elle filtre l’efprit
animal ; la deuxieme eft la plus interne,
M tij
& l'a-plu s Blanche eft la medulaire qui
e£t l’amas des canaux excréteurs qui
contiennent l’efprit animal après a-
voir coupé la faulx à l’endroit où elle fe
joint à î’apophife ciftagaly & l’avoir
renverfé de devant en arriéré on é-
carte les deux lobes.& on en coupe une:
portion après quoi on apperçoit entre:
deux une couche blanche appellée le
corps calleux qui eft une continuation;
de la fubftance blanche & qui couvre
les deux ventricules fuperieurcs; def-
ISbus le corps calleux & fur fes cotes ft
trouvent les deux ventricules fuperieuts
dont la figure reflembie à peu prés;
à. un croiftant 3 on y trouve très fou-
vent de la ferofité auflî bien qu’une
portion du plexus coroi de..
Les deux ventricules font ftparées
lfime de l’autre par une cloifon ap¬
pellée feptum lücidum , parce qu’elle
eft tranfparente ;. cette cloifon eft at¬
tachée par fa partie fuperieure au corps
calleux , & par fon inferieure àla voûte
a trois pilliersï
A yant renverfé le corps calleux dé:
devant en arriéré, on apperçoit la. vour-
t£. à. trois-gilliers dont deux, fiant par
TJ9
fîerieurs Sc un- anterieur ; fou-s cites
voûte elfc le troiGéme ventricule, ayant
coupé le pillier anterieur 8c l’ayant
renverfè de devant en. arriéré conjoinr
ternent avec les poflerieurs fe fart ap-
percevoir le troméme ventricule ap-
•pelle inferieur, & quatre paires d’-émir-
nences ‘ r à l’entrée de ce troiGéme ven¬
tricule eft une fente appellée vulva , à
eaufe de fa reflèmblance à la vulve ç
dans le fond de ce ventricule fe trouve
une ouverture qui fe termine par' un
conduit appelle infondibulum ou eru-
tonnoir qui tranfmet la, ferofité des
ventricules dans la glande pituitaire qui
lui fert d’entrepôt à l’extremité an¬
terieure delà vulve s’apperçoit un gros
• cordon qui traverfe qu’on nomme Ia>
barre,des quatre paires d’éminences le£
d, ux plus anterieures fe nomment les
corps canelés revêtus de la fubftance
cendrée , 8c intérieurement on y trouve
Un mélange de la blanche Si de la cem-
drée qui forme des lignes..-
La deuxième paire d’éminence fe
nomme les couches de nerfs optiques,
qui prefententexterieurementune fuh~
fiance blanche.
14»
La troifiéme paire d’émincnce fc
nomme nates par leur figure retfem-
blante à des felfes -, & enfin la quatriè¬
me paire fe nomme têtes , parce qu’elle
refiemble à des tcftic-ules ; defibus 8c
entre ces deux dernieres paires d’émir
•nence eft un conduit appelle l’aqueduc
ou canal de communication, parce qu’il
va du quatrième ventricule au troifié¬
me, fon embouchure qui regarde le'
troifiéme ventricule fe nomme l’anus,
& la voûte de ce conduit formé par
l’union des nates 6c têtes eft ce que
quelque-uns ont appelle mal-à-propos
le pont de varolle; entre les éminences
nates ôc les couches des nerfs optiques
eft une éminence appellée glande pinea-
le où Defcartes aplacé le fiegé de l’a-
me, le cervelet a la fuperficie de fon
corps aplatie ; on y obferve plufieurs
circonvolutions qui reffemblent à peu
près aux plis d’un éventail, il eft cortt-
pofé de même que le cerveau de la
fubftance cendrée ôc de la fubftance
blanche.
Après l’avoir incifé longitudinale¬
ment dans toute fon épaifîeur ôc dans
fon milieu , on a aperçoit le quatrième
H* n
ventricule appelle polterieur , qui Te
trouve fur la face fuperieure & à l’ex-
tremité de la moelle allongée ; il eli
recouvert d’une membrane appellée
valvule de VieufTens qui empêche que
la fèrofiré contenue dans ce ventricule
ne s’épanche fur les parties voifines,
de maniéré qu’il eft obligé d’enfiler le
canal de communication qui eft fous
les éminences nates 8ctêtes 8e qui la
conduit dans le troifiéme ventricule
pour tomber dans l'entonnoir.
La troifiéme partie du cerveau eft
la moelle allongée formée par les deux
productions du cerveau appeîlées les
cuifies , qui ne font autre chofe qu’une
fubftance blanche , 8e par les bras.du
cervelet ; on remarque à cette partie
Bne éminence appellée annulaire 8c
que Varolle appelle pont, deux appel ■
lées piramidak s 8t deux appeîlées oli-
livaires , l’éminence annulaire paroic
fort vifiblemenf à la partie pofteriëure
de la moelle allongée.
Les éminences piramidales font im¬
médiatement au-deffous de celle-ci.
Et les olivaires font fuperieure ment
formant les parois du quatrième ven-
T 44
tricule, lequel reflèmble au taillant d’u¬
ne plume à écrire 8c eft nommé cala*
tttus fçriptorius.
Enfin la moelle de l’épine n’eft autre
chofe que la continuation de la moelle
allongée qui commence à prendre ce
nom à la première vertebre du col,
elle parcourt le col, le dos , les lom¬
bes 8c l’os facrum où eft fa terminaifon
en queue de cheval.
Elle eft compofée de deuxfubftances
de même que le cerveau j mais c’eft la
fubftanceblanche qui eft extérieure8c '
la cendrée qui eft dans le centre de
l’autre.
Enfin elle fe trouve enfermée de la
dure 8c piémere , aulquelles on ajou¬
te une troifiéme membrane qui eft l’a-
ragnoide, parce qu’elle eft tranfparente.
De U Cbilification.
L’homme écant fujet à des diftipa- -
tions continuelles , eft obligé pour les
réparer de prendre des alimens qu’il
porte dans la bouche , là ils y font
coupez, caffez , broyez 8c moulus par
les dents incififs. canines 8c molaires.»
*4î
Kutnedez par la falive qui vient des
glandes parotides, fublinguales & buc¬
cales, font portez de côté & d’autre par
la langue , qui après qu’ils font broyez
les pouffe dans le pharinx, après avoir
paffépar-deffus l’épiglotte qui leur fert
decouliffe , & qui en s’appliquant fur
l’ouverture du larinx les empêche d’y
entrer; voici la première préparation
des alimens.
Ces alimens étant dans le pharinx »
Continuent leur chemin dans l’œfopha-
ge qui les conduit dans l’eftomac ; dans
ce chemin ils entraînent avec eux de la
liqueur qui enduit l’interieur de ce ca¬
nal.
L’eftomac reçoit donc les alimens 8c
leur fournit la troifiéme préparation en
les convertiffant en bouillie , ce qui fft
lait par la trituration, c’eft-à-dire, par
k mouvement continuel des parties , Sc
par la fermentation , c’eft-à-dire * par
k combat des acides avec les alKalyes,
Les alimens étant réduits en bouillie,,
fortent de l’eftomac par la contraction
des fibres qui le compofent & paffent
parlepilore pour entrer dans l’inteftin
duodénum.
Le pi'ore eft une valvule qui leur
permet bien de fortir de l’eftomac,
mais les empêche d’y retourner , à
moins qu’il ne fefaflfe un. mouvement
contraire appelle antiperiftalcique.
Dans l’inteftin duodénum fe mêlent
avec' les alimens deux differentes li¬
queurs qui font la bile qui vient du
foye par le, canal eolidoc, & le fuc pan¬
créatique , qui vient du pancréas par le
canal de Virfcngus ; ces deux liqueurs
s’étant mêlées avec les alimens diffous,
les accompagnent du duodénum dans le
jéjunum , ou étant parvenus le chilefe
fepare des excremens.
Lesexcremens feparés du chile vont
du jéjunum dans l’ileum , de l’ileum,
dans le cæcum Se de là dans le colum,
qui lés conduit dans le reétum où ils
s*amaffent, fe pétrifient & fe lient en-
f.mble, après quoi forcent au dehors
par l’anus; le chile féparé des alimens
enfile les embouchures des veines la-
étées premières qui rampent fur la fur-
face des inteftinsSe dans la duplicature
du mefantere, &vontfe «miner aux
glandes mefanteriques qur fer tnt d’en'
trepôt au chile.
Il
Il faut ôbferver que l’intfeftin jeju-
ttum eft le plus rempli de veines labiées*
cependant on en trouve dans l’ileum
& le côlurn, mais pas en aulïi grand
pombre.
' Des glandes tnefanteriques le chilé
eft repris pair les veines laâées fecon-»
daires qui font plus groffes 8t en moins
grand nombre que les premières, celles-
ci dégorgent le ehiîe dans le rèfervoir
de Pecquèt.
Le relérvôir de Pecquet eft litué fous
l’appendice droite du diaphragme , de
Ce refervoir il en part un canal appellé
thorachique qui eft quelquefois Ample,
quelquefois double, quelquefois triple,
c’eft lui qui Conduit le chilé dans lè
Le canal éîftfachique monté le long
de la partie latérale droite du corps
dés vertebres du dos entre l’aorte 8e la
veine azigos , 8c étant parvenu envi¬
ron la hauteur du coeur , il fe réfléchit
par derrière lui dé droite à gauche, 8c
Va fè terminer étant attaché à l’œfo-
phage à la partie pofterieure de la ju¬
gulaire interne gauche, proche fa réu¬
nion avec l’axillaire 8e la fbuclaviere,
N
146
Ï1 faut obferver que dans les veines
lactées, le referyoir , & le canal thorar
chique J lorfqu’il n‘y a pas de chile , il
s’y trouve de la lirnphe qui vient des
parties voifines & à laquelle le chile fe
nicle, pour aller tous deux de concert
dans le fang,
A l'embouchure du canal thoraehiquç
dans la jugulaire fe trouve une valvule
qui eft difpofée de maniéré qu’elle per¬
met bien au chile de palier du canal
thoraçhique dans la veipe jugulaire,
mais qui empêche qu’il ne retourne dan$
le canal thorachique & que le fang n’y
entre par la même raifon.
Le chile mêlé avec le fang i’accom*
pagne dans la Veine cave fuperieure,
qui les conduit dans l'oreillette droite
du cœur, de l’oreilleltë droite dans le
ventricule droit, du ventricule droit
dans l’artere pulmonaire , de l’artere
pulmonaire dans le poulmop, où il rer
çoit avec le fjmg fa préparation de la
part de l’air ; du poulmon il revient
mêlé avec le fang par les veines puknpj 1
naires qui le conduifent dans l’oreillet¬
te gauche , d’oû il va dans le ventricule
gauche,dc de là dans l’aorte où je le laifiç
pour le reprendre dans la circulation;
De la langue,
La langue eft fitue'e dans la bouche,
on y confidere fa bafe & fa pointe, fa
face fuperieure & fa face inferieure.
Sa bafe eft attachée à l’os hyoide , fa
pointe eft vacillante & regarde les dents
incifives , fa face fuperieure regarde le
palais,faface inferieure eft attachéeà dif¬
ferentes parties , par le moyen des muf-
eles qui feront décrits dans la miologie,
& par ce que nous appelions le filet.
La langue eft envelopée de trois
membranes : la première qui eft très-
mince eft la continuation de celle qui
tapilfe la bouche : la deuxième eft la ré¬
ticulaire au travers de laquelle paffent
les mamelons qui compofent la troi-
fie'me membrane.
Ces mamelons font l’organe du goût;
ils font de differentes groffeurs St font
formés par Pextremité des nerfs qui fe
diftribuent à la langue ; le refte du corps
de la langue eft l'épanouiffement des
fibres desmufcles qui fervent à la mou¬
voir.
Nij
s 4$
De l'ail*
L’œil eft le principal organe de la
'VÛè', il eft renfermé dans lafofle orfci-
taire ; fes parties font internes & ex¬
ternes ; les parties externes font les
paupières, les cils & les furcils ; les
parties internes font la graifîè, les glan*
des , les rfiufçles , les vaiflèaux , leS
membranes & les humeurs.
Les paupières font deux, unefupe-
rieure & une inferieure , elles fervent à
couvrir & découvrir l’œil ; leur réu¬
nion, qui fe nomme" commifture, forme
deux angles, dont l’un eft interne fitué
du côté du nez , & l’autre eft externe
fitué du côté de l'oreille J chaque pau¬
pière eft compofée de l’épiderme , de
la peau , & d’un mufcle appelle orbi-
culaire ; au bord de chaque paupière
eft un. Cartilage appelle le tarfe où fe
trouve une rangée de poils appe'llée léS
cils , ces poils font courbés en dehors,
& quand les paupières font fermées, ils
s’entrecroifcnt les unes dans les autres,
ce qui empêche que les corps étrangers
ne s’infinues t dans l’œil j à l’extrémité
de chaque tarfe du côté du nez fe trou ->
Ve un petit trou appelle point lacrimal
qui reçoit la liqueur qui ne peut être
employé à humeéter l’œil qu’on appel¬
le larme ; ces deux points ou ouvertu¬
res répondent à deux conduits qui s’u¬
nifient enfemblc pour former le fac la-*
Crimal ou conduit lacrimal qui pafle
par un conduit formé par l’union de
l’osunguis avec l’os maxillaire.
Ayant levé la peau des paupières 8c
lemufcle orbiculaire , on trouve dans
on enfoncement formé par l’union de
l’avance de l’os coronal avec l’angle
fuperieure de l’os de la pomette , une
glande appellée lacrimale qui feparedu
fang les larmes * liqueur qui eft portée
par fept ou huit canaux excréteurs
qui percent la membrane conjonélive
pour aller humeéter le globe de l’œil *
& c’eft le fuperflu de cette liqueur qui
p'afie par les points laciirftau^ , ac¬
cidentellement qui coule le long des
joues; à l’égard des mufcles de l’œil
ils font fix, quatre droits , 8c deux
obliques qui font décrits dans la myo-
logie.
Les membranes de l’œil font cotnrfia-
Niij
I5<5
jscs & propres, les communes ont été
nommées,conjonctives, fcelerotique ou
cornée opaque * cornée tranfparente ,
uvée, iris 8c retine , les propres font
la vitrée 6e la criftaline.
La conjonétiveeft une membrane qui
étant blanche , la fait communément
appeller le blanc de l’œil, elle s’atta¬
che à la circonférence interne des deux
paupières , ôe à l’union de la feelero-
ïique ou corneé opaque avec la cornée
tranfparente , c’eft elle qui tient le
globe de l’œil en équilibre ; la fcelero-
tique ou cornée opaque eft la deuxiè¬
me membrane commune de l’œil, elle
envelope la plus grande partie du glo¬
be de l‘œil, elle eft .épailfe & folide»
elle fe joint avec la cornée tranfpa¬
rente qui fait la troifiéme membrane
commune, elle eft tranfparente com¬
me de 1 a corne préparée 6c fait la par¬
tie anterieure du globe de l’œil , c’eft
elle qui nous fait appercevoir lès objets
8c les rayons de la lumière.
L’uvée ou coroide qui eft la quatriè¬
me membrane commune de' l’œil eft
noire 6c relfemble à la peau de raifin
noir j elle tapifîè la fürface interne de la
15*
fpelerotiquejelle eft fortement attachée
avec l’union de la fcelero tique avec la
' cornée transparente,
L’uvée à cette union forme des fi¬
bres qu i fe replient en paffant par-defy
fus l’humeur vitrée 8c forme le liga¬
ment appelle çilliaire.
L’Iris qu’on admet pour cinquième
rnembrane commune de l’œil, fâitl’ex*-
tremité anterieure de l’uvée , elle eft
compofée de beaucoup de fibres cha:-
nuesdeftinces pour dilater ou refferrer
l'intervalle qu’elle laiffe,ce qui fait que
nous appercevoos les objets ; l’iris eft
des differentes couleurs dans l’homme,
elle eft bleue , brune , &c.
La retine qui fait la fixiéme 8ç der¬
nière membrane commune de l’œil,
n’elj: que l’épanouiffement ou cxpen-
fiondunerfoptiquç, c’eft elle qui ta-
piffe l.afurface interne de l’uvée 8c qui
envelope lepriftâljn.
Les humeurs de l’œil font trois ; (Ra¬
voir l’aqueufe , la criftaline, .& la vi¬
trée,
L’aqueufe , nommée telle, parce
qu’elle eft fort fluide , n’eft ’envelopée
. d’aucune membrane particulière com-
me les autres humeurs , elle occupe là
partie anterieure du globe de l’oeil 3 ‘fi-
tuée entre l’iris &c l’u vee qui lui fervent
de borne , c’eft elle qui donne de la fail¬
lie au globe de l’ceiL
L’hümeür criftaline ou le criftalin eft
nommé tel, parce qu’il rdTemblc àdÙ
criftal, il eft d’une fubftance plus fo-
lide que les autres, fa figure elt ronde,
fi eft envelopé d’une membrane qui lui
êft propre, appelléç criftaline , il eft
fitué entre l’humeur aqueufe §t l’hu-
jneur vitrée dans un enfoncement que
lui fournit l’humeur vitrée.
L’humeur vitrée qui fait latroifiéme
& derniere eft nommée telle , parce
qu’elle reffemble à du verre fondu ou à
du blanc d’œuf, elle eft envelopée d’u¬
ne membrane appellée vitrée , cette
humeur eft plus confiderable que les
autres, elle eft plus folide quel’aqueu-
fe , 8c moins que le criftalin , elle for¬
me la plus grande partie du globe de
l’œil 8c fa partie pofterieure ; dans fa
partie anterieure eft une folfe qui loge
le criftalin.
Fin de la Sflangnologïe,
ÏE
MYOLO G I E.
L A Myologie eft une fcience qui
nous inftruit des organesqui fervent
à mouvoir toutes les differentes parties
qui nous compofent,app.ellées mufcles»
Le mufcle eft un compofé de fibres
charnues & tendineufes, & des quatre
genres de vaifîèaujc qui font artcres,
Veines, nerfs & vaiffeaux limphati-
ques , le tout enveloppé d’une mem¬
brane commune.
Les mufcles ont deux ufages, le pre¬
mier eft de mouvoir les parties folides
de notre corps comme les mufcles
pleins , le- deuxième eft de mouvoir
des liquides comme les mufcles creux.
Ils produifent des mouvemens géné¬
raux & particuliers, les généraux font
trois J fçavoir, volontaires qui dépen¬
dent de notre volonté , involontaires
qui fe font fans que nous y confen-
tions , comme le cœur & autres , 8 c
mixtes qui font dépendans de notre vo¬
lonté & qui n’en dépendent pas com¬
me les mufcles de la refpiration que
nous pouvons avancer ou rétarder 5 mai©
A
que nous ne pouvons pas arrêter;
Les mouvemens particuliers font de
flexion , d’extenfion , d’addu&ion ,
d’abdu.ction, de le ver en haut, d’abaif
fer, .de .tourner, de dilater, de jrefferrer,
ou d’ouvrir & de fermer.
Les mufcles font de deux fortes,
fçavoj.r congénères & antàgoniftes ; les
congeneres font ceux qui concourent a
la même adion, comme deux exten-
feurs ; les antagoniftes font ceux qui
font une adio.n differente comme un
extenfeur avec un flechiffeur.
On coijfidere trois parties au mufel.é
plein, fçayoir fon point fixe, ion ven¬
tre & fon point mobile.
Le point fixe du mufcle eft celui qui
s’attache à une autre partie qu’à celle
qui eft mue , le ventre du mufcle eft
celui qui jfe gonfle & qui tout, le point
mobile eft l’extremité du mufcle qui
s’attache à la partie qui doit être mue.
Le point fixe eft ou apone.vrotique
ou charnu , le ventre du mufcle eft
toujours charnu , & le point mobile
eft tendineux ou aponevrotique ou
charnu,
Le tendon différé de l’upooe vrofe çu
ée qfle le tendon eft un compofé de fi¬
bres ramaflees en forme de corde apla¬
tie , ôel’aponevrofe eft l'écartement des
mêmes fibres du tendon qui forment
des bandes plus ou moins larges;
Aux mufcles creux on n’obferve point
cês trois parties, les fibres qui les com-
pofent font toutes charnues & par con-
fequent capables de contraction dans
" tou le leur longueur.
Àùtfdés de la peau du Crânei
La peau du crâne a quatre mufcleè
pour fes mouv.emens , fçavoir deux
fronteaux & deux occipitaux.
Les fronteaux s’attachent à là partie
inferieure du coronal au-deffus des or-
fcieulaires des paupières , à l’apophife
zigomatique, au cartilage de l’oreille
& couvrent la partie anterieure du crâ¬
ne jusqu’au vertex.
Les occipitaux s’attachent à la partie
moyenne externe de l’occipital à une
ligne tranfverfale qui s’y rencontre , au
cartilage de l’oreille, & couvrent la par¬
tie poftèrieure du crâne jnfqü’au Ver-
îex où ils fe joignent avec les frontaux >
Ces quatre mufcles font fort adhcrans
à'ia peau du crâne,ce qui fait que quand
ils entrent en contraction ils tirent j
fçavoir , les frontaux la peau de derrière
en devant, les occipitaux de devant en
arriéré , & un frontal avec un oecipi-j
tal de bas en haut.
Mufcles de f oreille.
Chaque Oreille a trois mufcles pouf
fes mouvemens *-fgavoir deux com-f
muns & un propre.
Les deux communs font la continua¬
tion des fibres des fronteaux & occipi-
taux qui fe terminent à la partie fu-
perieure du globe de l’oreille pour la ti*
rer en haut.
Le propre s’attache à la partie exter¬
ne de l’apophife maftoïde & fe termine
à la partie pofterieure de la conque , on
le peut appeller moftoïdien ; ce mufcle
tire le globe de l’oreille en arriéré.
Mufcles des Surcils »
Les furcils ont un mufcle propre ap-
■ pelle fqrcillier qui s’attache à la partis
Supérieure du gran'd angle de l’orbite &
fe termine à la paupière Supérieure , il
fait froncer les furGÜs en les approchant
Tan de l’autre.
Mufcles des Paupières.
Chaque paupière a ; deux mufcles pouf
fes mouvemens ,■ un propre & un com¬
mun.
Le propre fe nomme le feleveur de là
paupière Supérieure , il s’attache a la
partie Supérieure du fond de l’orbite
proche le trou optique & fe termine à
la partie inferieure de la paupière Supé¬
rieure au tarce qui la Soutient ; quand il
fe contracte, il leve la paupière Supé¬
rieure.
Le commun fe nomme l’orbiculaire ;
qui eft un compofé de fibres circulaires
qui font appuyées fur la circonférence
externe du rebord de l’orbite & atta¬
chées par des fibres charnues, & un pe¬
tit tendon au grand angle de l’orbite, &-
fe termine à la circonférence des tarces ;
quand il fe contraéte , il approche la-
paupière Supérieure ded’inferieure.
À iij-
%iufclei des yeux.
Les yetf±ont chacun fix mufcles pour
leur mouvement, fçavoir quatre droite
& deux obliques.
Le premier des droits eft le releveur*
ou fuperbe qui s’attache à la partie fu-^
perieure du fond de l’orbite proche le
trou optique & fe. termine à-la partid
fuperieure delà fcelerotique ou cornée
opaque ; quand il fe contracte, il tirelc
globe de l’œil en haut.
Le deuxième des droits eft l’abaifTeu?
ou l’humble qui s’attache à la partie in¬
ferieure du fond de l’orbite proche le
trou optique & fe termine à la partie in¬
ferieure de la fcelerotique ou cornée o-
paque ; quand il fe contrarie , il tire le
globe de l’œil en bas.
Le troifiéme des droits eft PadduéteurJ
buveur ou lifcur qui s’attache à la partie
latérale interne du fond de l’orbite proi
che le trou optique & fe termine à la
partie kteraïe interne delà fcelerotique
eu cornée opaque;quand ilfe contracte*
Ü. tire le globe de l’œ.il du côté du nés.
Le quatrième des droits eft l’abduc?
téür qui s’attache a la partie latefale este
terne du fond de l’orbite proche le troiï
optique &fe termine à la partie laté¬
rale externe'de kfcélerotiqüe ou cornéé
opaque , oh le homme encore dedai-
gneur ; quand il fe contrarié , il tire le
globe de l’oeil du côte de l’oreille.
Entre ces quatre mufcleS fe troüve îê
nerf optique.
Le premier des obliques eft legianc?
oblique qui s’attache à la partie laté¬
rale externe du fond de l’orbite proche’
le trou optique , cotoye le long de l’oS
planurh , produit un tendon qui palTé
par un anneau Cartilagineux qui lui
fert de poulie àppellée là troclée fituée à-
la partie moyenne du grand angle dé
l’orbite & fe termine à la. partie fupé-
rieure de la fcelérotiqûè ou cornée opti¬
que derrière le reîeveur , on le nom¬
me encore trocleateur ou grand amou¬
reux; quand il fe contracte, il tire lé
globe de l’oeil obliquefnenr de bas eh
haut en l’approchant du grand angle.
Le deuxieme des obliques efï le peO
tit oblique ou petit amoureux qui s’at¬
tache à la partie inferieure, interne ôfc
afrterieure de l’oibite proche le grand
à'ngîe & fe termine à la partie infe¬
rieure, latérale 8c externe de la feele-
torique ou cornée opaque entre le muf-
ele abailïèur 8e l’abduéteur ; quand il
fe contracte, il tire le globe de l’œil la¬
téralement de haut en bas dit côté du
grand angle.
Mufiles du Nés.-
Le nés a fix mufcles pour faire fes
tfnouvemens /les deux premiers font les'
pyramidaux qui s’attachent à la future
tranfverfale 8e confondent quelques-
unes de leurs fibres avec les frontaux ,
couvrent les os du-nés 8c s’épanouiffent
fur les ailes du nés pour les tirer en haut,
mouvement qui n’eft pas fort fenfible.
Le troifiéme 8e quatrième font les 1
triangulaires du nés.ou mirtiformes qui
font une continuation des fibres du grand 1
incifif 8e qui s’attachent à la partie ex¬
terne de l’os maxillaire, proche l’alveoIe
des dents canines, 8c fe terminent aux :
aîles du nés pour les dilater, au lieu que"
îes pyramidaux les rirent en haut.
Le cinquième 8e fixiéme,que quelques*
tins admettent, font les abaiffeurs qtfi
font des plans de fibres quî d’une part
viennent de l’orbiculaire des levres, 8e
de l’autre fe terminent aux allés du nés 3 '
pour les abaifler à ce que l’on prétend.
Mufcles dés Levre's.
Les levres font leur mouvement à là
faveur de dix-fept mufcles y dont il y
en a douze propres ,fix de chaque côté y
& cinq communs,deux de chaque côté,
8c un impair.-
La levre fuperieure eft tirée en haut
par quatre , les deux premiers font les-
grands incififs qui s’attachent à la partie
externe 8c fuperieure de l’avance de l’os
maxillaire ,• à la partie externe du re¬
bord inferieur de l’orbite , 8c fe termi¬
nent à l’orbiculaire pour tirer la levre
fuperieure en haut.
Le troifiéme 8c quatrième font les pe¬
tits incififs fuperieurs qui s’attachent à
lar partie fuperieure 8c externe des al¬
véolés des dents ineifives 8c fe terminent
à la partie moyenne 8c interne de l’orbi¬
culaire pour tirer la levre fuperieure en?
haut 8c en dedans enJ’aprochant des
dents»
iê _
La leŸre fuperieure eft abaiftee pfc£
deux appelles triangulaires des levrés’»
é>u piramidaux qui s'attachent àlà partie
moyenne de la partie latérale externe
de la b'ale de la mâchoire inferieure , &
fe terminent à l’orbiculaire à Jajonélion
<de la levre fuperieure avec l’inferieûre.
Là levre inferieure eft tirée en haut
par deux canins qui s’attachent dans là
foffe maxillaire, & fe terminent à l’orbî-
culaire à la jonétion de ta levre inferieu*
re avec la fuperieure. ,
La leyre inferieure eft tirée en bas pat
quatre mufcles. 1 .
Les deux premiers font les quarés qui
s’attachent à la face externe du mentqn,
& lè terminent à l’orbiculaire pour ti»
rer la levre inferieure en bas.
Le troifiéme & quatrième font Iéi
petits incififs inferieurs qui s’atta¬
chent à la partie inferieure & externe
des alvéoles des dents incifives, & fe ter¬
minent à la partie interne & moyenne
de l’orbiculaire pour tirer là levre in¬
ferieure en bas & en dedans en l’apro-
Chant des dents ; quelques-uns lui don¬
nent l’aéiion de tirer la levre inferieure
en haut èn dedans 5 ce qui peut f®
ïï
Les lèvres font tirées fur ies côtés pat
quatre mufçles.
Les deux premiers font les zigomati-*
'qùes qui s’attachent à l’apophife zigo-
matique & l’os de la pomçtte, & fe ter¬
minent a i’orbiculaire à la jonction des
deux levres, pour lestirer furies côtés.
Le troifiéme & quatrième font les bue-
çinateurs ou .trompetteurs qui s’atta¬
chent à la face externe des alvéolés des
dents mollaires des deux mâchoires ôc
fe tenr.inentùl’orbi'culaire à la jonction
des deux levres;quand ils fe contractent
ils tirent non feulement les le.vresfur les
côté, mais encore pouffent les alimens
fous les dents } ce font eux au IB qui fe
bourfouflent .quand on joue de la trom¬
pette. -
Environ le milieu de ces deux muf-
cîes , paffe le canal falivaire , qui fç
dégorge dans la.bouche.
Enfin les levres font froncées & ri¬
dées en forme de cul de poule par
l’orbiculaire qui eft un compofé de fi¬
bres circulaires avec lèfquelles toutes les
autres fe confondent.
£ z
[Mufties de la Mâchoire inferieure.
La mâchoire inferieure a douze muf-
clés pour fes mouvemens.
Elle eft tirée en haut par quatre.
Les deux premiers font les crotaphites
,©u temporales qui s’attachent à la par¬
tie inferieure des-parietaux, au coronal,
à la partie écailleufe des os des qeqipes,
à l’apophife platte du fphenoi.de , & fe
terminent en un fort tendon qui pafîè
par-deffoas l’apophife zigomatique pour
s’attacher à l’apophife coronoide de la
mâchoire inferieure qu’il embraffe.
Le troiliéme & quatrième font les
rnaffeters ou macheurs qui s’attachent
à la partie inferieure des os de la po-
mette & de l’apophife zigomatique, ôc
fe terminent à la partie externe de l’a¬
pophife coronoide 8c de l’angle de la
mâchoire ; quand ces quatre mufcles fe
contractent, ils tirent la mâchoire infe-
rieureen haut,
Elle eli tirée en bas par quatre muf-
cle.
Les deux premiers font les peauciers
qui s’attachent à la partie externe du '
fternum 3
'fternum, de la clavicule & de l’acro-
iTiion , 8c couvrent toute la partie an¬
terieure de la gorge ; une partie de Tes
fibres fe terminent à la partie externe
de la bafe delà mâchoire., & l’autre par¬
tie des fibres s’épanouit fur les muîcles
des levres 8c fert à faire faire la grima-
.ce, c’efi pourquoi on les appelle enco¬
re grimaciers.
Le troifiéme 8c quatrième font les
digaftriques ou biventers, ils ont deux
Ventres, le premier s’attache dans une
goutiere qui fe trouve à la bafe de l’a-
pophife maftoide , produit enfuiteun
tendon qui pafîè par l’écartement des
fibres du ftilohyoidien, de là produit un
autre ventre qui aune aponevrofe qui
s’attache à la bafe de l’os hyoïde & qui
va fe terminer à la partie inferieure 8c
interne du menton proche la fimphi-
fe ; quand ils fe contractent, ils tirent
la mâchoire inferieure en bas conjoin¬
tement avec le plan de fibres des peau-
ciers , qui s’attache à la bafe de la mâ¬
choire.
Elle eft portée fur les côtés par qua-’
tre.
Les deux premiers font les pterigoi*
dkns internes qui s’attachent dans Iëft
foffespterigoides , & fe terminent à la
partie interne de l’angle de la mâchoire
inferieure;quelques-uns veulent que ces
mufcles tirent la mâchoire inferieure cçt
]bas.
Le troifîe'pie & quatrième font les
pterigoidiens externes cpii s’attachent
à la partie externe de l’aïle externe des )
apophifes pterigoides fe terminent
au-delfous de la partie ipterne des conr
diles de la machoiref ces quatre mufcles
quand ils fê contractent, ils tirent la ma^
çhoire inferieure fur les côtés.
Mufcles de Vos hyoïde-
L’os hyoïde a dix mufcles pour fes
mouvemens, il eft tiré en haut par qua»
tre.
Les deux premiers font les milohyoi-
diens , qui s’attachent à la partie inter-r
ne de la mâchoire inferieure, & fe ter¬
minent à la partie fuperieure de la bafe
de l’os hyoïde.
Le deuxième & troifiéme font les ge-
' nihyoïdiens , qui s’attachent à la partie
interne de la fymphife du menton , 8c
fe terminent à la partie fuperieure de
l’os hyoïde derrière les milohyoïdiens J
quand ces quatre mufcles fe contra¬
ctent , ils tirenc l’os hyoïde en haut.
Il eft tiré en bas par les fternoclino-
hyoidiens qui s’attachent à la partie fu-
perieure du Iternum & aux clavicules,8c
fe terminent à la partie inferieure de la
bafe de l’os hyoïde.
Il eft tiré latéralement en haut par
les ftilohyoidiens qui s’attachent à l’a-
pophife ftiloide & fe terminent à la'par-
tie latérale de la bafe de l’os hyoide pro¬
che fes cornes.
Il eft tiré latéralement en bas par les
coftohyoidiens qui s’attachent à la côte
fuperieure de l’omoplatte & fe termi¬
nent à la partie latérale de la bafe de
l’os hyoide proche fes cornes.
Mufcles de la langue.
La langue fait fes mouvemens parhuic
mufcles, elle eft tirée hors de la bou¬
che par les deux geniogloffes qui s’at¬
tachent à la partie interne de la fimphi-
fe du menton, & fe terminent à la par¬
tie inferieure de la bafé ou de la racine
de la langue jufque proche le filet.
Elle eft tirée en dedans de la bou¬
che parles bafto-cerato-gloffes qui s’at¬
tachent à la partie fuperieure & lace-
Bij
lâ
raie de la bafe de l’os hyoide & de fes
cornes,'&fe terminent à la partie late-,
raie inferieure de la racine de la langue
ou de fa bafe.
Les A natomiftes ont fait quatre
mufcles de ces deux qu’ils ont nommés
bafiogloffes 3 8c ceratogloffes ; mais
comme ils font unis enfemble, on peut
n’en faire que deux fous les noms ci'
deffus marqués.
Elle eft tirée fur les côtés par les fti-
loglofîes qui s’attachent à l’apophife fli-
loide 8c fe terminent à la partie latérale
de la racine de la langue ; les bafio-ce-
rato-gloffes peuvent encore la tirer fur
les côtés , 8c peuvent auffi la dilater a-s
vec les ftiloglofles.
Mufcles de la tête.
La Tête fait fes mouvemens par le
moyen de vingt mufcles.
Elle eft portée par la poitrine par les
deuxfternoclinoràaftoydiens qui s’at¬
tachent au flernum, 8c aux 1 clavicules
par deux plans de fibres diftinétes 8c
écartées l’une de l’autre, qui.enfuite fe
réunilfent enfemble pour s’aller termi¬
ner à l’apophife m'aftoide & à l’occipi¬
tal j quand ces deux mufcles fe contra'
'Sent enfemble, ils tirent la tête fur la
poitrine, 8c quand ils agiflent fepare-
ment ils la portent latéralement & ob»
liquement.
La tête eft flechie par flx mufcles.
Les deux premiers font les grands
droits anterieurs qui s’attachent à la par*
tie anterieure des âpophifes tranfverfes
des-vertèbres inferieures du col, 8c fe
terminent à l’avance de Toccipital.
Le troifiéme & quatrième font,les pe-
tits droits anterieurs qui s’attachent à
la partie anterieure de la première ver¬
tèbre du col 8c fe terminent à l’avance
de l’occipital.
Le cinquième 8c fixiéme font les
petits droits latéraux qui s’attachent à
la partie anterieure de l’apophife tranf-
verfe de la première vertebre du col &
fe terminent à la partie latérale de l’a¬
vance de l’occipital.
La tête eft étendue par huit mufcles;
les‘deux premiers font les fpleniusqui
s’attachent au ligament cervical, à l’a-
pophife épineufe des trois premières
vertebres du dos, & fe terminent à la
partie latérale de l’occipital 8c à la par¬
tie pofteriéure des os des tempes à l’en»
ü :::
droit des apophifès maftoides.
Le troifiéme 8c quatrième font les
complexus qui s’attachent à i’apophife
tranfverfe des trois ou quatre vertebres
fuperieures du dos 8c des inferieures du
col, 8c fe terminent à la partie moyenne
de l’occipital deflouslesfplenius.
Le cinquième 8c fixiéme font les
s'attachent
. deuxième
nent à l’oc¬
cipital deffous le complexus.
Le feptième 8c huitième font les pe¬
tits droits pofterieurs qui s’attachent à
la partie pofterieure de la première ver¬
tèbre du colà l’endroit où il devroity
avoir une apophife èpineufe 8c vont fe
terminer à l’occipital au-deffus de fon
trou 3c prefque deffous les grandsdroits.
La tête eft portée fur les 'côtés par
quatre mufcles , les deuxpremiers font
les grands obliques qui s’attachent à l’a-
pophife èpineufe, de la fécondé vertebre
du col, 8c fe terminent aux apophifès
tranfverfes de la première.
Le troifiéme 8c quatrième font les
petits obliques qui s’attachent aux apo-
phifes tranfverfes de la première verte-
grands droits pofterieurs qui
à l’apophife èpineufe de la
vertebre du col , 8c fe termi
"bre du col, 8c fe terminent à la partie
latérale de l’occipital proche les grands
droits ; quelques Anatomiftes veulent
que ces deux mufcles étendent la tête.
Adufdcs du Larinx.
Le larinx a treize mufcles pour fes
mouvemens.
Le premier & le deuxieme font les
fterno-clino-bronco-crico-tiroidiens ou
bronchiques, qui s’attachent à la partie
fuperieure 8c interne du fternum 8c des
clavicules, 8c fe terminent à la partie
inferieure 8c externe des cartilages ti-
roides pour les tirer en bas.
Le troifiéme 8c quatrième font les
hyotiroidiens qui s’attachent à la par¬
tie inferieure de la bafe de l’os hyoide
8c fe terminent à la partie inferieure des
cartilages tiroides , pour les tirer eu
hautjces quatre mufcles font dits com¬
muns,, parce que dans leur contraétion,
ils. font mouvoir tout le larinx ou de
haut en bas , ou de bas en haut.
Le cinquième 8c fixiéme font Içs cri-
cotiroidiens qui s’attachent à la partie
anterieure du-cartilage cricoide, 8c fe
terminent à la partie inferieure 8ç laté¬
rale des cartilages tiroides ? pour le$
10
approcher du cricoide en les dilatant.
Lefeptiéme & huitième font les cri-
co-aritenoidiens pofterieurs qui s’atta¬
chent à la partie pofterieure du cartila¬
ge cricoide & fe terminent à la partie
pofterieure des aritenoides, pour les
dilater conjointement avec.
Le neuviémé & dixiéme appelles cri-
coaritenoidiens latéraux qui s’attachent
à la partie latérale inferieure du carti¬
lage cricoide , & fe terminent à la par¬
tie latérale des aritenoides» pour les)
dilater auffi conjointement avec.
Le tiro-aritenoidiens qui s’attachent:
àl a-partie interne des cartilages tiroi des
& fe terminent à la partie latérale des
cartilages aritenoides.
h Le treiziéme dont quelques Anato- ,
tïûftes en font deux,, font les crico-ari -dfl'
renoidiens qui s’attachent au rebord!
fuperieur & pofterieur du cartilage cri¬
coide , & fe terminent à la partie fupe-
rieure & pofterieure des cartilages ari¬
tenoides , pour les approcher l’un de
l’autr-e.
Mufcles du Pharinx.
Le pharinx eft fufpendu & dilaté
jar douze mufcles.
’ 21
Le premier 8c deuxie'tne fondes ml-
îopharingiens qui s’attachent à la partie
interne des alvéolés des deuxjdernieres
dents molaires , 8c fe terminent au pha-
rinx fuperieurement 8c latéralement
pour aider à le fufpendre.
Le troifiéme & quatrième font les
pterigopharingiens qui s’attachent aux
ailes externes des apophifes pterigôi-
des 8c fe terminent à la partie fuperieu-
re 8c pofterieure du pharinx , pour
aider auffi à le fufpendre.
Le cinquième 8c fixiéme font les ce-
phalopharingiens , qui s’attachent à l’a¬
vance occipital , & fe terminent à la
partie fuperieure 8c pofterieure du pha¬
rinx , pour aider à le fufpendre.
Le feptie'me 8c huitième font les fphe-
no- falpingo- pharîngiens qui.s’atta¬
chent à l’apophifé épineufe du fphenoi-
de 8c à la trompe de fallope 8c fe ter¬
minent à la partie fuperieure 8c latéra¬
le du pharinx , pour aider aie dilater.
Le neuvième 8c dixiéme font les fti-
lopharingiens qui s’attachent aux apo¬
phifes ftiloides.Sc fe terminent aux par¬
ties latérales du pharinx, pour aider à
le dilater.
Le onzie'me 8c douzième font les
glofîo-pharingiens qui s’attachent aux
parties latérales de la langue, 8c fe ter¬
minent aupharinx , pour aider à le di¬
later.
Le pharinx eft refferré par un feul
mufcle appelléœfophagien 3 qui eft at¬
taché à differens endroits* par differens
jslans de fibres ; ceux qui s’attachent
à la corne de l’os hyoide fe nomment
ceratopharingiens , à la bafe de l’os
hyoide hyopharingiens, au cartilage ti*
roide tiropharingens, au cartilage cri-
eoide cricopharingiens.
Mufcle s de la Luette.
La Luette a huit mufcles pour fes
mouvemens.
Le premier & deuxieme font les Pe-
Jtiftaphilins internes qui s’attachent à
l’apophife épineufe du fphenoide pro¬
che l’apophife pierreufe, & fe termi¬
nent à la cloifon du palais 8c à la luette
pour les relever.
Le troifiéme 8c quatrième font les
periftaphilins externes qui s’attachent à
la même apophife épineufe du iphenoi-
de , & à l’aqueduc , cotoyent enfuit^
ie long de la face externe de Parle in¬
terne de chaque apophife pterigoide ,
paffent enfuite par fon petit crochet qui
leur fert <le poulie , & fe terminent à la
cloifon du palais & à la luette pour les
dilater & les tirer fùr le côté.
Le cinquième & fixiéme font les
gloffo-ftaphilinsqui s’attachent à la ba-.
fe de la langue ou à faracine,&fe termi¬
nent à la luette pour l’abaiffer-
Lefeptiéme & huitième fondes pe-
riftaphilins palatins qui s’attachent à la
partie pofterieure des os du palais, & fç
terminent à la luette pour la racourcir.
Mu/des du Col.
Le col fait fes mouvemens par huic
mufcles, il eft fléchi par quatre.
Les deux premiers font 4 les fcalenes
qui s’attachent par plufieurs têtes à la
première & deuxième côte , & fe ter¬
minent aux apophifes tranfverfes des
vertébrés du col ; ces têtes laitfènt un
intervale pour le paflage des vailfeaujç
brachiaux.
24
Le troifîéme 8e quatrième font les
longs du col, qui s’attachent à la pars
tie anterieure du corps des trois vertè¬
bres fuperieures du dos,8cfe terminent
à la partie anterieure du corps de toutes
les .vertebres du col ; lorfque ces qua¬
tre mufcles entrent en contraction, ils
fléchiffent le col.
Le col eft étend^u par quatre,, les deux
premiers font les tranfverfes qui s’atta¬
chent aux apophifes épineufes des trois
ou quatre vertebres fuperieures du dos s
,& fe terminent aux apophifes tranf¬
verfes des trois premières vertebres du
fol.
Le troifîéme 8c le quatrième font les
épineux qui s’attachent aux apophifes
tranfverfes des quatre à cinq vertebres
fuperieures du des, aux inferieures du
col, 8c fe terminent aux apophifes épi-
neufes des vertebres fuperieures du dos,
& à celles du col, excepté à la premiè¬
re ; quand ce s mufcles fe coatraétenf,
ils étendent le col, 8c quand les fléchif-
feurs agiffent avec les extenfeurs , il®
portent le col fur les côtés»
'Mufcles du Dos & des Lombes,
Le dos & les lombes font fléchis par
deux mufcl.es appelles quarrés, trian-
gulaires,ou codeurs,qui s’attachent aux
apophifes tranfverfes des vertebres des
lombes, à-laderniere fauffecôte, 8c à
la partie pofterieure de la crête de l’os
ileum.
L’aétion de ces deuxmufcles efl aidée
par les petits pfoas, lorfqu’ils s’y ren-
.contrent, qui s’attachent à la partie la¬
térale du corps de la première vertebre
des lombes 8c fe terminent à la partie
inferieure 8c anterieure de l’os ileura
proche le pubis..
A ces quatre mufcles s’y joignent les
mufcles droits du bas-ventre.
Le dos 8c les lombes font étendus par
quatre mufcles.
Les deux premiers font les très-longs
du dos ou les facrés qui s’attachent par
une portion charnue à la [partie fupe-
rieure 8e pofterieure de l’os facrum 8c
de l’os ileum , 8c par ces tendons aux
1 apophifes épineufes des quatre verte¬
bres inferieures des lombes, fe confon-
G
ï6
dentenfuite avec les facro-lombaires,
8c les demi-épineux , s’attachent à la
partie pofterieure de chaque côte & aux
apophiles tranfverfes des yertebre des
lombes, du dos 8c du col, fe çopti-
nuent en fuite ju(qu’aux apophifes maf-
toides.
Le troifiéme & quatrième font les de»
mi-épineux du dos qui s’attachent par
des tendons aux apophifes épineufes des
trois dernieres vertebres du dos & à la
première des lombes „ fe confondent
enfuite avec les facrés & les épineux du
col , & s’attachent "aux apophifes épi—
nepfesde la 4p. j e . £ e . & 7 e . vertebre
du dos ; ces quatre mufcles en fe cop-
tradtans étendent le dos 8t les lombes.
Qutre les mufcles extenfeurs du col,
du dos 6c des lombes çi deflùs nommés,
on en admet encore d’autres fitués fous
ceux-ci qui aident leur adtion ; les uns
font nommez intercoftaux tranfverfaux
qui s’attachent à la partie pofterieure
de chaque côte & fe terminent aux a-
pophifes tranfverfes des vertebres du
dos; ces mufcles relevent auffi les côtes.
Les autres font nommez épineux ver¬
tébraux qui s’attachent d’une part à 1’^-*
popïxîfe épineufe d’une vertebre 8c de
l’autre part à l’apophife épineufe de
l’autre vertebre ; les autres font nom¬
més tranfverfaux vertébraux qui s’atta¬
chent à Une apophife tranfverfe , 8c
vont fe terminer à celle de deflus : en¬
fin les autres font dits épineux tranfver¬
faux, 8c tranfverfaux épineux ; les épi¬
neux tranfverfaux s’attachent à une a-
pophife épineufe 8c vont àuneapophi-
fe tranfverfe » 8c les tranfverfaux épi¬
neux vont d’une apophife tranfverfe à
Une apophife épineufe.
Mufdesdela Poitrine.
La poitrine eft dilatée par vingt-huic
mufcles.
Les deux premiers font les petits
dentelés fuperieurs 8c pofterieurs qui 1
s’attachent par une aponevrofe aux a-
pophifes épineufès des deux dernierea
vertebres du col 8c -des deux ou trois
premières du dos, 8c par dés digita¬
tions charnues à la partie moyenne 8e
pofterieure de la ae. ^e. q.e. 8c 5 e *
vrayes côtes, ils tirent ces quatres cô¬
tes en haut.
Ci]
*8
Le troifiérae 8c quatrième font les
fous-clavieres qui s’attachent àlapartie
inferieure de l’extremité de la clavicu¬
le , qui s’articule avec î’acromi on 8c fe
terminent au cartilage de la première
côte pour la tirer en haut ; ces mufcles
peuvent encore tirer en bas les extrémi¬
tés des clavicules qui touchent à l’acro-
mion.
Le cinquième 8c fixiéme font les
grands dentelés qui s’attachent a la par¬
tie interne du bord de labafe de l’omo-
platte^ôc à toutes les vrayes côtes partie
moyenne anterieure, auffi-bien qu’aux
faufles fuperieures par des digitations
qui s’infinuent dans les elpaces decell
de l’oblique externe, ils tirent les côtes
où ils s’attachent en haut.
Les vingt-deux autres mufcles font
les intercoftaux qui font internes 8c
externes,8c qui concourent ou à relever
les côtes ou aiesabaiffer , leur attache
eft au bord de la côteTuperieure 8c de
la côte inferieure , leurs fibres vont o-
bliquement de devant en arriéré ou de
derrière en devant en s’entrecroilïàntles
externes fur les internes, ce qui peut
rendre leur mouvement mixte 8c leur
attache & terminaifon differente.
2P
'La poitrine eft refferrée par vingt-huit
anufcles, les deux premiers font lesfà-
crolombaires , qui s’attachent par une
aponevrofes aux apophifes épineufes fu-
perieures de l’os facrum , ôc à la partie
îuperieure & pofterieure de l’os ileurn ,
Sc par une partie charnue aux apophifes
tranfverfes desvertebres des lombes,. &
fe terminent par des plans charnus 6e
tendineux qui s’entrecroifent enfemble
à la partie pofterieure de toutes les cô-
I tes ; par en bas ces mufcles fe confon¬
dent avec les très-longs du dos ou facré
«es mufcles abaiffènt toutes les côtes.
Le troiliéme 8t quatrième font les pe¬
tits dentelés inferieurs & pofterieure ,
qui s’attachent par une aponevrofe aux
apophifes épineufes des trois vertebres
inferieure du dos & de la première des
lombes , & par quatre digitations aux
quatre dernieres fauffes côtes, pour les
tirer en bas.
Le quatrième & cinquième font les
triangulaires, autrement appelles fter-
no-coftaux , qui s’attachent à la partie
latérale & interne du fternum , St à la
partie interne du cartilage des cinq der-
- . 3 °
Les vingt-deux autres, font les intetf-*
coftaux, qui comme nous avons dit *
font communs aux deux mouvemens.
Le diaphragme eft.encore un mufcle
commun aux deux mouvemens, & qui
fait la feparation du thorax d’avec le
bas-ventre , il s’attache par toute fa cir¬
conférence à la partie interne du fter*
num, & des dernieres rrayes côtes auf-î
fi bien que des premières faulîes , for-r
me enfuite à la partie pofterieure, deux
appendices qui s’attachent au corps de®
vertebres des lombes ; dans fon milieâ
on remarque qu’il eft 'aponevrotique ,
6 c c’eft ce que l’on nomme le centre
nçrveux du diaphragme.
On admet encore pour relever les cô¬
tes, les deux fcalenes fléchiffeurs da
col pour relever la côte première ôs
deuxie'me.
On y joint les intercoftaux tranfver-
faux des lombes appelle's ici par rap~:
porta leurs attaches tranfverfaux inter¬
coftaux, on les nomme auffi fufcoftaux.
Pour abaifler-les côtes on admet les
mufcles du bas^ventre, le triangulaire
des lombes qui ,abaiflent la derniere
■fauffe côte, ôc les fufcoftaux qui s’at-
tachent à la partie interne de chaque
côte inferieure&fe terminent à chaque
côte fuperieure pour les abailfer.
JidufcléÀe U Verge.
JLa verge a fix mufclespour fes mou-
vemens, les deux premiers font les ere-
dleurs qui s’attachent à la partie latéra¬
le interne de la cuberofîté de l’ifchium,?
embraffent les branches des corps ca¬
verneux , & s’èpanouifïent fur le corps
de la verge par une aponevrofe.
Le troifîème & quatrième font les ac¬
célérateurs qui s’attachent au fphinôter
de l’anus, ôc fe terminent à l’uretre en
Vembrafîant.
Le cinquième & fixiéme , font les-
tranfverfes qui s’attachent à la partie
latérale interne dé la tuberofité de l’if¬
chium, & feteraÿnent à l’urétre au-
deffous de la bulbe.
Les èreèleurs produifent Tèreélion
de la verge, en comprimant les bran¬
ches des corps caverneux ; les accélé¬
rateurs compriment l’uretre , & les
ïranfyerfes la dilatent»
Mufcles de l'Anus.
L’Anus a trois, mufcles, le premier
ejft fon fphinéter, qui eft un compofé de
fibres circulaires , qui fervent à fermer
l’anus, ôc qui s’attachent à la partie inr
terne du coccix.
Le deuxieme & troifiéme font les re*
leveurs de l’anus , qui s’attachent à la
partie interne du pubis 8c de l’ileum,8£
fe terminent au fphin&er de l’anus pour
Je relever.
Mufcles de l'OmopUtte.
L’omoplatte a quatre mufcles par les
ïhouvemens , le premier eftle releveur
qui s’attache auxapophifes tranfverfes
de la deuxième , troifiéme, quatrième,
& cinquième vertebre du col , & fe
termine à l’angle fuperieur & pofterieur
de l’omoplatte pour la tirer en haut.
Le deuxième efl: le trapeze, qui s’at¬
tache à la partie moyenne de l’occipital,
au ligament cervical, à l’apophife épi-
neufe de la derniere vertebre du col, &
à celle des fept , .huit à neuffuperieures
du dos j & Te termine à la partie ftfpe-
rieure de l’épine de l’omoplatte, à la
circonférence de l’acromion & à la cla¬
vicule ; ce mufcle peu* tir cf Pomoplat-
te en haut avec le releveur, en bas, 6c
en arriéré avec.
Le troifiéme appelle le romboide qui
s’attache au ligament cervical, àl’apo-
phife épineufe de la derniere vertebre
du col, 8c à celle des trois ou quatre
fuperieures du dos ,8c va fe terminer à
partie externe de la bafe de l’omoplat¬
te y pour la tirer en arriéré , aidée du
trapeze fous lequel il fe trouve.'
Le quatrième eft le petit pedtoral ou
petit defitelélanterieur,ou coracope&o-
raî, qui s’attache à la partie externe 8c
anterieure de la troifiéme, quatrième
6 c cinquième des vrayes fuperieures, 1
fitué deffous le grand pe&oral, enfuie
te va fe terminer à l’apophife coracoï¬
de , pour tirer l’omoplatte en devant,
quelques-uns ajoutent le grand dente¬
lé ; qui peut tirer l’omoplatte en bas
6 c un peu en devant.
H
'Mufcles du Bus.
Le bras fait fes mouvemeris par neuf
ftiufcles,il eft porté en haut par les deux
premiers, qui font le, deltoide & le fus-
épineux $ le deltoide s’attache à la par¬
tie inferieure de l’épine de l’omoplat'te,
à l’acromion & à une partie de la clavi¬
cule ; couvre l’articulation du bras, ôc
fe termine à la partie moyenne ante*
rieure de l’humerus.
Le fus-épineux s’attache dans toute la
circonférence de la cavité fus-épineufe,
paffe par-delfous l’acromion & le tra¬
pèze 3 & fe termine à la tête de l’hurtie-
rus à une éminence affezgroffe qui s’ob-
ferve à fa partie externe.
Le bras eft porté en bas parle grand
dorfale 8c le grand rond.
Le grand dorfal s’attache à la levre
éxterne de l’os ileum, poftericrurement
aux apophifes épineufes fuperieures de
Fos facrum, à toutes celles des lombes
& aux trois à quatre inferieures du dos,
s’attache encore par des digitations à la
partie moyenne externe des fauffes cô¬
tes inferieures & fe termine à la partie
rfupprieure 8c interne de l’humerus ; cg
mufcie.produit fouvent un plan de fj-
, bres charnues ,qui va s’attacher à la par¬
tie externe de l’angle inferieure del’o.-
moplatte.
Le grand rond s’attache à la face ex-,
terne de l’angle inferieure de l’omoplat-
te , 8c fe termine à la partie fuperieurp
8c interne de l'humerus, au même en¬
droit que le grand dorfal avec lequel il
fe confond pour l’ordinaire.
Le bras eft porté en devant parle
grand peétoral 8ç le coracobrachial'
fjf-e grand peéloral s’attache à la par¬
tie anterieure de la cjavicule,dans topte
la longueur duflernum , à la partie ex¬
terne des cartilages de toutes les vrayes
côtes 8c fe termine à la partie fuperieu*
te 8c interne de l'humerus.
Le coracobrachial s’attache à l’apo-
phife coracoide, fe confond avec une
des têtes du biceps , & fe termine à la
partie moyenne externe de l’humerus.
Le bras eft porté en arriéré parle
fous-épineux 8c le petit rond-
Lefous-épineux s’attache dans toute
la circonférence de la cavité fous-épi-
fteufe de l’omoplatte 8c fe termine à la
tete de l'humerus aune grofTe éminencô
qui fe rrouve à fa partie externe.
Le petit rond s’attache à la partie ex¬
terne de la côte inferieure de l’omo-
platte ôc £è termine à côté du fous-épi-
neux.
Le bras eft approché des côtes par
le fous-capulaire qui s’attache dans
toute la circonférence de la cavité fousr* 1
capulaire &fe termine à la tête de l’hu-
merus à une petite éminence qui fe
trouve à la partie anterieure.
Lorfque tous ces mufcles entrent en
contraction, ils font la rotation qui
eft de tourner le bras en tout fens.
Mufcles de l'avant-bras.
r L’avant-bras fait les rnouvemens par
flxmufcles, il eftfléchi par deux.
Le premier eft le biceps,ainfi nommé,
parce qu’il a deux têtes, dont l’une
s’attache au rebord de la cavité glenoi-
de de l’omoplatte, paflepar l’articula¬
tion & par une goutiere qui eft à la
partie intérieure & fuperieure de l’hu-
merus, feréünit enfuite avec la fécon¬
ds
âe tête qui s’attache à l’apophife cora¬
coïde yfe confond avec le corabrachial,
& va fe terminer par un tendon à une
éminence qui eft à la partie fuperieure
du radius.
Ce mufcle produit aufli une aponevro-
fe qui ■ pafie par-deflus le rond prona-
teur-, fe confond avec le radial interne
& couvre en s’épanouiflant la partie
anterieure de l’avant-bras.
Le deuxième eft le brachial anterieur
qui s’attache à la partie fuperieure
moyenne 8c anterieure de l’Humérus,8c
fe termine à une éminence qui eft à
la partie fuperieüre du cubitus , après
avoir palfé par-deflbus l’aponevrofe du
biceps.
L’avant-bras eft étendu par quatre
tnüfcles.
: Le premier eft le long qui s’attache à
îa partie fuperieure de la côte infe¬
rieure de l’omoplatte proche la cavité
glenoide fe confond avec le deuxieme
qui eft le court qui s’attache à la partie
fuperieure, externe & pofterieure de
l’humerus, feconfohdavecle troifiérfte
qui eft le brachial externe ou pofterieu-
re qui s’attache à la partie fuperieure.
7?^L5:8
moyenne & inférieure de l'humerus &
Te confond avec les deux autres pour
-s’aller terminer à l’olecrine par une
aponevrofe qui fe continue le long de la
partie pofterieure de l’avant- bras,.
Le quatrième eft l’anconeus qui s'at¬
tache au condille externe de l’bumerus,
& fe termine à la partie fuperieure , ex¬
terne 8c pofterieure du cubitus au-def*
fous de l’olecrâne.
Mufcles de U Pronation.
La pronation fe fait par deux [muf- '
clés.
Le premier eft le rond pronateur qui
s’attache au condille interne de l'hume-
rus,fe confond avec le radial interne 8c
fe termine à la partie latérale , externç
6c moyenne du radius.
Le deuxième eft lequarré qui s’atta¬
che à la partie inferieure , interne 8c
anterieure du cubitus 8c fe termine à la
partie inferieure 8c externe du radius,
ces deux mufcles font la pronation qui
eft quand la paulme d,e la main regard?
la terre.
Mufcles delà fufpination.
La fufpination fefait par deux^fc
pies.
Le prefnier eft le long fupinateur qui
-s’attache à la partie moyenne, inferieu¬
re 8c externe de l’humerus à une ligne
éminente qui s’y trouve,8c fe termine à
la partie inferieure 8c externe du radius.
Le deuxieme eft le court qui s’atta¬
che au condi'le -externe de l’humerus ,
embraffe l’articulation du rayon 8c.fe
termine à la partie fuperieure^moyenne
8c interne du radius -, quand ces deux
«nufcles fe contrarient ils fontlafupina*
ration qui eft quand la paulme de la
inain regarde le ciel.
Mufclesdu Poignet*
le poignet fait fes mouvemens par
fix mufeles, il eft fléchi par trois.
Le premier qui ne fe rencontre pas
toujours eft le palmaire qui s’attache au
condille interne de l’humerus j fe con¬
fond avec le rond pronateur, 8c fe ter¬
mine au ligament annuitaire, s'épanouit
enfuite en forme de patte d’oye qui
couvre toute la paulme de la main 8c
qui s’attache aux parties latérales des
premières phalanges excepté au poulce.
Le deuxième eft le radial interne qui
4 ®
s’attac lie au condille interne de ffiunié-
rus, fe confond avec le fublime & le
rond pronateur & fe termine après avoir
pafl'é par-delTous le ligament annuitaire
à la partie fuperieure de l’os du méta¬
carpe qui foûtient le doigt indicateur^
Le uoifiéme eft le cubital internequi
s’attache au condille interne de rhume*
rus,à toute la partie interne du cubitus,
& fe termine à l’os du carpe qui eft hors
du rang fitué du côté 8c au-deffus dil
petit doigt.
Le.poignet eft étendu par trois mut
clés.
Les deux premiers font les radiaux
externes ou bicornis, autrement dit le
long, & le court ; le long s'attache au-
delfus du condille externede l’humerus
à une ligne éminente qui s’y trouve, le
court s’attache au condille externe de
l’humerus, le tendon du long après a-
voir pafte par-deïïous le ligament an¬
nuitaire, fe termine à la partie fuperieu¬
re de l’os du métacarpe qui foûtient le
doigt indicateur, & le tendon du court
après avoir aulli paflepar-deflous le li*
gament annuitaire va fe terminer à ta
partie fuperieure de l’os du métacarpe
. **
qui foâtient le doigt du milieu.
Le troifiéme eft le cubital externe qui
s’attache au condille externe de l'humé¬
rus , fe confond avec l’extenfeur com¬
mun , s’attache à la partie externe du
cubitus , paiïe par-deflous le ligament
annullaire ôe fe termine à la partie ifu-
perieure de l’os du métacarpe qui fou-
ïient le petit doigt.
Mufcles des doigts.
Les doigts font leurs mouvemens pas
des mufcles dont les uns font cohamuns
à tous les doigts excepté au poulce, au
doigt indicateur & petit doigt.
Tous les doigts excepté le poulce ,
font fléchis par flx mu fc-les.
Le premier eftle fublime ,qui s’attar
che au condille interne de l'humerus, à
lapartie fuperieuredu cubitus, fe con¬
fond avec le rond pronateur & le radial
interne, pafle delîous le ligament an¬
nullaire , fe partage en quatre tendons,
qui fe terminent aux deuxième phalan¬
ges.
. Le deuxième eft le profond qui s’at¬
tache à la partie fuperieure & interne
$lu cubitus à la membranejigamineufe-,
4 2
parle par-ddïou s le ligament annuitaire*
fè partage en quatre tendons qui paiïent
par un intervalle que forment les ten¬
dons du fublime , 8c vont fe terminée
aux dernieres phalanges.
Les troifiéme,quatriéme 3 cinquiéme &
lixiéme font les lumbricaux ou vermi-j
culaires 3 qui s’attachent aux tendons du
profond, 6c fe terminent aux parties
latérales des premières phalanges.
Les doigts, excepté le poulce, font en¬
tendus par l’extenfeur commun qui s’at¬
tache au condille externe de l’humerus,
fe confond avec le cubital externe,pafle
enfuite par-deflbus le ligament'annui¬
taire 8c fe partage en quatre tendons
plats, qui font pofés fur la partie pofte-
rieure des os du métacarpe, 8c qui s'at¬
tache le flong du dos des phalanges ,
jufqu’à laderniere où fe terminent, ces
tendons proche les premières phalan¬
ges, font tenus enfemble par des petites
bandes de fibres tendineufe.
Les doigts excepté le poulce,font ap¬
prochez ôc éloignez les uns des autres
par les interofieux, qui font pour l’or¬
dinaire lix; fçavoir, trois internes 8è
irois externes, qui s'attachent aux os
üu carpe & métacarpe, occupent lea
intervalles qui font entre les os du mé¬
tacarpe & fe terminent aux parties la¬
térales des premières phalanges avec les
lombricaux.
Les internes approchent les doigts
les uns des autres, & les externes les éf
loignent.
Mufcles du poulce.
Le poulce fait fes mouvemens par:
cinq mufcles, il eft e'tendu par deux, le
premier eft le long, qui s’attache à la
partie fuperieure , moyenne & externe
du cubitus , s’attache à la membrane
Jigamenteufe, pafte par-deffous le li¬
gament annullaire & produit deux
tendons , l’un fe'termine à la partie fu¬
perieure de la première phalange du
poulce, & l’autre fe continue jufqu’à
la derniere.
Le deuxième eft le court, qui s’at-
tacheà la partie moyenne externe du
cubitus à la membrane ligameufe, pafle
par-deflous le ligamènt annullaire, Se
fe terminé à l’extremité de la derniere
phalange du poulce.
Le poulce eft fléchi par fonflechiftear
propre, qui s’attache à la partie mcyerî-
fie 8c interne du radius , à la membra¬
ne ligamenceufe, pafle par-deftous le
ligament annuitaire^ 8c fe termine à la
derniere phalange du poulce. Le poul-
«e eft éloigné des autres doigts par
le tenar , qui s’attache au ligament an¬
cillaire commun j à l’os du carpe qui
' se-foutient^à la première phalange, 8t
fe termine à la partie fuperieure late-
ïâle , externe de la deùxiéme phalange.
Le poulce eft approché des autres
doigts T par l’anti-tenar , qui s’attache
à l’os du carpe 8c métacarpe , qui fou-
tiennent le doigt du milieu , 8c fe ter¬
mine à la partie fuperieure 8c interne de
fa deuxième phalange du poulce.
Mufcles du doigt indicateur.-
Le doigt indicateur a deux mufclds
■qui lui font propres, le premier eft l’in¬
dicateur qui s’attache à la partie
moyenne externe du cubitus , paflè
fous leligament annuitaire 8c fe termi¬
ne à la derniere phalange du poulce,
fon tendon fe confondant avec celui-
de l’extenfeur commun.
Le deuxième eft l’abduéieur , qui
s’attache à la partie interne de lapre- 1
miere phalange du poulce & fe termine
à la partie fuperieure latérale externe de
la première phalange du doigt index 4,
four l’éloigner des autres doigts * en
l’approchant du poulce.
Mufde s du petit doigt-
Le petit doigt a deux mufcles pro¬
pres , le premier eft fon extenfeur , qui
s’attache au eondille externe de l’hu-
merus $ fe confond avec l’extenfeur
Commun, paffe par-deffous le ligament
annuitaire, & fe termine à l’extrémité
de la derniere phalange ., en fe confon¬
dant avecl’extenfeur commun.
Le deuxieme eft l'abducteur ,appellé
hypotenard qui s’attache au ligament
annullaire , à l’os du carpe qui eft horl 8 **
de rang , à l’os du métacarpe qui fou-,
tient le petit doigt, & fe termine à la
partie fuperieure , latérale interne delà
première phalange ; ce mufcle éloigne
le petit doigt des autres.
46
'Adufcles de la cuijfti
U cüifTe fait fes mouvemensà la fa-'
veur de quinze mufcles ,■ elle eft fléchie
par troisle premier eft le pfoas , qui
s’attache à la partie latérale du corps et®
la derniere vertebre du dos, 8c des trois
à quatre fuperieures des lorftbes, aufli-
bien qu’à leurs apophifes tranfverfes/e
confond enfuite avec l’iliaque , &t fe
termine au petit t^oeanter.Le deuxième
cft l’iliaque qui s’attache dans toute la
cavité interne de l’i'leum, & à fa cir¬
conférence, fe confond avec le pfoas &£
fe termine au petit trocanter.
Letroifiéme eft le peétinus, qui s’at*
tache à la partie anterieure dupubis, &
fe termine au-deffbus du petit tro¬
canter.
La cuifle eft étendue par trois, le
premier eft le grand feflièr , qui s’atta¬
che à la tuberofifé del’ifchium, a fonli-
ganient, ait cotcix, à l’os facrum, 8e à
îalevre externe de lfos iletrm , fe con¬
fond avec l’apoflevrofe du facialata, 3 c
fe termine à la partie externe du fémur,,
trois travers de doigts au-deflous d®
grand troeanter.
Le deuxieme- e ft le moyen fcfeffier
qui s’attache à la le.vre externe de l’qs
ileum , 6c fe termine à la partie fupe-
rieure du grand trocanter. Le troifiéme
eft le petit feftier , qui s’attache dans la
cavité externe de l’os ileum ? Sc fe ter¬
mine dans la cavité du grand trocanter.
La cuiffe eft portée en dedans par le
triceps, la première tête s’attache à la
partie fuperieure du pubis, proche la
limphifea&fe termine à la partie moyen¬
ne .& interne du fémur , la deuxième
tête s’attache à la partie moyenne du
pubis } Sc fe termine à la partie fripe-
rieur,e , moyenne 8t interne du fémur
au-deflus Au premier.
La troifie'me tête s’attache à la partie
inferieure du pubis 8c à la tuberofité de
l’ifchium & fe termine à la partie pofte-
rieure du femur , depuis fa partie
moyenne jufqu’au condille interne.
La cuilfe eft portée en dehors, 8c
demi pirculairement par ft.x mufples ,1e
premier eft le piramidal qui s’attache à
la partie moyenne , latérale 8t interne
de l’osfacrum ôc fe termine après avoir
pafle par l’échancrure de l’os ileum
daps la cavité dq grand trocanter.
4 §
le deuxième eft le gemeau fuperieur*
qui s’attache 4 l’épine de l’ifchium & fe
teimine dans la cavité du grand tro-
canter.
Le troiftéme eft le gemeau inferieur
qui s’attache à la tubèrofité de 1'ichium,
{k fe termine dans la cavité du grand
trocanter.
Le quatrième eft l’opturateur interne
qui s’attache à la circonférence interne
du trou ovalle, à la membrane qui le
bouche, & fe termine dans la cavité du
grand trocanter.
Le cinquième eft l’opturateur exter¬
ne qui s’attache à la circonférence ex¬
terne du trou ovalle f à la membrane
qui le bouche , &fe termine dans la ca¬
vité du grand trocanter t en fe confon¬
dant avec les autres.
Le fixiéme eft le quarré qui s’attache
à la partie latérale externe de la tube-
rofité de l’ifchium , 8c fe termine à la
partie' pofterieure & interne du grand
trocanter.
Mufcles de la Jambe.
La jambe fait fes mouvemenc par
onze mufcles, elle eft flechie par qua¬
tre, Le
g premier eft le demi nerveux, qui
Rattache à la tuberofité de l’ifchium , fe
.confond avec une des têtes du biceps 8c
fe termine à la partie fuperieure 8 c in-»
terne du tibia.
Le deuxième eft.le demi membraneux
qui s’attache àlatuberofitédel’ifchium,
& fe termine à la partie polterieure du
condiile interne du tibia.
Le troifiéme eft le biceps , dont la
première tête s’attache à la tuberoficé de
l’ifchium , fexonfond .avec le demi ner¬
veux, 8 c la deuxieme s’attache à la par¬
tie moyenne 8 z pofterieure du fémur,
pour,après s’être réunies toutes les deux
enfemble, s’aller terminer à la partie fu.
perieure du péroné.
Le quatrième eft le grêle in terne, qui
s’attache à la partie moyenne de l’os pu¬
bis proche lafimphife, ôcfe termine à la
partie fuperieure & interne du tibia.
La jambe eft étendue par quatre muf-
cles, le premier eft le droit grêle , qui
s’attache à l’épine inferieure & anterieu¬
re de l’ileum , 8 c au rebord de la cavité
Cotiloide,le deuxième èftle vafte interne
qui s’attacheà la partie fuperieure & in¬
terne du fémur, le troifiéme eftle vafte
E
fO
externe qui s’attache à la partie fupf 4
ïieure & externe du fémur, le quatriéf
me eft le crural qui s’attache à la partie
fuperieure.&anterieure du fémur; ceg
quatre mufcles fe confondent enfemblç
pourformer un tendon qui s’attache à la
rotule & à la partie fuperieure ôc ante^
j-ieure du tibia.
La jambe efl portée fur l’autre par I4S
Couturier, qui s’attache à l’épine fupe-*
rieure .& anterieure de l’ileum, & fe ter-*
mineàla partie fuperieure & interne dit
tibia.
La jambe efl: tournée en dehors parle
poplitée ou jaretiere, qui s’attache à la
partie pofterieure du condile externe du
fémur,& fe termine à la partie fuperieUj
ire , moyenne .& pofterieure du tibia.
La jambe efl portée avec la cuilfe en
dehors par lé facialata, qui s’attache $
l’épine fuperieure & anterieure del’i-
leum , produit une aponëvrofe , qui lé
confond aveclegrandfefîler, & couvre
•la partie externe de la cuilfe , & fe ter*
«line ,à la partie fuperieure du péroné ,
enfuite recouvre toute la partie externs
<às h jambe.
l 'Mufcles du Pied.
te pied a huit mufcles pour faire fes
tnouvemens * il eft fléchi par deux ; le
premier eftlejambier anterieur qui s’at¬
tache à la partie fuperieure & anterieure
du tibia, à la membrane ligamenteufe,
paffe fous le ligament annuitaire , & fe
termine à l’os cunéiforme, qui foutienC
le poulce.
Le deuxième eft le peronier anté¬
rieur qui s’attache à la partie fuperieure,
, moyenne & anterieure du péroné, pafle
deflbus le ligament annuitaire, & fe ter¬
mine à Fos du metatarfe , qui foutienC
le petit doigt.
Le pied eft étendu par lïx mufcles, les
deuxpremiers font les gemeaux,qui s’at¬
tachent à la partie fuperieure ôe pofte-
rieure des deux condillesdu fémur.
Le troifiéme eft le folaire, qui m’atta¬
che à la partie fuperieure 8c pofterieure
du tibia & du péroné, fe confond avec
les gemeaux , pour former le tendon,
d’achille , qui s’attache à la partie pof-;
terieure du calcanéum, & produit une
aponevrofe, qui s’attache fur le fublime
êzl( te mine à la partie latérale des pré*
miusp îalanges.
. L q utriéme eft le plantaire qui s’at-»
tache a la partie pofterieure du condrlle
externe du fémur, Ôc fe termine au cal*
caneum.
Le cinquième eft le jambier pofterieur,
qui s'attache à la partie fuperieure f
moyenne 8c pofterieure du tibia, paffs
par le ligament annullaire , 8c fe termi-
au feaphoide.
Le lîxiétne eft le peronier pofterieuf
qui s’attache à la partie fuperieure ôs
moyenne du péroné, paflè par. deffous
le ligartient arinullaire, 8c fe.termine à
la partie pofterieure de l’os du metatarfs
qui foutient le poulce.
On obferve que les deux jambiers porr
tient le pied en dedans & les deux pero’?
niers le portent en dehors^
'Mufcles communs des doigts'.
Les doigts font fléchis par fix mufcleîy
le premier eft le fublime qui s’attache a
la partie inférieure du calcanéum , 8c fe
•terminé par qüatre tendons aux deuxié^
jmes phalanges, ce mufcle eft recouvert
delà patte d’oye.v
Le deuxième eft le profond, qui s’at¬
tache à la partie fuperieure & pofterieu-
re du tibia, palïè delfous le ligament an¬
nuitaire , 8c deffous le flechilTeur du
poulce,avec leqwel il fe confond par une
malle charnue, fe termine enfuite par
quatre tendons, qui paffent par les fé-<
parafions .du fublime , aux dernieres
phalanges.
Le troilléme,quatrième,cinquième &
fixiémefont les lombricaux, qui s’atta¬
chent aux tendons du profond , 8c fe'
terminent aux parties laterales*des pre¬
mières phalanges.
Les doigts font approchés 8c éloignés
les uns des autres , par les interolTeux
internes & externes,qui Rattachent dans
les intervalles des os du metatarfe, 8c fe
terminent aux parties latérales de pre¬
mières phalanges ; les internes appro¬
chent les doigts 8c les externes les éloi¬
gnent.
Les doigts font étendus par deux
mufcles, le premier eft le long, qui s’at¬
tache à toute 1a partie anterieure dit
péroné ,palfe fous le ligament annuitai¬
re, & fe divife en cinq tendons,dont l’un
fe termine à l’os du metatarfe qui fou^-
tient le petit doigt,& les quatre autres a!
l'extrémité des dernieres phalanges , ex¬
cepté au poulce.
Le deuxième eft le court, autrement!
appelle pedieux,qui : s'attache à la partie
fuperieure du calcanéum & de l’aftragal;
fe partage enfuite en quatre tendons ?
qui fe terminent à l’extremitaé des der-
eieres phalanges^xcepté au petit doigt,
Mufeles dit Poulce.
Le poulce a quatre mufeles pour feâ
mouvemens , il eft fléchi par fonflechif-
feur propre , qui s’attache à la partie fu¬
perieure moyenne & pofterieure 4u pe-i
roné.,pafle par la goutiere , qui eft à la
partie interne du caleaneungpar deflous
. un ligament annullairé & par deflous le
thenar,gagne enfuite la plante du pied oit
là il fe confond' avec une maflè charnus
du profond , & fe termine à l’extremité
ce la derniere phalange.-
Le poulce eft étendu par foir extenfeur
propre, qui s’attache à la. partie fupe¬
rieure,moyenne &anterreure du peronéÿ
pafîè par deflous le ligament annullairé,,
êc fe termine à la derniere phalange*
le poulce eft éloigné des antres doigt#
par le thenar, qui s’attache au, calca¬
néum , au fcaphoide , à un des cunéifor¬
mes & à l’os du metatarfe, qui fondent
le poulce 3 & fe termine à la partie pof~
terieure, latérale & interne de la pre¬
mière phalange.
Le poulce eft approché des autre#'
doigts par le tranfverfe , qui s’attache à 1
l'os du metatarfe , qui fondent le petit
doigt, traverfe la plante du pied, & fe
termine à la partie pofterieure, latéral®
& externe de la première phalange di»
poulce*
Mufcles du petit Doigt,
Le petit doigt eft éloigné des autres
doigts par l’hypothenar,qui s’attache au’
calcanéum, à l’os du metatarfe qui le
foutient, & fe termine à la partie pofte¬
rieure & externe de la première pha¬
lange du petit doigt.
f in de la Myologie*
■ ^
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, , V ;r. : _
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/.Ù ^
angeolggie,
T ’Angeoldgie eft une fcience qui
JLynous inftruit des vaiffeaux fanguins,
organes deftinés à porter le fang pour
la nourriture de nos parties , 6c à
rapporter celui qui eft dcfuperflu , ce
qui s'exécute par là circulation, qui eft
tonfidéré ou comme Te faifant dans
l’hoitiirie, ou tomme Te faifant dans le
fœtus.
De U émulation du fang dans Vhomme »
On entend par la circulation du fang
un 'hlouvement de ladite; 1 liqueur du
centre qui eft le cœur à la circonférence
"qui font tibs 1 parties-vbiïïnes 1 ou éloi¬
gnées, les tuyaux qui le charient du cen¬
tre à la circonférence font les arteres ,
& cè,ixx qui le rapportent de la circon¬
férence au- centre font les vèines ; les
arteres partent du ventricule gauche du
'cœur, & les veines vont à l'oreillette
‘.'droite.
Des Arteres.
Pe la partie fuperieure du ventricule
gauche du coeur part un gros tronc
d’artere , qui dans Ton commencement
produit deux arteres appellées coro«
naires, qui fe diftribuent au cœur pour
-fa nourriture, çnfuite faifant un peu de
chemin en montant il fe réfléchit de
droite à gauche,pour former une crofleî
de là convexité de laquelle part trois
.troncs , qui font la carotide droite-, la
carotide gauche,& la fqqs-clayieregam
che ; le concours, de cés trois troncs
forme l’aorte fuperieure qui fe diftri-
bue à toutes les parties fituées au deflus
du cœur, lacrolTe ayant produit ces
trois troncs, elle fe réfléchit 4 e fl^ui;
en bas ? pour former l’aorte inferieure
qui en fait la continuation 8cqpi.fe di-
ftribue à toutes les parties fituées 3117 .
fieflous du cœur.
pe F Joue fuperieure.
La carotide droite après avoir fait
quelque trajet de chemin 3 prqdu.it la
fous-clayiere droite. ,. ;1
La carotide tant droite que gauche ;
monte le long de la partie latérale <3?. I 3
trachée artere ? jufqu’à la trachée du l'a-
rinx fans jetter de branches, enfuite fe
partage en deux troncs,dont le plus gra§
gfehd le nom de carotide interne 8t le
plus petit celui de carotide externe;
La carotide externe produit cinq
branches, la première fe nomme tiroï-
de, qui va à la glande tiroïde, aux
mufcles du larinx , & à l’oefopHage ; la
deuxieme fe nomme fublinguale qui fe
diftribue à la langue ^ à la glande fub¬
linguale & aux mufcles de la langue; la
troifiéme branche fe nomme maxillaire
qui fe diftribùe aUX mufcles de la mâ¬
choire , des levres, du nez & autres; la
quatrième eft la temporale qui fe diftri¬
bue aux parties de la face ôc à la partie
anterieuredu crâne; de la temporale parc
l’artere de la dure-mere, qui entre dans
le crâne $ par un trou qui fe trouve au
fphenoide appelle épineux * enfpite fe
diftribue à la dure-mere ; la cinquième
eft la cervicale pofterieure, qui pafTe de
devant en arriéré , & fe diftribue aux
mufcles du col, de là tête , 8e à la par¬
tie pofterieure du crâne.
La carotide interne tant droite que
gauchej étant feparée del’externe^entre
dans le crâne par un conduit qui fe trou¬
ve à l’apophife pierreufe de l’os destem-
pes ? enfuite fe diftribue à la dure-mere,
Âi i.
àu cerveau & à Tes parties,Se produit i£
ne branche qui entre dans l’orbite par le
trou optique , Se quife diftribue à l’œil
8c à fes mufeles, & une qui entre par la-
fente irreguliere, pourJe même ufagei
. La fous-claviere droite» qui part de la:
carotide droite avec la foûs-claviere
gauche , qui part de la crofîe, prennent,
ce nom fous la clavicule.. 8c produifent
chacune quatre branches,la première eft
la mammaire interne , qui produit la;
mediaftine- qui va au mediaftin,la tirni-
que, qui fe diftribue à la glande du mê¬
me nom, 8c la perieardine qui fe diftri¬
bue au péricarde; enfuite elle.fe couche
lelong.de la partie interne du cartilage
des côtes, 8c entre la troifie'me & qua¬
trième, ellç produit une branche qui
palTe à travers les mufeles intercoftaux»
pour fe diftribuer à la mamfnelle; de là
continue fon chemin en defcendant juf-
qu’au mufcle droit,le long duquel elle fe:
continue jufqu’à .fa partie moyenne où ;
die s’anaftemofe avec lr’épigaftrique ; la
deuxième branche eft l’intereoftal fiape-
rieur, quife diftribue aux quatre côtes.
fuperieures,aux mufeles intercoftaux 8c
à la pleyre; la troiûême eft la. cervical©
1
interne qui fe diftribue aux mufcles ex-
tenfeurs du col 8c de la tête 8c au pha-
rinx ; la quatrième eftla vertebiale qui
paffe par les trous des apophifes tranf-
verfes des vertebres du col * 8c étant
parvenue à la première vertebre, elle fe
loge dans une goutiere^qui eft.à la partie
pofterieure de chaque apopnife oblique
îuperieure, 8c de là entre dans le crâne
par le trou occipital, 8c délions la moel¬
le allongée , pour fe diftribuer au cer¬
veau , au cervelet 8ç à ieurs parties;
auffi-bien qu’à ladure-mere 5 ilfaut ob-
ferver qu’elle s’anaftemofe avec la caro¬
tide interne.
Lorfque la fous-claviere a produit ces
quatre branches ,elle palFepar l’écarte¬
ment des têtes des mufcles fcalenes, 8c
parvient fous Taillèlle ,.où elle prend le
nom d’axillaire , qui produit. plu fleurs-
branches ; l’une fe nomme thorachique
qui va à la partie externe du thorax, la
deuxième fe nomme fcapulairè qui va
aux mufcles de l’omoplatte,1a troifiéme
fe nomme cervicaiexterne qui fe diftri-
bue aux extenfeurs.c|u col. 8c de la tête,
la quatrième fe nomme mammaire ex¬
terne qui fe distribue aux mammelles,
ë
enfin les cinquièmes font lès iftufcuîai-
res qui fe diihibuent aux mufeles da
l’omoplatte & de l’humerus.
L’axillaire étant parvenu à la partie'
fuperieure& internede l’humerus,prend
le nom de brachiale , enfuite defcend le'
long de la partie anterieure & interne
de l’humerüs, deffous & à côté du bi¬
ceps jufqu’à fa partie inferieure, dans
tout ce chemin elle jette des branches,
qui fe diflribuent aux parties voifines ;
étant parvenue a la par tie inferieure de
l’humeapsj s’enfonce dans le pli dü bras
deffous lerondpronateur,ou : là elle pror
duit deux branches qui font la cubitale'
& la radiale, appellée-autrement l’arte«
redu poulx.
Lacubipaledans fon commencement
produit une branche,qui cotoyé le long:
de la partie anterieure de la membrane
ligamenteufe deffous le profond , & é~
tant parvenue au-deffus du quarré,per¬
ce ladite membrane.ligamenteufe, & fe
diftribue aux extenfeurs des doigts & dit
poignet,enfuite la cubitale continue fon*
chemin le long de la partie anterieure 8é
interne du cubitus deffous le cubital in**
<erne>paffe delà par:deffous lè ligament
àfirsüllaîre , gagne la paulme de la rtiaitr
& fe divife en plufieurs branches qui.
font lituées aux parties latérales des
doigts jufqu’à leur extrémité.
La radiale defcend le long de la par¬
tie interne & anterieure diwadius def-
fous le long fupinateuf, & étant parve-»
hue à la parrie inferieure du radius, elle
pafle de la partie anterieure à la pofte-i
rieure , où elle produit des branches
dont l’une s’anaftemofe avec la cubitale:
6c les autres fe diftribuent au poulce,an
dos & à la paulme de la main; dans tout
ce chemin la cubitale 6c la radiale pro-f
duifent des branches, qui fe diftribüent'
aux parties circonvoilines.
De rAorte inferieure.
La continuation de la croffe formé
donc, comme il a été dit, l’aorte ini
ferieure qui dans fon commencement}
produit les arteres de ruishc, autrement
appelles-bronchi aies , qui fe diftribüent
dans toute la fübftance despoulmons
pour leur produire la nourriture ; ce
tronc fe trouve litué le long de la partie
anterieure & latérale gauche du corps
des vertebres du dos , dans ce che¬
min il produit huit à dix arteres appel-
s
iées intefcoftales inferieures, qui vont
aux côtes , en fe logeant comme les fu.-
perieuret dans la goutiere qu’on y ob¬
serve , & il en produit encore qui vont
à l’oefophage appellées œfophagienes »
enfuite ce tronc pafle de la poitrine
dans le bas-ventre deflbus & entre les
deux appendices du diaphragme, 8c
produit des troncs & des branches.
La première branche fe nomme fphre-
tlique ou diaphragmatique.qui fe diftri-
bue au diaphragme/ouvent cette bran¬
che ne part pas de l’aorte , mais de là
cœliaque , pour lors la première diftri-
bution eft la jœliaque qui fe diftribue
en trois branches.
La première eft le fpleriiqüe qui co-
toye le long du pancreas^en lui donnant
des branches appellées pancréatiques ,■
& va fe diftribuer à la ratte pour fa nour¬
riture j de la Ipknique part la gaftrique
gauche qui va à la partie convexe de l’e-
ftomac , & fe continue par plufieurs
branches le long de l’épiploon appellées
gaftripiploiques, il en part aufli. des
branches qui vont au fond de l'eftomac,
Appellées vaiffeaux courts.
L La deuxième branche de la cœliaque
èfî l'hépatique , qui va fe diftribuer a\f
foye, pour lui porter la nourriture,dans
fon chemin elle jette plulkurs branches,-
fçavoir la gaftrique droite , qui va fe
rendre à la partie convexe de l’eftotnac»
où elle s’anaftemofe avec la-gaftrique
gauche, là elle produit auffi des bran¬
ches qui vont à l’épiploon appellées ga-
ftrepiploiques, la gaftrique droite dans
l'on commencement produit la, duode-
nale qui va au duodénum , & la pan¬
créatique qui va au pancréas , enfuite.
l’hépatique produit lapilorique qui va
au pilore , ôt les fiftiques qui vont à la
vefllcule du fiel.
La troifiéme branche de la coeliaque,
fe nomme coronaire ftomachique, qui
Va fe diftribuer à la partie concave de
l’eftomac , & s’anaftemofe enfuite avee
les deux gaftriqües.
Lorfque la diaphragmatique ne parc,
point de l’aorte , elle part de la coro¬
naire ftomachique ou de la cœliaque ,
faifant pour lors la quatrième diftnbu-
tion.
Au-deftous de la cœliaque part de
l’aorte un tronc, appelle mefanterique
fuperieur qui fe diftribue au.mefantere^
i®
fes glandes,aux inteftins gfèles,^ à une
partie des gros, enfuite elle s’anaftemo-'
le avec la mefanterique inferieure.
Aü-deffoiis de la mefanterique fupe-
rieures partent des parties latérales de
l’aorte des émulgentès , qui font quel¬
quefois fitnples, quelquefois doubles ôc
quelquefois triples ôc quatruples ; ces
artere vont au rein , pour lui porter la
nourriture St la matière de la filtration;
de ces arteres partent celles qui vont
aux cap fuies atrabilaires.
Au-deffous des émulgentes partent
pour l’ordinaire de l’aorte , deux bran¬
ches appellées arteres fpermatiques, qui
aux hommes fe rendent aux tefticuies
pour les nourrir & pour leur porter la
matière de la filtration , ôe aux femmes
elles fe diftribuent aux parties du bàïïin*
comme à la matrice 8t à fes dépendan¬
ces.
Au delTous des fpermatiques,quoique
leur commencement ne l'oit pas tou¬
jours où je l’ai déterminé,part de l’aorte
un. tronc appellé mefanterique inferieu¬
re, qui fe diftribue aux gros inteftins ÔT
dont une branche s’anaftemofe avec là
.mefanterique fuperieure vers le milieu
du colum, & l’autre fe continue le long
. du reétum & va à l’anus, & aux parties
voiiines fe nomme hemoroidale in.»
terne, , .
L’aorte x>utre ces troncs & ces bran-*
elles produit depuis le diaphragme,juf-
qu’à fa bifurcation des arteres qui par¬
tent de fa partie pofterieure , on les ap-:
.pelles lombaires qui fe diftribuent auiç
parties contenantes du bas-ventre»
L’aorte étant parvenu environ le corps
de la derniere vertebre des lombes, elfe
fe bifurque & produit les deux arteres
iliaques, à l’angle de la bifurcation &c
pofterieurement part pour l’ordinaire.
qne branche appelléefacrée, qui fe glifle
le long de k.partie interne de l’os fa-»
■trum. .-V;
Les iliaques ayant fait un trajet de
chemin fans jetter des branches,elles fe
. di vifent en deux troncs, l’un fe nomme
^ili;aqueinterne& l’autre iliaque externe.
L’iliaque interne autrement .appellée
: by pogaftrique s’incline dans le ba|fin v du
elle produit.plufieurs branches', dont la
^premic-re qui fait canal dans le fœtus',
fe nomme artçre umbilicale , il en fera
parlé ailleurs ; ,1a deuxième branche eft
. l’ppturatrice qui fort par le trou 'ovailQ
*2
en pafiant au travers les opérateurs
•Te diftribue au triceps, aux corps caver¬
neux & au.periné; la troifiéme branche
.eft la honteiife interne, qui fe diftribue
aux parties renfermées dans le baflîn,
à la verge & au clitoris; la quatrième
enfin eft l’hemoroidalle externe qui fort
par l’échancrure de l’os des ifles, & fe
divifeen plufieurs branches , qui fe di¬
stribuent aux parties voifines.
L’iliaque externe continue fon che¬
min le long du mufcle pfoas jufqu’à l’ar¬
cade des mufcles du bas-ventre Sc pro¬
duit deux arteres dont la première fe
nomme épigaftriqne , qui fe diftribue
au mufcle droit & s’anaftemofe avec la
mammaire , la deuxiéme ; eflr la mufeu-
laire , qui fe diftribue au mufcle ilia¬
que , &c.
L’iliaque externe ayant palTé par-
de (Tous l’arcade des mufcles du bas-
'ventre , prend le nom de cruralle ,
qui en fon commencement produit la
hdriteufe externe , qui fe diftribue aux
parties externes de la génération.
Au-delTous de la homeufe externe
partent trois branches confiderables,
; appelléesmufculsiires^ui fe diftribuent
aux mufcles de la cuiflè 8c de la jambe;
la première branche s'incline vers la
partie externe de la cuiffe, la deuxiè¬
me s’incline du côté de la partie inter¬
ne , &la troifiéme defcend le long de
la partie interne de lacuiffe.
La cruralle a fon commencement à la
partie fuperieure & anterieure de la
cuiiïe, d’où elle s’incline à la partie in¬
terne j & de d’interne gagne la partie
pofterieurejufqu’au jarret; dans ce che¬
min outre les branches nommées ci-
deffus, elle en produit d’autres qui
vont aux parties voijfines»
La cruralle étant parvenue fous le
jarret produit trois branches, la pre¬
mière defcend le long de la partie po¬
stérieure du péroné & fe nomme furale»
la deuxième defcend le long de la par¬
tie pofterieure du tibia & fe nomme
tibiale , la troifiéme perce la membra¬
ne ligamenteufe de derrière en devant
St côtoyant la partie anterieure de ladi*
te membrane en defcendant, fe va di-i
ftribuer avec les deux autres aux muf-
cles delà jambe du pied & des doigts.
B
Des Veines.
Le fang ayant qtéâinfi diftribuéà tou?
tes les parues du corps, foit pour leur
nourriture , foit pour la. filtration de
quelque liqueur, eft par cqnféquent dé¬
nué- des particules nqcefiàires à fes fon¬
ctions, ce qui fait -qu’il eft obligé de re¬
cevoir une préparation qui ne peut être
qu’après avoir été reporté au çoqurpaf
des tuyaux appejlés veines,qui different
des arteres, en ce que les troncs de vei¬
nes font formés par les branches , & les
troncs d’arteres forment des branches.
Le fang, qui n’a'pû être employé pour
la nourriturçdesparties renfermées dans
le crâne eft repris par des capillaires de
veines,qui forment des branches qui fç
rendent à d’autres plus confiderables
auxquelles onadonnéle nom de finus*
dont le nombre a été déterminé, de dix-
fept.
Le premier eft le finus longitudinal
fuperieur qui fe trouve-au dos de la
faulx, il commence au conduit borgne
du coronal, ôc allant de devant en ar¬
riéré 4 fe va degorgér dans les finus laté¬
raux } ce .finus eft logé dans une goude?
te qt^on remarque au eoronal, à Iajort-
élion des pariétaux & à l'occipital.-
Le deuxième eft le finus longitudinal
inferieur, qui régné tout le long dit
tranchant delafaulx & fe va rendre att
Éorcular ou droit.
Le troifiéme eft le tôreuïar ou droic
qui reçoit le finus longitudinal inferieur
&: fe termine entre les deux latéraux,il
eft très-court & eft fitné entre la jonéïiort
delafaulx avec la tente du cervelet.
Le quatrième & cinquième font les
finus latérauxqui font pour ainft dire
la bifurcation du finus longitudinal fu-
perieur,l’un & l’autre fe trouvent logés
danslagoutiere tranfverfale de l’occi¬
pital , & dans celle de l’os des tempes ,
qui font un demi cercle que ces linus
fuivent jufqu’à leur fin , qui eft au trou
déchiré, par ou ils paffent pour après
former la jugulaire interne.
Les trois premiers finus dégorgent non
feulement le fàng qu’ils contiennent
dans les latéraux, mais encore les autres
dont le fixiéme & le feptiéme font les
finus fuperieurs de labafe du crâne,qui
font logés dans une gouti ere , quieft au
îranchant del’apophifc pierreufe.
i6
Le huitième & neuvième font les fi-’
nus inferieurs de la bafe du crâne, fi-
tués à la partie inferieure & anterieure
de l’apophife pierreufe.
Le dixiéme & onzième font les finus
occipitaux, le douzième & treiziéme
font les opfalmiqués, le quatorzième
& quinziéme font lesfphenoidaux,touî
ces finus fe trouvent au Iphenoide,enfin
le feiziénie & le dix-fepeiéme font les fi 4
nus de la tente du cervelet -, ces finus i
comme il a été dit, vont auxiateraux*
en fe communiquant l'un avec l’autre V
&les latéraux fe terminent au fortirdn
crâne aux jugulaires internes, qui def-
éendent le long de la partie latérale du
col, à côté des carotides & de la tra*
chée artere & ferendent à la veine fous-
claviere; dans leur chemin elles reçoi¬
vent quelquefois les cervicalles internes
& externes.
Le fang qui n'a pu être employé pour
la nourriture dès parties extérieures dè
la tête & du col, revient par des veines
qui reçoivent différées noms fuivànt
leur fituation, 8c qui fe dégorgent dans
les jugulaires externes,qui fontfîtuésà
la partie latérale du col » fous le mufcle
peaucier».
Celle qui fe trouve à fa partie ante¬
rieure du crâne , ou au front fe nomme
preparate,qui paflant par le grand angle
de l’orbite prend le nom d’angulaire,
celle-ci fe communique avec les finus
optalmiques, celle qui régné le long du
nez fe nomme nazalle, celle de la partie
latérale de la tête fe nomme temporale ,
celle qui paffë fur le milieu de la mâ¬
choire inferieure fe nomme maxillaire,,
toutes ces branches vont donc fe rendre
aux jugula ires externes qui fe terminent,
ou aux jugulaires internes, ou à la fous-
elaviere, & qui dans leur chemin reçoi¬
vent les veinesIhblinguales , les timi¬
des, & quelquefois les cervicales inter¬
nes & externes»
Le fan g qui n’a pû être employé pour
la nourriture de la main , revient par
des capillaires de veines, qui forment
des branches furie dos de la main, donc
celle qui fe trouve entre les os du mé¬
tacarpe, qui foutiennent le doigt annu¬
laire & le petit doigt fe nomme falva-
telie, qui fe réünit avec les autres bran¬
ches, pour en former de plus confidera-
bles,qui reçoivent le nom de radiales &
de cubitales, par rapport à leur fïtua-
iS
ti on,8c qui reçoivent le fang qui revient
détour l’avant-bras.
Les radiales 8c les cubitales étant par¬
venues vers le pli du bras , elles fe réu<
niffent enfemble , & là forment quatre
branches qui prennent divers noms y
celle qui eft à la partie fliperieure du
pli du bras, fe nomme céphalique, qui
après avoir monté le long de la partie
externe du bras gagne l’aiffelle, pour fe
rendre à la veine axillaire; celle qurfe
trou ve au milieu du pli du bras, fe nom¬
me mediatre , qui va de là céphalique à
celle qui'fe'trouveà la partie inferieure
du pli du brasappellée bafelique; celle |
qui fe trouve au coude fe nomme cubi¬
tale, ces trois veines concourrem à for-
metla brachiale qui monte lé long de
la partie interne 8c anterieure du bras;
dans ce chemin elle reçoit les veines qui
rapportent le fang du bras.
La brachiale parvenue fous l’aiffelle;
forme avec la céphalique, l’axillaire qui
•reçoit plufieurs branches } la première
eft fa mammaire externe , qui rapporte
le fang des mammelles, la deuxieme eft '
la fcapulaire , qui rapporte le fang de«
rp
mufcles de Tomoplatte 8c du bras , lü
trentième eft la tliorachiq'qe , qui rap¬
porte le fang du thorax , la quatrième:
eft la cervicale pofterieurequi rapporte:
le fang de la partie pofterieure du col.
L’axillaire ayant reçu toutes ces-
branches, pafte entre les têtes du fcalene
& parvient fous la clavicule, où elle fe
nomme fous-elâviere,là elle reçoit plu-
fieurs branches j la première & la plus-
confidèrable eft la jugulaire interne & la
jugulaire externe, quand elle nfc ferend.
pas à l’interne ; la deuxieme eft la
mammaire interne qui revient des mu£f
des droits en accompagnant l’artere ; la
troifiéme 8c quatrième font les cervica--
les internes 8c externes, quand elles ne;
vont point à la jugulaire , elles rapport
tentle fang des parties du col ; la- cin-j
quiéme eft l’intercoftale fuperieure,quî.
rapporte le fang despotes fuperieures 8cr.
des mufcles intercoftaux ; la fixième eft
la timique qui rapporte le fang de la
glande du même nom ; la lèptiême eft
la mediaftinequi vient du mediaftin; la.
t iéme enfin eft la pericardine qui:
x du péricarde»
m
%.$ fôiis-claviere ayant reçue toutes
Êes branches/e réunit avec celle du cô¬
té oppofé & forme la veine cave fupe¬
rieure.
Le fang qui n’a pâ être employé pour
la nourriture des parties de la poitrine ÿ
eft repris par des veines appellées inter- :
coftalles inferieures fituées de même
que les arteres dans la goutiere des cô¬
tes & qui vont fe rendre à la veine azi-
gos, fituée le long de la partie latéral©
droite du corps des vertebres du dos ;
l’azigos enfuite va fe rendre à la veine;
cave fuperieure.
La veine cave fuperieure étant formée
par les deux fous-clavieres,& ayant re¬
çu l’azigos , va fe rendre dans l’oreil¬
lette droite du coeur, pour y décharger
le fang qui vient de tôutes les parties-
fuperieures où je le laide pour le re--
prendre plus b»s.
Ilfautobferver io. qu’à la réunion de¬
là jugulaire interne gauche avec l’axil¬
laire & la fous-claviere , vient fe rendre-
le canal thorachique t qui apporté ou le"
chile ou lalimphe qui fe mêle avet^iü
fang ; en fécond lieu que la veine azi-
gos, par fa partie inferieure le commua
ftique avec la veine cave inferieure a**
vant qu’elle entre dans la poitrine.
Le fang qui n’apû être employé pouf
la nourriture du pied revient par des
capillaires de veines', qui forment des,
branches , lelquelles étant réunies en-
femble forment la faphene interne ôc
l’externe.
La faphene interne commence à la
malléole interne, monte enfuice fous la
peau le long de la partie interne de là
jambe £k de la cuiffè * & va fe rendre à
la cruralleun peu au-deffous de l’arcade
des mufcles du bas-ventre.
La faphene externe monte le long de
la partie externe de la jambe, pour s’al¬
ler rendre environ le jarret à la crural-,
le, conjointement avec les autres bran¬
ches qui rapportent le fang des parties
voifines.
Lacruralle a donc fon commence¬
ment au jarret ôe eft formée par les,
branches ci-deffus , qui rapportent le
fang du pied & de la jambe; du jarret
elle monte en s’inclinant du côté .de la
partie interne de la cuilfe; étant parve¬
nue vers le milieu de lacuiife , elle s’in¬
cline delà partie interne à la partie an-
éé
ferîeure en montant à l’arcade des muf?
clés du bas-ventre ; dans tout fon che¬
min elle reçoit les branches des veines,
qui rapportent le fang de là chiffe.
Lacruralle étant parvenue à la partie
fuperieure de la cuiffe 4 reçoit trois
branches qui ont des noms particuliers;
la première qui vient du fcrotum , ou
des grandes levres ,■ fuivantle fexe, fe
iiomrnè honteufe externe ; la deuxieme
fe nomme faphenc interne ; la troifiéme
eft la mufculaire qiîr vient des mufcles
fléchiffeurs 8c extenfeurs de la jambe 4
extenfeurs 8c abducteurs de la cuiffe»
La cruralle ayant reçû ces branches
paflé par-deffous l’arcade des mufcles
du bas-ventre , 8c à fon entrée elle re¬
çoit la veine mufculairequi vient de
î’iliaqu'e, 8c l’épigaft-rique qui vient des
mufcles droits , 8c là elle commence à
prendre le nom d’iliaque externe.
Le fang qui n’a pu être employé pour
la nourriture des parties renfermées
dans le bâffin , de la verge, 8c des muf¬
cles de la cuifîè revient par les veines
hemoroidalles externes, les honteufes
internes 8c les opturatriGes, qui vont»
former les hypogaftriques, autrement*
appellées iliaques internes»
L’ilîaque interne enfuite s ? anaftemofe
avec l’iliaque externe , pour former un
Iront qui a le nomfeul d’iliaque; cet
iliaque après un peu de chemin s’anafte-
mofe avec celle du côté oppofé, pour
former la veine cave inferieure, environ
l’angle que forme l’union des deux ilia -
ques,8cvient fe rendre àla veine facrée.
La veine cave inferieure , monte en-
fuite le long de la partie latérale débite
du corps des vertebres des lombes, à
côté de l'aprce., jufqu’audiaphragma;
dans tout ce chemin elle reçoit des
branches de veines } qui font nommées
lombaires,, outre cela elle reçoit la vei¬
ne Ipermatique droite, qui vient du te*
fticule droit, & la veine émulgente de
chaque côté qui vient des reins; la veine
émulgente gauche qui reçoit la veine
Ip.ermatique gauche.
, La veine cave inferieure étant parVe-
ougà là hauteur du foye , paflepar fa
partie concàve dans unegoutiere qui s’y
trouve,& enfuite entre dans la poitrine
par un anneau que forme le diaphragme.
Le fang qui n’a pu être employé pour
|a ; nourriture du reéhim,eft repris par la
yeinehemoroidale interne^qui va fe-ren-
çire à la veine mefanterique inferieure *
qui rapporte le fang d’une partie des
gros inteftins , ôequi fe va rendre à la
veine fplenique.
Le fang qui revient des inteftins grès
les & d’une partie des gros eft repris par
la veine mefanterique fuperieure qui fe
va rendre à la veine porte -, en s’anafte-
mofant avecla veine fplenique; dans ce
chemin la mefanterique fuperieure re¬
çoit la veine gaftrique droite, qui vient
de la partie convexe de l’eftomac,& la
gaftrique droite reçoit les gaftrepiploi-
ques qui viennent de F épiploon.
Le fang qui revient de la ratte eft re -
pris par la veine fplenique , qui va fe
rendre avecla mefanterique fuperieure à
la veine porte ; dansfon chemin elle re¬
çoit les veines pancréatiques, qui viens
nent du panereas;la veine mefanterique
inferieure, & la gaftrique gauche, qui
yient de la partie convexe de l’eftomaç.
Le fang qui revient de la partie con¬
cave de feftomac eft repris par la coro¬
naire ftomachique, qui va fe rendre à 1s
yeine fplenique ou à la veine porte.
La veine porte ayant reçu toutes ces
branches churie le fang dans le finus de la
povtg
porte dans lequel on obferve plufieurt
t-mbouchûres , qui ne font que les diftri-
butions de la veine porte , qui condui-
fent le fang dans toute la fubftance du
foye , pour produire la filtration de la
bile , après quoi ce fang eft repris par
«les branches de veines qui fe nomment
hépatiques , qui reçoivent non feule¬
ment lé fang qui vient de la veine porte,
mais encore celui qui a été porté par l’ar-
tere hépatique, enfuite les veines hépa¬
tiques vont fe rendre à la veine cave in¬
ferieure dansl’endroit où elle pafTe dans
la goutiere du foye,où là elle reçoit aufii
la veine fprenique ou diaphragmatique
qui vient du diaphragme, & le canal ve-
neux dans le fœtus.
La veine cave inferieure monte enfuite
fe rendre dans l’oreillete droite du cœur,
conjointement avec la veine cave fupe-
rieure , le fang va de l’oreillete droite
dans le ventricule .droit ou anterieur,,
qui lerenvoye dansl’artere poulmonaire,
pour qu’elle le diftribue aux pulmons,
afin qu’il puifle y acquérir de la part de
l’air les particules capables de nourrir 6e
filter , & dont il eft dénué en y entrant ;
ce fang ayant ttaverfé la fubftance des
poulinons , en revient par des branches
4e veines qui fe réuniffent enfemble &
qui forment avi fortir des poulmons qua¬
tre troncs trè-cours ; fçavoir, deux de
chaque côté, ces quatre troncs font nom¬
més veines pulmonaires , ils rappor¬
tent le fang dans l’oreillette gauche du
cœur, qui'le pouffe dans le ventricule
gauche ou pofterieur , & du ventricule
4 eft envoyé dans l’artere aorte qui le
diftribue, comme il a été dit ci-deffus, à
toutes les parties du corps pour leur pro¬
duire la nourriture 8c l’accroiffement,
pour reparer les pertes,& enfin pour fer-
vir à la filtration des differentes liqueurs*
Delà circulation du fang dans le foetus.
Le fœtus renfermé dans la matrice
cil enveloppé de deux membranes , la
première eft l’amnios qui renferme cette
liqueur que l’on voit fortir dans le tems
de l’accouchement, lorfque les mem¬
branes fe font ouv.e tes , & dans la¬
quelle le fœtus nage ; la deuxième eft le
coriutn qui eft uni avec l’amnios 8c qui
eft adhérant à la furface externe du pla¬
centa, 8c qui eft contigu avec la ma-,
trice.
Le placenta, autrement appelle arrie s
fefâix, ou delivre , n’eft autre chofequ’-
unemaffe vafculairedont la figure repre-
fente à peu près celle d’un gâteau , 8 c
C’eft à fa faveur que le fœtus reçoit le
lang pour fa nourriture * & fe déchar¬
ge de celui qui eft furnumeraire à fa
nourriture.
Cette malle fe trouve appliquée 8 c
adhérante à la-furfaee interne de la ma¬
trice , foit à droit s foit à gauche, anti¬
cipant versfon fond & dans fa partie po-
fterieure; on y confidere deux furfaces.
Tune intérieure, inégale & adhérante
à la matrice par les vaiffeaux de com¬
munication , l’autre eft extérieure ôc
polie à la faveur-de l’amnios qui la ta-,
pille.
La fubftance n’eft point charnue.,
comme difent certains Anatomiftes,
puifque l’on obfcrve que ce n’eft que
i’entrelafïement des vailïèaux de tout
genre qui forment plûtôc un corps vaf-
culaire ou glanduleux , qu’un corps
charnu.
L’adherance que le placenta a avec la
matric^ ne vient que de la part de l’ana-
dîemofe des arteres capillaires de la mat«
C ij
28
triee avec les veines capillaires du pla¬
centa , 8c de l’anaftemofe des arteres
capdlaires du placenta avec les veines
capillaires de la matrice.
G’eft par cette mutuelle communica¬
tion d’arteres 8c de veines que le fœtus
reçoit fa nourriture 8c fe décharge de
ce qui efldefuperflu , ainli les veines
capillaires du placenta s’étant anafte-
mofees avec les arteres de la matrice 5
elles reçoivent de la mere un fang char¬
gé de particules nourriciers, ces capil¬
laires feieunifTent enfuire enfemblc
pour former des branches, qui après a-:
voir parcouru toute la fubftance du pla¬
centa , fe rendent à fa furface exté¬
rieure où elles rampent, 8c là environ
le milieu elles fe réunifient toutes en-
femble pour ne produire qu’un feul
tronc auquel on a donné le nom de
veine ombilicale qui concoure avec les
deux arteres aufquelles elle fe jointà fer*^
mer un cordon d’environ demi aulne de
longueur plus ou moins.
Il faut obferver ici deux chofes, pre¬
mièrement que la veine ombilicale dans
toutel’étendue du cordon fe contourne
autour des deux arteres en forme de
. 2 ?
^îffe ou de fpirale, 8c fecondement qu’il
eft necefiaire de ia longueur de ce cor¬
don , pour que le délivre ne foit pas fi
l’ujct à fe détacher dans le tems que l’en¬
fant fe retourne , ce qui occafionneroit
des pertes de fang accompagnées de la
mort de l’enfant ; & pour que , quand
l'enfant fort, il puilîè répondre à l’in¬
tervalle qu’il y a entre le fond de la
matrice & l’enfant dehors , ce qui fait
que nous devons toujours' prendre la
précaution de nous affurer fi le cordon
n’eft point embarafte avec l’enfanta par¬
ce qu’il devient plus court, 8e en vou¬
lant tirer l’enfant on tire violemment le
délivre , 8c même fi fon adherance eft
très-forte le fond de la matrice.
La veine ombilicale ayant aidé à
former le cordon , 8c étant parvenue au
milieu du ventre du foetus } pafie par
l’anneau que forment les aponevrofes
des mufcles obliques 8c tranfverfes , a-
près quoi elle quitte les deux arteres 8c
monte obliquement le long delà furfaee
externe du péritoine renfermé dans fon
tiflu cellulaire, 8c gagne l’échancrure
du foye pour s’aller ouvrir dans une di¬
latation de la veine porte appellée finus
<r
de la porte qui reçoit le fang qui vient
par <xtte veine umbilicale , lequel fe
mêle avec celui qui revient de l’efto-
mac, des inteftins , de la ratte & dû
pancréas par la veine porte qui décharge
.auffi le fang dans le même finus.
Dans ce finus ce fang qui vient tant
de la veine ombilicale que dé la veine
porte , fe partage en deux parties ; la
première enfile le canal veneux qui fait
la continuité de la veine ombilicale, ce
fang ne paife point dans la fubftance
du foye & va tout d’un coup à la - faveur
du canal veneux à la veine cave infe¬
rieure , à l’endroit où elle paffe par le
diaphragme ; la deuxième partie du
fang contenue dans le finus , eft reprife
par un nombre d’embouchures qu’on
obferve dans la circonférence de ce fi¬
nus , & qui font le commencement des
diftributions de la veine porte,lefquelles
charient le fang dans toute la fubftance
du foye pour produire la filtration de la
bile.
L e fang porté au foye ayant fervi à
k filtration de la bile , & le fang por¬
té pir l’artère hépatique ayant fervi à
la nourriture du foye, l’un ôc l’autre eü
repris par les veines hépatiques qui le
reportent dans la veine cave inferieur®
au même endroit du canal veneux.
Le fang qui n’a pu être employé pour
la nourriture de toutes les parties fituées
au-deffous du diaphragme revient par la
veine cave inferieure qui étant parvenue
entre le-diaphragme & l’oreillette droi¬
te du cœur mêlé fon fang avec celui
qui vient de la veine ombilicale par le
canal veneux , & avec celui qui vient du
foye parles veines hépatiques.
Le fang qui revient de toutes les par¬
ties fituées au-deffus du cœur eft reçu
par la veine cave fuperieure qui mêle fon
fang dans l’oreillette droite du cœur
avec celui de la veine cave inferieure.'
Le fang des deux veines caves étant
dans l’oreillette droite» là il fe partage
en deux parties ; la première pafie de
l’oreillette droite dans l’oreillette gauche
par un trou appelle aval ou bâtai de fa
figure & du nomdfe l’autheur, ce trou
fe trouve à la cloifon des deux oreil¬
lettes, ce fang ne va point dans le ven¬
tricule droit , la deuxième partie de
fang va dans l’oreillette droite dans le
ventricule droit ou anterieur qui le
chafle dans le tronc de l’artere puhù’ 0 »
naire qui fe divife en trois branches j
la première 8c la plus confiderable fc
nomme conduit botal du nom del’au-
theur, ou canal de communication ; la
deuxieme & troifiéme branche , font
les arteres pulmonaires.
Le fang du ventricule droit 8c ante¬
rieur étant dans le tronc artériel pul¬
monaire fe partage donc en trois parties*
la première va de Fartere pulmonaire
dans Faorte tout droit par le conduit
botal , cette partie de fang ne pafle
point dans les poulmons , les deux
autres parties de fang' font celles qui fe
diftribuent aux poulmons par les arte-
res pulmonaires pour y entrerenir la
circulation} ce fang après avoir par¬
couru les poulmons en revient parle®
racines de veines pulmonaires qui le
déchargent dans l’oreillette gauche du
cœur où il fe mêle avec celui qui a
pafle de l’oreillette droite dans cette
oreillette gauche.
Ces deux parties de fang de ^oreillette
gauche font pouflées dans le ventricule
gauche 8c pofterieur qui le chaflè dan®
ï’aorte où il fe mêle avec celui qui eft
Tenu de l’artere pulmonaire par le cori-
duit bocal.
Ce fang étant dans l’aorte fe diftri-
bue à toutes les parties du corps du
fœtus tant pour les nourrir , augmen¬
ter & accroître , que pour produire les
differentes filtrations qui fe font chez
lu i comme dans l’adulte.
De chaque artere iliaque interne , au¬
trement appelle hypogaftrique , part
Un canal de décharge appelle artere
ombilicale qui monte le long de la par¬
tie latérale &pofterieure delà veille fut
la furface externe du péritoine , enfer¬
mée dans fon tiflu cellulaire; & étant
toutes deux parvenues au milieu du
ventre , s’accompagnent de la veine
ombilicale & paflent par l’anneau des
aponevrofes des mufcles obliques &
tranfverfes , fe continuant le long du
cordon en fe contournant avec la vei¬
ne en forme de ville.
Ces deux arteres étant parvenues au
placenta , elles fe divifent chacune eu
plulîeurs branches,qui après avoir ram¬
pé fur fa furface extérieure, s’enfoncent
dans fa fubftance & fe terminent pat
des capillaires d’arteres qui s’anaftemo-
fènt avec les capillaires de veines de
matrice pour leur porter ce qui eft de
fuperflu à la nourriture du fœtus.
Il faut obferver que les deux arteres
ombilicales & la veine dans leur tra¬
jet qui forme le cordon, font envelop¬
pées de la continuation des membranes
qui renferment le fœtus ; on obferve
encore que le trou ovale fe ferme , que
le Conduit botal devient ligament aufti
bien que la veine ombilicale & les
deux arteres, & que l’anneau de l’om¬
bilic fe ferme.
Pour ce qui eft de l’ouraque on le
trouve ligament dans le fœtus, com-
thençant au fond de la veffie &C mon¬
tant entre les deux arteres ombilica¬
les jufqu’à l’anneau des aponevrofes des
tnufcles obliques & trafifverfes où on
obferve qu’il difparoît en s’e'panouiiTant
au commencement du cordon , il régné
aufïï fur la furface externe du péritoine 7
renfermé dans fon tilfu cellulaire.
De la Neurologie.
La Neurologie eft une fcience qui
nous inftiuic des organes deftinés à
produire à nos parties le mouvement 8c
Je fentiment, foit à la faveur des efprits
animaux , foit à la .faveur des ébranle-»
mens; on nomme ces organes, nerfs.
Les nerfs font confiderés comme des
cordons formés.d’un nombre infini de
filets qui ont leur principe ou au cer«
veau ik.. cervelet , ou à la moelle d&
l’épine.
Des dix paires de nerfs qui partent du ceri
veau & de fes dépendances.
La première paire.de nerfs du cerveau
font les olfaâifs qui partent de la par¬
tie anterieure des corps canelés, pafle
le long & à côté de l’apophife crifta-
galli, fe partagent enfuite en plusieurs
filets qui enveloppés de la dure & pie-
mere pafient par les trous que l’on re¬
marque à la partie fuperieure de l’et-
moïde & s’épanouifient à la membrane
pituitaire , membrane qui tapiffe toutes
les lames du nez pour l’organe de l’o?»
dorât.
La deuxième paire de nerfs du cer¬
veau font les optiques qui partent des
éminences appellées couches des nerfs
eptiqu.es; ayant fait un trajet de che¬
min 3 elles fe réuniffent enfemble 8c
enfuite fe divifent pour paffer par le
trou optique 8c entrer dans l’orbite, de¬
là gagnent la partie pbfterieure du glo¬
be de l’œil, paffent au travers de la cor¬
née opaque ou fcelerotique, auffi-biea
que de l’uvée ou coroïde 8e s’épanouif-
fent fur la furface interne de l’uvée
pour former une membrane très-mince
appellée la retine organe de la vûë.
Latroiliéme paire de nerfs du cerveau
font les moteurs qui partent de la partie
anterieure de l’éminence annuitaire, en¬
trent dans l’orbite par la fente irregu?
liere, 8c fe partagent en plufieurs bran¬
ches ; F une fe termine au relevetjr d.ç
l’œil 8c de la paupière, la deuxième fe
rend à l’abd'uéleur, 8c les deux autres
à l’abaiflfeur, 8c au petit oblique.
La quatrième paire de nerfs du cer¬
veau font les pathétiques quipartent des
éminences nates Sc pafifentparta fente
irregu-licie du. fphenoidepourfe termi¬
ner au grand oblique de l’œil.
La cinquie'me paire de nerfs du cer¬
veau part de l’éminence annulaire 8c fc
partage en trois cordons.
Le
Le premier fe nomme optalmi<JUc
-qui avant de paffer par la fente irregu-
Jiere produit l’intercoftal, entre enfuite
dans l’orbite par la fente irreguliere 8c
fe partage en deux branches, la pre¬
mière fort de l’orbite par le trou ou é-
chancrure du coronal pourfe diftribuer
; à la partie anterieure du crâne.
La deuxie'me branche fort de l’orbi¬
te par lé trou orbitaire interne formé
.par l’union de l’os planum avec le coro-
jnal & fe diftribue à la membrane du
.nez; outre ces deux branches l’optalmi*
que fe diftribue auffi aux parties de
i’ceil 8c à la glande laçrimale.
Le deuxieme cordon de la cinquième
qsaire des nerfs fe nomme maxiliairefu-
..perieur , il fort du crâne par le trou
rond du fphenoide , appelle auffi trou
maxillaire fuperieur , entre dans l’orbi-
,jte, 8c fe partage en deux branches, la
première enfile le conduit guftatif ou
palatin„pour fe diftribuer à la voûte du
palais , la deuxieme branche continue
fon chemin tout le long d’un conduit
.appelle orbitaire externe pour fortir
hors de l’orbite 8c fe diftribue aux dents
de la machoir^ fuperieure 8c aux par¬
ties de ladite mâchoire.
D.
Le troifieme cordon delà cinquième
paire de nerfs 4 fe nomme maxillaire in-
feriècire,ilfort du crâne par le trou ova¬
le du fphenoide appelle auffi maxillaire
inferieure , & produit enfuite plulieurs
branches, la première fe perd dans le
mufcle crotafite , la fécondé pallè entre
l’apophife coronoide & le condille de
la mâchoire inferieure intérieurement
pour enrrer par le conduit mentonier
£k fe diftribuer aux dents de ladite mâ¬
choire , & après fort de ce conduit pro¬
che le menton , & fe diftribue aux par¬
ties dç la mâchoire ; enfin les autres
branches fe perdent dans le mufcle maf-
feter, dans la glande parotide , dans le
mufcle buècinateur, & au conduit car¬
tilagineux de l’oreille, & particulière¬
ment il y a urïe branche qui entre dans
la caille du tambour par une finuofité
qui fe trouve à la partie pofterieure de
la caillé au-delîiis de la trompe d’Eufta*
che,cette branche fe rend à la membra¬
ne du tambour, & fe nomme la corde
du tambour.
La fixiéme paire de nerfs du cerveau
fort delà partie pofterieure de l’e'mi-
nence annulaire , produit une branche
qui aide à la formation du nerf inter-
coftal, enfuite fort du crâne & entre
dafts 1‘orbite par la fente irreguliere»
pour s’aller perdre toute entière au muf-
de abdudteur de l’œil.
La feptiéme paire de nerfs du cerveau
font les auditifs qui partent de la partie
pofterieure 8c latérale de l’éminence an»
hullaire j après quoi fe partage en deux
portions 3 l’une fe nomme portion molle
8c l’autre portion dure , ce qui répond
à leur plus ou moins de confiftance.
Ces deux portions entrent par un.
trou appelle auditif interne , qui fe
Rencontre à la face, interne 8c pofte¬
rieure de l’apophife pierreufe de l’os des
tempes ; ces deux portiohs étant dans
le conduit auditif , elles fe féparent
l’une de l’autre , fçavoir la portion
molle , fe diftribue au labyrinte , aux
canaux demi circulaires, au limaçon 8c
dans le v.eftibule, 8c la portion dure ,
continue fon chemin dans un conduit
particulier 8c fort du crâne par l’ouver¬
ture de ce conduit , qui eft limé entre
l’apophife maftoide 8c ftiloide appelle
ftilomaftoidien , 8c fe diftribue aux
mufcles qui s’attachent à l’apophife
maftoide 8c ftiloide , à la glande paro¬
tide , aux mufcles de la face, 8cc.
La huirie'me paire de nerfs du cer¬
veau fe nomme paire vague , parce
40
■qu’elle fe diftribue dans la poitrine- St
dans le bas-ventre çà Sc là , elle parc
des éminences piramidalles par pltr-
fieurs filets qui fortent du crâne par la
partie anterieure du trou déchiré étant
accompagnée du nerf fpinal ; à, fa fortie
elle produit des branches au larinx &
pharinx, enfuite elle defcend lé long de
la partie latérale du col à côté de la
trachée artere & des carotides jufqu’à
l’entrée de la poitrine , où elle produit
les deux nerfs recurrens , qui rcraotf*
tent de bas en haut, le droit defîôus là
fous-claviere droite , & le gauche def-
fous la croffe ; & côtoyent les parties la‘-
terales de l’œfophage & de la trachée
artere jufqu’au larinx, en fe diftribuant
à toutes ces parties; la huitième paire
produit enfuite en s’anaftemofant avec
le nerf intercoftal un plexus appelle
cardiaque , qui fe diftribue au cœur Qc
au péricarde , & un plexus appellé pul¬
monaire, qui fe diftribue aux poulmons,
après quoi defeendant le long de l’oefb 1 -
phage , vient fe rendre à l’orifice fupe-
rieur de l’eftomac,où ilforme lepl-xus
ftomachique „ qui fe diftribue à f.ftoi-
mac , de là produit avec l’intercoftal le
plexus hépatique qui va au foye, ôc le
plexus fplenique qui ya à la rat te.
Le nerf intercoftal eft formé par une
branche de la cinquième paire , & par
une de la fixiéme, fort enfuite du crâne
par le conduit par <où entre la carotide
internejà fa fortieforme un ganglion qui
s’anafiemofe avec la deuxième paire de
nerfs & la première vertébrale ; de ce
ganglion il en part plufieurs filets, qui
fe diftribuent aux mufcles fléchiffeurs
du col& delà tête, enfuite i’intercoftal
defcend le long de la partie anterieure
& latérale du col jufqu’à la partie fu-
perieurede la poitrinej dans ce chemin,
elle fe communique avec les nerfs ver-
tebrauxjétant parvenue à l’entrée de la
poitrine , elle forme un ganglion , d’où
partent des filets de nerfs , qui aident
avec la huitiémepaire, à former le ple¬
xus cordiaque , qui va au cœur.
L’intercoftale enfuite defcend dans la
poitrine le long de la partie,latérale des
vertebres du dos , fur la partie interne
de la racine des côtes, fe communi¬
quant avec les nerfs dorfaux, 8c étant
parvenu environ la fixiéme ou feptiéme
vertebre produit plufieurs branches qui
s’anaftemofent enfemble & forment là
l’intercoftale anterieure , pour la diftin-
guer de celle d’où elle part ; qui dans
cet endroit fe nomme intercoftale pof-
.4* . „
terieure, qui continue toujours fa route
le long de la partie latérale du corps des
vertebres du dos & des lombes , & là
long de l’os facrurtî , ou- elle’ s’àrfafte-
mole avec celle du côté oppofé.
Dans touc ce chemin l’intercoftale
inferieure produit des filets qui fe di-
ltribuent aux parties voifines,& étant
parvenue à l’osfacrum , elle communi¬
que avec les nerfs lombaires & facrés.
L’intercoftale anterieure palTe au tra¬
vers du diaphragme 8c étant dans ie
ventre produit avec la huitième paire,
le plexus hépatique qui va au foye 8c
le plexus fplenique qui va à laratte , de
là eflr produit le plexus rénal , qui va
aux reins & capfules atrabilaires , en-
fuite eft formé le plexus mefanterique
qui accompagne les diftributions des
arteresmefanteriques,& va tant au me¬
fanterique qu’aux intelîins, & enfin fe
forme le plexus facré ou hipogaftrique’,
qui fe diftribue aux parties qui fe trou¬
vent renfermées dans le baffin.
La neuvième paire de nerfs du cerveau
appellée gulîatif, part des éminences
folivaires &Tort du crâne par les trous
qui fe rencontrent au-deffus des con-
dilles de l’occipital, trous auffi nommés
guftatifs,enfuite fe perd dans la fubftan-
ce 5e la langue, où elle Forme les ms^
melons pour l’organe du; goût, elle fe
perd auffi dans les mulcles ftcrnohyoi-
diefis 8c bronchiques,-8c dans la glande
timique; cette neuvième paire fe coiw
muniqueavec la branche delà cinquiè¬
me paire,qui Fe diftribue à la langue, Sc
avec les premiers nerfs vertébraux.
La dixième paire de nerfs du cerveau,
part de l'extremité pofterieure des émi¬
nences olivaires, entre l’occipital 6c la
première vertebre du col, pafle def-
fous les arteres vertébrales dans la gou-
tiere qui fe trouve derrière les apophi-
fes obliques fuperieures de la première
vertebre du Col, 6c fe diftribue aux:
mufcles obliques & extenfeurs de la cêr
te, 8c fe communique avec la première
paire vertébrale 8c le nerf intercoftal.
Des trente paires de nerfs qui partent,
delà moelle de l’épine.
La moelle de l’épine qui eft comme
en fçait la continuation de la moelle
allongée, ÔC qui prend ce nom entre
l’occipital 8c la première vertebre du
col,fe trouve logée le long du canal que
forment les vertebres réunis enfemble,8e
dans ce chemin. produit trente paires
<de nerfs qui, fortent parles trous qu’on
obferve entre la réunion de chaque
Vertebre latéralement 8c entre les apo^
phifes obliques , &c qui ont differens
noms,8c vont fe diftribuer en differentes
parties»
La première paire de nerfs de la moël#
le de l’épine font les fpinales qui par¬
tent de la partie latérale de la moelle de
l’épine,mentent de bas en haut,entrent
dans le crâne par le trou occipital 8c
par-deffous la moelle allongée,gagnent
la huitième paire avec laquelle elless’ac-
compagnent,pour enfuite fortirducrâne
avec elle , par la partie anterieure du
trou déchiré, après quoi elle quitte la
huitième paire 8c fe perd aumufcleftra-
pefe 8c au romboide ; dans ce chemin
le nerf fpinal, communique avec les
trois premières branches vertébrales»
De la partie latérale des vertèbres du
col partent de chaque côté fept bran¬
ches de nerfs appellées vertébrales 8c
fuivant quelques-uns cervicales.
La première paire de nerfs vertébrale
ou cervicale étant partie de la moelle
de l’épine paffe par le trou qui eft entre
la première vertebre du col 8c la fécon¬
dé 8c fe partage en deux branches, l’une
fe diftribue àlapartiepoftevieure de la
tête 5c fuperiéure du col, la fécondé s'a?
Xiaftemofe avec la huitième , neuvième
6c dixiéme paire , avec l’intercoftale 65
avec la deuxième cervicale ou verté¬
brale.
La deuxième paire de nerfs verté¬
brale ou cervicale après être fortte par
le trou qui eft entre la deuxième ôc troip-
fiéme vertebre du col ,-fe diftribue par
plufieurs branches à toutes les parties
du col, ôc fe communique avec la troi-
fiéme vertébrale.
La troifiéme paire de nerfs vertébrale
ou cervicale., après être fortie par le
trou qui eft entre la troifiéme ôc qua-
me vertebre du col * fe diftribue à la
peau du col, aux extenfeurs du ccl
de la tête ôc produit le nerf diaphrag-»
manque Ôc communiqué avec fa qua¬
trième cervicale.
La troifiéme paire vertébrale ayant
fourni le nerf diaphragmatique, autre¬
ment nommé fphreniqne , il defeend
dans la poitrine le long de la partie laté¬
rale ôc anterieure du péricarde jufqu’atf
diaphragme auquel ilfe diftribue.
La quatrième paire de nerfs vertébra¬
le ou cervicale après avoir paffé par lé
trou qui eft entre la quatrième 8c cin¬
quième vertebre du col fournit deÿ
tranches aux mufcles vdifins, & com¬
munique avec la cinquième vertebralé
8c le nerf diaphragmatique ou fphre-
hique.
La cinquième, fixiéme & feptiéme
paire denerfà vertébrales ôutervicales*
après avoir palïé entre la cinquième 8 c
fixiéme, fixiéme 8 c feptie'me, feptiéme
8 c première vertebre du dos,forment les
nerfs brachiaux qui vont fe diftribuer
aux extrémités fuperieures.
Les nerfs brachiaux qui font aufïï
formés par la première paire dorfâle
font au nombre de fixqui palTent par
la féparation du mufcle fcalene pour
fe rendre fous l’aiffelle;
Le premier cordon brachial defcend
le long de la partie interne dü bras à
côté du mufcle biceps, 8c gagne l’a- 4
Vant-bras pour fe perdre à la peau qui
fe recouvre.
Le deuxieme cordon brachial defcend
le long de la partie interne du bras,
étant parvenu au ply du bras defcend
tout le long de la partie anterieure de
l’avant-bras entre le mufcle fublime 8 è
profond en leur fourniffant des filets ;
arrivé au poignet pafle par-deffous le
ligament annulaire commun 8 c s’incli¬
ne dans lapaulme de la main , fe diftri*
fcue aux mufclesqui y font & aux doigts*
Le troifiéme cordon brachial defcend
le long de la partie interne du bras,paf-
fe par une goutiere qui eft à la partie
pofterieure du condille interne del’hu-
merus } defcend enfuite le long de la
partie interne du cubitus donnant dans
Ion chemin des filets à tous les mufcles,
& e'tant parvenu à la partie inferieure
du cubitus, fe partage en deux bran¬
ches , la première entre dans la paulme
de la main fe diftribuer au muîcle hy-
potenar& aux interoffeux, après avoir
paffé par la goutiere que l’os du carpe
qui eft hors de rang forme , fa fécondé
branche produit des filets quife difitri—
buent au doigt annulaire & petit doigt
& aux tegumens qui recouvrent le défi?
fus de la paulme de la main.
Le quatrième cordon brachial def¬
cend le long de la partie interne du bras
entre le biceps 8 c le eoracobrachial juf-
qu’à la partie moyenne d’où il paffe de
h partie interne à l’externe entre le long
8 c le court extenfeur, s’incline enfuite
vers la partie fuperieure de l’avant-bras
où il fe partage en deux branches ; la
première fe diftribue au long 8 c court
ïupinateur, 8 c aux extenfeurs des doigts
8 c du poignet, la fécondé defcend le
4 «
long du radius avec l’artere' radiale $£
dtant parvenu à la partie inférieure fe
perd aux tegumens qui recouvrent k
deffusde la main , le poulce , le doigt
ihdex , le dpigtdu milieu.
Le cinquième cordon brachial defcen,d
le long delà partie interne du bras ,
gagne fon pli pour fe diftribuer à la
peau qui recouvre l’avant-bras.
Enfin le fixie'me cordon brachial va de
la partie fuperieure 8c interne du bras à
la partie externe pour fe perdre dans
les mufclesdeltoid.es , fous épineux,
grand dorfal, grand„& petit rond.
De la partie latérale des vertébrés du
dos partent do„uze nerfs de chaque côté
aufquels on a donné le nom de dor-
faux.
La première paire de nerfs dorfale ç-
tant fortie par les trous qui font entre
la première & fécondé vertébré du dos,
remonte pour fe confondre avec la der¬
nière paire vertébrale ou cervicale , 8 e
aide par ce moyen à la formation des
nerfs brachiaux qui font expliquez ci-
deflus.
Les onze autres paires de nerfs dor-
fales après être (ortie parles trous qui
fontentre chaque vertebre du dos.pro-'
duifent des branches qui fe logent dans
les
les goutieres qui fe rencontrent à la par¬
tie inferieure & interne de chaque cô¬
te , toutes ces branches fe diftribueht
à la plèvre , aux naufeles intereoftaux,
à ceux qui recouvrent la poitrine , aüx
mufcles triangulaires.
Les demierespaires de nerfs dorfalés
fe communiquent avec les premièréS-
paires lombaires, &: les lombaires font
au nombre de cinq de chaque eôtéjqvti
partent des trous qu’on obferve entre
le corps des vertebes des lombes.
La première paire des nerfs lornbai-
res va fe diftribuer aux mufcles du bas-
ventre .; au péritoine ,• & à la peâu ; la
deuxième paire lombaire fe diftribue au
ferotum, àla verge & au pubis àd’hom-
roe , à la motte ou mont venus Si au*
grandes levres à la femme, & entre dans
la compofitiOn du nerf crural ; latroi-
fiéme & quatrième paire lot^baire ai¬
de à former avec letdeuxicme nerf cru-
ral anterieur & lenerf opturareur ap¬
pelle autrement crural polterieur.
Le nerf crural anterieur fort du ventrè’
par-delïous i’arcade des mufcles & par
defîbus le mufcle pfoas, après quoi ga¬
gne la partie fuperieure tk anterieure
P
delà cuifiè,s'accompagnant avec'Farte*
Te & veine crurale; là il fepartage en
plufieurs branches qui fe diftribuenr à
la peau qui recouvre la euifle , aux
glandes inguinales & aux mufcles de la
euifle & de la jambe, enfuite continue
fon chemin le long de la partie latérale
& interne de lajambe dans la graille en
accompagnant la veine faphene interne
& va lé perdre dans les tegumens qui
recouvrent le deflus du pied.
Le nerf crural poflerieur autrement
appelle opturateur entre dans le baflin,
pâlie par le trou oval au travers des
mufcles opturateurs étant accompagné
de l’artere & veine du même nom ; en
fortant il fe partage en plufieurs filets
qui fe diftribuent aux mufcles triceps;
& autres.
L acinquiéffiepaire lombaire commu¬
nique avec la première paire faerée , Ô£
•celle-là avec les cinq paires faerées qui
fe partagent chacune en deux branches;
les externes ou poflerieurs paflent par
les trous externes de l’os facrum & vont
fe diftribuer aux mufcles de l’épine, les
internes ou anterieurs fortent par les
trous internes & anterieurs de l’os fa¬
crum.
Les premières facrées avec la dernicre
lombaire s’anaftemofent enfcmble pour
former le nerffciatique , 8c les derniè¬
res facrées fe diftribuent aux mufcles
de l’anus, à la veffie ÔC à fon col, à U
matrice 8c à fon col, aux proftates, aux
veflicules feminaires, aux trompes de
Fallope, au clitoris s aux grandes lè¬
vres, à la verge 8c à fes mufcles,au fcro-
tum , 8c au periné.
Le nerf fciatique eft donc formé par
la derniere paire lombaire , 8c les pre¬
mières facrées, fortent du baflin en paf*
fant par l’échancrure qui eft à la 'partie
inferieure 8c pofterieure de l’os ileurrc,’
& par deiïous le mufcle pyramidal;à»fa
forcie il diftfibue des filets au releveur
8c fphinéler de l’anus 8c aux mufcles
feffiers , ,pafte enfuite par-deffous le
grand fefïjer fur les mufcles gemaux,
opturateur interne 8c quarré entre le
grand trocantcr 8c la tuberofité de l’os
ifchium, defcend enfuite le long de la
partie pofterieure de laeuiffe entre les
mufcles flechilfeurs de la jambe, où
étant parvenu à l’endroit du jarret fe
partage en deux cordons qui prennent
le nom de fciatique externe ou ante-
xieure, ôc interne ou pofterieure.
Le feiatique externe oQ anterieur,
defcend le long de la partie anterieure
du péroné ; & étant parvenu à la partie
inferieure,unedes branches qui le com-
pofenr, paf-fe par-deflus le Ligament an¬
nuitaire, l'autre par-deffous pour s’aller
perdre aux tegurpens qui recouvrent le
larfe , metatarfe, & les doigts» ,
Le. feiatique interné ou pofterieur
defcendle long de la partie pofterieure
du tibia en atcômpagnant l’artere ^ti¬
biale ,*.de même que le feiatique ante¬
rieur aGCômpagne l’artere furale,étant
parvenu à.la.partie inferieure ; unç
branche Vagàgnerle ddlus du pied pour
fe diftribuer à la peau qui le recouvre,-
& l’autre continue foj^chemin , paffe
par la fiinioficé de la’mgelle interne &
va fe diftribuer aux tegumens de la
plante du pied ôc à tous lesmufcles qui
rempliffent cette cavité.
Il faut obferver que le nerf feiatique'
depuis fon Commencement produit des
filets qui fe diftribuent à toutes les par-
ïies par où il paffe.
$?tn de VJngeologïe , de la circulation dtt
Jdng dans fie fœtus, & de U
, ■ . -Me vrslogtei* . ,